Publié par : Memento Mouloud | octobre 16, 2016

Marche des fiertés consuméristes v/s Marche néo-franquiste pour tous

Marquée par des hommages aux attentats d’Orlando et de Nice, la Gay Pride de Montpellier, sous un soleil invictus, a rassemblé samedi près de 10 000 personnes (3 000 selon la Police, 15 000 selon les organisateurs) d’après le Midi Libre mais 4.000 personnes pour France Bleu. Une affluence en baisse par rapport à l’année dernière. Initialement prévue mi-juillet, la Marche des Diversités Fierté Montpellier Pride (ou marche des diverses fiertés homosexuelles voire transgenres et fiers de l’être) avait été annulée mais réunissait ce samedi, 200 représentants des Pride de la planète, invités dans le cadre du Congrès Mondial. Car les pride sont fiers mais pas téméraires, ils laissent ça aux peshmergas kurdes ou aux commandos français perforés par des drones piégés dans un coin perdu de la frontière irakienne.

« Trop souvent la communauté LGBT est montrée du doigt », lance une participante à la Gay Pride qui se prend pour un collectif à deux jambes. Christophe arbore le drapeau arc-en-ciel, remarquable geste de résistance parmi d’autres gens fiers qui pensent tous fièrement la même chose. « Le quotidien reste parfois compliqué », reconnaît le Montpelliérain. « Des insultes, des réflexions. Pour beaucoup de gens, l’homosexualité est acceptable parce qu’on ne la voit pas. » Qui sont ces beaucoup et ces gens, mystère. « Nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir », déclare Vincent Boileau-Autin, président de Fierté Montpellier, et premier marié de France, en faisant allusion aux 39 marches et revendications des populations dites LGBT. « Il ne faut rien lâcher », lance le même dans une sorte de rhétorique ultra de la constipation. Rappelons qu’une moyenne de 667 mariages mensuels dits gais ont été célébrés en 2015, soit à peine plus de 3 % de l’ensemble des mariages. « Rien n’est jamais gagné. Nos acquis peuvent disparaître demain. C’est pour cela que nous devons aller encore plus loin dans notre combat » où Vincent dira qu’après-demain tout peut être soldé et qu’il faut aller encore plus loin, plus haut, plus fort dans la domestication consumériste de l’amour. D’ailleurs Rendez-vous était pris dès 19h au COXX, Cubix, Heaven et UP : ces 4 bars où les équipes (de bénévoles ?) recevaient pour les seuls Apéros Officiels de Clôture de la Pride 2016 ! Formidable

La Gay Pride s’est terminée place de la Comédie. Après quelques discours des organisateurs, une minute de silence a été respectée en hommage aux 49 victimes de l’attentat d’Orlando dans une sorte de parodie du tombés au champ d’honneur. Manquait l’oraison funèbre d’un Périclès arc-en-ciel. Quelques heures plutôt, les locaux de l’association Fierté Montpellier Pride, boulevard Pasteur, avaient été tagués dans la nuit de vendredi à samedi. Les membres de l’association avaient découvert deux inscriptions ce samedi matin : « Non à la PMA sans père » ainsi que le logo de la Manif pour tous, la fameuse phalange néo-franquiste pour la restauration des valeurs faisandées.

La porte-parole de La Manif pour tous Ludovine de La Rochère a beaucoup voyagé au cours des dernières années. Elle a notamment rencontré ses homologues en Croatie, en Allemagne, en Finlande, en Irlande. Elle n’a jamais évoqué la cohorte des prêtres pédophiles ou les financements baroques de la sainte église militante. Visiblement pour cette sorte de croisés salonnards il est acquis que l’église est une porcherie et qu’il faut en prendre acte. Mais que ce soit là-bas ou ailleurs, les acteurs de La Manif pour tous bénéficient de l’activité des réseaux catholiques. « On sait que le cardinal André XXIII et monseigneur Barbarin ont mis à disposition leurs réseaux lors des grandes manifestations contre la loi Taubira ». Ils étaient moins enclins à le faire pour soutenir les centaines (milliers ?) de victimes d’abus pastoraux.

La nébuleuse de La Manif pour tous bénéficie également du soutien de fondations américaines comme l’American Center for Law and Justice, qui a créé l’European Center for Law and Justice (ECLJ) basé à Strasbourg et, l’année suivante, le Slavic Center for Law and Justice (SCLJ), en vue de faire du lobbying sur les valeurs familiales et contre le « péché » de l’homosexualité. la National Organisation for Mariage (NOM) et son président Brian Brown – très actif aux États-Unis dans la lutte contre les unions de même sexe – ont aussi noué des liens étroits avec La Manif pour tous, dont les leaders ont été invités à Washington. La fondation Lejeune dont Ludovine de La Rochère est l’ancienne responsable de la communication, est aussi très active outre-Atlantique où elle a créé une antenne, l’agence de communication américaine Opus fidelis, dirigée par David Lejeune. Elle assure depuis les États-Unis des campagnes de propagande en faveur du programme national-lapiniste intégral.

Opus Fidelis semble, en outre, être particulièrement bien vue par le Vatican. En 2010, l’agence a remporté un appel d’offres lancé par la Fondation pour l’évangélisation des médias (FEM) initiée par Benoît XVI afin de créer le réseau de médias sociaux de l’Église catholique. La plateforme créée par David Lejeune, Aleteia.org, est bien entendu très active dans l’information sur le Mariage pour tous français.

Au début du mois de janvier 2013, l’agence prenait en charge l’organisation sur le web (créations de sites, de la newsletter…) d’une association baptisée Collectif pour la famille et le mariage (CFM), créée par Guillaume de Thieulloy, responsable des sites traditionalistes Nouvelles de France et Observatoire de la christianophobie, avec Béatrice Bourges, et l’ancien ministre de la défense Charles Millon.

Derrière cette organisation internationale, c’est le Vatican qui tire les ficelles. « Nous savons que NOM a souvent servi de faux nez – et obéit – à la conférence des évêques catholiques américains », explique David Cary Hart, auteur du blog The Slowly Boiled Frog, qui a particulièrement suivi le mouvement NOM et ses liens avec l’Opus Dei. Or « l’Opus Dei est la seule organisation catholique à dépendre directement du pape ». De son côté, NOM Exposed avait découvert, en janvier 2012, l’organisation d’une réception organisée au nom de l’archevêque de New York au profit de la branche américaine de l’ONG Fidesco. Or le président de cette association n’est autre que le PDG d’Opus Fidelis, David Lejeune.

Enfin, on peut remarquer que Fidesco est une ONG fondée en 1981 par la Communauté de l’Emmanuel, bien connue au sein du mouvement français de la Manif pour tous et dont l’histoire éclaire partiellement ces liens franco-américains. « Il s’agit d’un mouvement créé en 1976 sur les bases du “Renouveau charismatique”, un courant venu des États-Unis, qui a touché à la fois les églises catholiques, méthodistes ou évangéliques. Dans les années 1980, le Vatican va les canaliser et les utiliser dans le cadre de sa stratégie de reconquête. Ils vont ainsi prospérer en développant, notamment, des agences de communication, car ce sont des gens très modernes. » En effet,l’une des caractéristiques des 8 000 à 10 000 membres français de cette communauté est d’être « souvent des cadres supérieurs, dont beaucoup travaillent dans le secteur de l’internet ». Des cordicoles de droite, en résumé.

Il suffit en effet de jeter un coup d’œil à la liste des organisateurs et diverses associations membres du collectif Manif pour tous, pour constater une surreprésentation de la communauté de l’Emmanuel parmi les organisateurs, ainsi que leurs liens avec l’Opus Dei, la Fondation Lejeune et l’Église catholique. L’un des exemples les plus symboliques est sans doute Ludovine de la Rochère. C’est également un membre de la communauté, Jean-Baptiste Maillard, qui est à l’origine du site Homovox censé représenter les homosexuels au sein du mouvement. Parmi les autres organisateurs notables, on trouve également Élisabeth Montfort, rédactrice en chef de la revue de la communauté de l’Emmanuel, L’1nvisible.

Alexey Komov, directeur des affaires internationales de la fondation Saint-Basile le Grand, une des plus importantes associations caritatives orthodoxes, ne cache pas son soutien aux organisations qui, en Europe, protègent les « valeurs traditionnelles de la famille » illustrées par l’aviation russe bombardant hôpitaux et écoles à Alep.

Ambassadeur du Congrès mondial des familles, il a participé au congrès régional organisé ce vendredi 14 et samedi 16 octobre à Belgrade. Aux côtés de Brian Brown du NOM, une sorte de sainte alliance redivivus. Alexey Komov était il y a deux ans l’invité de marque de la Fédération des associations familiales catholiques lors d’une table ronde organisée sur le thème « Si tu veux la paix défend la famille ». Dans un entretien à un site russe, il expliquait que « la Russie est sans doute le seul pays parmi les plus grandes puissances du monde à avoir le courage, la détermination et la rigueur nécessaires pour protéger les valeurs de la famille ». Visiblement Alexey n’a toujours pas digéré le fait que la Russie n’est plus une grande puissance, ni compris qu’un pays gouverné par un autocrate transforme tout un chacun en un castrat gouvernemental. Également présent à Belgrade, le Français Fabrice Sorlin, représentant pour la France du Congrès mondial des familles. Créateur de Dies Irae, cet ancien candidat aux législatives du Front national est un proche de l’oligarque Konstantin Malofeev, au cœur de la danse du ventre du FN auprès de l’autocrate du kremlin. Le bonhomme en mousse à vodka est également président de la fondation Saint-Basile le Grand. Grande bienfaitrice de la nébuleuse de La Manif pour tous.

Midi Libre/ France Bleu /Montpelliergay /Mediapart / BAM


Responses

  1. « « valeurs traditionnelles de la famille » illustrées par l’aviation russe bombardant hôpitaux et écoles à Alep. »

    Vous êtes de mauvaise foi. Je ne crois que les forces rebelles soient considérées comme des alliés de la Russie. Même s’ils ont eux aussi des familles.

    • Je voulais dire par là, Daredevil que la Russie ne défend pas les valeurs de la famille (qu’il faudrait d’ailleurs définir préalablement) mais ses options stratégiques du moment qui ne sont pas celles de la France et qui, d’ailleurs, ne l’ont jamais été. L’alliance russe a toujours été une chimère, en 1890, en 1914, en 1917, en 1944 et aujourd’hui encore. J’ajouterai que vivre en état de sujétion et de minorité n’est pas exactement une valeur quelconque, du moins à mes yeux et je pense aux vôtres.

  2. Néo-franquiste… comme vous y allez !
    C’est prêter une qualité à LMPT qu’elle est loin d’avoir au vu de sa composition tellement éclectique (sachant qu’il y aussi des socialistes qui viennent avec nous !).
    Vous faites une généralité (ce qui en soi ne me dérange pas mais c’est autre chose lorsqu’elles sont faites par ceux combattant les raccourcis, les simplifications généralistes…) qui, il me semble, n’est pas dans vos habitudes… en même temps, le titre claque mieux !

    • Lebuchard, je reconnais le style lénifiant de l’Opus Dei. Pour la diversité du spectre de LMPT (pourquoi PT ?) , je crois que Trotski appelait ça les idiots utiles

      • J’ai toujours trouvé misérable l’attitude de mes contemporains consistant à qualifier d’extrémistes les gens ayant de fortes convictions comme l’Opus Dei et parfois capable d’user de la violence pour les défendre si nécessaire : finalement, aveu pathétique du manque de courage et constat affligeant de la tiédeur politique et/ou idéologique du troupeau asservi de la démocratie. Les résistants français étaient alors des extrémistes ??!!…
        Je trouve encore plus méprisable de ne rien dire (population, média, politicards minables de la gueuse) quand les actions violentes concernent les antifa et les FEMEN, et de traiter d’extrémistes dangereux les patriotes qui souvent ne font que riposter aux provocations.

        « PT » = « pour tous » n’est que de l’ironie pour bien montrer le ridicule de tout ce qui est « pour tous » aujourd’hui ! La médiathèque pour tous, le mariage pour tous, le bio pour tous… triste cet égalitarisme (très souvent au rabais) nivelant vers le bas.

        Pour finir, le collectif LMPT auquel je souscris (membre du LMPT48) n’existerait pas s’il n’y avait pas les vrais « idiots utiles » que sont les FEMEN, les lobbies LGBTQ (et oui, il faut maintenant ne pas oublier les queer au risque de finir en centre de rééducation…),… au service de monde désincarné globalisé à la Soros où règnent le relativisme et l’hédonisme des plus abjects.
        Les vrais idiots utiles sont ceux qui ne font que parler de « lutter pour la liberté » alors qu’ils ne veulent qu’obtenir le maximum de tolérance (pas dans le sens réel de ce terme mais dans l’acceptation, l’adhésion totale) à tous leurs caprices, toutes leurs déviances.

        Néo-franquiste… c’est trop d’honneur car la majorité de LMPT est trop timorée, trop dans le pardon, trop dans un catholicisme bien loin de l’Opus Dei (ce catholicisme mou du concile Vatican II).

      • Je précise que je suis agnostique mais si j’avais la foi, j’aurai tendance à me considérer comme paganiste.

      • j’aurais…

      • « Quant à ces hommes, ils allaient sans cuirasse, sauvages comme des chiens et des loups. Ils mordaient leurs boucliers et étaient forts comme des ours et des taureaux. Ils massacraient les hommes et ni le fer ni l’acier ne pouvaient rien contre eux. On appelait cela « fureur de berserkr » Or tout le monde n’est pas un berserkir Lebuchard, en outre si je considère les djihadistes comme des ennemis existentiels avec lesquels on ne discute pas, ce n’est pas le cas des militants LGBT même très obtus. Avec les premiers les seuls échanges possibles sont les balles des chargeurs, avec les seconds la parole est de mise, à moins que tout ne se réduise à des signalétiques muettes et à des choix décidés par la technosphère, dans le genre tout ce qui est techniquement possible et si possible payant doit être. En outre, les types de l’opus dei sont de vieilles fripouilles moralineuses qui m’ont toujours évoqué le grand Inquisiteur.

        Pour ce qui est de mes croyances Lebuchard, tout l’héritage indo-européen, grec et juif filtré par les scolastiques médiévaux, les humanistes et les libertins est mien, un jour je suis avec Ahura Mazda, un autre avec Artémis, un dernier avec Ezéchiel, j’aurais pu dire Indra, Dionysos ou Jésus

      • « Or tout le monde n’est pas un berserkir Lebuchard, »… bien d’accord !

        La diversité de mère nature le veut ainsi mais la société des hommes, plutôt que de donner comme modèle à toutes les jeunes générations des Jean-Paul Gautier, des Aymeric Caron ou des François Hollande ferait mieux de forger dans l’âme et dans le corps des Berserkers avec l’intelligence d’un Lavoisier ou d’un Sénèque !
        En tous les cas, tout faire pour tendre vers cela et ne pas expliquer à grand coup de propagande qu’il faut s’accepter tel que l’on est comme des générations de bambins ont pu entendre cet imbécile de poème « Je suis comme je suis » d’un auteur, Prévert, exagérément porté au pinacle.

        J’apprécie en tous les cas votre référence à ces personnages mythologiques, parmi mes favoris avec Hercule, Ulysse et Achille,
        que l’on retrouve chez un de mes auteurs préférés, Tolkien. Celui-ci m’ayant accompagné depuis mon adolescence (et ma période Dungeons & Dragons; mes années canadiennes), associé avec le mythe de la Table Ronde.
        Mon avatar n’est pas pris au hasard ! En même temps, n’ayant pas le physique de Légolas, j’ai toujours interprété dans ma jeunesse des guerriers chaotiques (rien à voir avec ma moralité réelle !).

        Pour finir là-dessus, je me suis toujours attaché à être le plus Berseker possible que ce soit sur un terrain de rugby (plus de 20 ans de pratique en Languedoc et une collection appréciable de cartons) ou sur un ring (j’ai toujours fait de la boxe en parallèle l’ayant pratiqué avant le rugby). J’ai failli, parfois, mais j’ai aussi souvent réussi à l’être un peu.
        Et j’enseigne cela à mon fils et mes filles, comme aux jeunes que j’ai entraîné aujourd’hui avec les notions de vaillance, de sacrifice, d’agressivité toujours associées avec la vision et l’intelligence du jeu (anticipation, adaptation, initiative,…).

        Longtemps j’ai vécu en milieu urbain et depuis bientôt 20 ans, j’évolue en milieu rural pour mon plus grand bonheur de ne plus croiser des tripotées d’hommes qui n’en sont pas, tant par le physique, la voix, l’allure que par leur état d’esprit.
        Et ce n’est sûrement pas avec ceux-ci ni avec vos interlocuteurs LGBTQ que vous pourrez faire face tranquillement aux djihadistes auxquels vous faites allusion…

        « …ce n’est pas le cas des militants LGBT même très obtus. Avec les premiers les seuls échanges possibles sont les balles des chargeurs, avec les seconds la parole est de mise »… je pense que vous vous méprenez. Si le jeu, démocratique et législatif, aidé par une décadence morale certaine des sociétés occidentales n’allaient pas dans le sens de leur communauté, les échanges changeraient de nature, c’est certain !
        Mais là, ils savent qu’en utilisant les médias et le monde artistique, les pressions politiques et financières pour avoir le droit de leur côté, ils n’ont pas besoin de chargeurs. Ils ont tout compris à l’Empire (cf. Muray) et Cordicopolis (d’où le nom de mon blog).

        « En outre, les types de l’opus dei sont de vieilles fripouilles moralineuses qui m’ont toujours évoqué le grand Inquisiteur. »… beaucoup le sont effectivement d’où la désaffection des catholiques pour leur religion. Par contre, le personnage de l’Inquisiteur comme Savonarole m’a toujours fasciné dans son côté « droit dans ses bottes », « garder le cap moral »,… il en est mort.

        Pour ce qui est des croyances, je vous laisse les étrangères (même si je les connais et qu’elles sont intéressantes) et celles passées par le prisme libertin (c’est mon côté Savonarole) qui n’aiguise absolument pas ma curiosité, ni mon intérêt.
        Je me contenterai des mythologies celtiques, gréco-romaine et médiévales.

        Si je vous raconte un peu ma vie (pour le reste, il y a mon « à propos » sur mon blog), c’est pour justifier mes écrits qui ne sont pas de la masturbation d’un imaginaire prolifique.
        D’ailleurs, un de ces quatre, j’envisage de sortir de mon anonymat…

        En tous les cas, le jour où je partirai, je veux que l’on puisse dire de moi, il a été un bon mari, un bon père, un homme vaillant et droit. Tout le reste (la réussite matérielle, professionnelle,…) est bien moins honorable.

        p.s. : je vous écris en écoutant « The far road » de Nick Cave et le reste de la bande-son, tout simplement fantastique (espérons pour nos enfants qu’ils ne vivent pas le type d’épreuve du film !… mais peut-être faudrait-il passer par là pour retrouver nos valeurs séculaires occidentales…).

      • Nick Cave, vous avez bon goût Lebuchard, pour ce qui est de votre admiration envers Savonarole, vous la partagez avec Machiavel, c’est une bonne compagnie mais je ne suis pas certain que ce soit pour les mêmes raisons encore que Machiavel puis Montesquieu après lui ont bien vu que la République ne peut pas exister sans virtu/vertu ce qui conduit à cette conclusion simple : nous ne sommes pas en république elle manque à la fois de ressort, d’énergie et de serments.

        Je tiens tout de même à éviter les malentendus, les libertins ont ceci de bien qu’ils n’entendaient pas faire de leur mode de vie une norme pour tous et chacun. Le prince de Conti, contemporain de Beaumarchais qu’il a soutenu, est mort sans confesseur, il n’en a pas fait étalage sur toutes les gazettes du royaume. Quant à Chamfort qui est l’héritier populiste des libertins du XVIIIème, sa lecture est à recommander, du moins je la recommande, ça apprend à écrire, lire et comprendre, beaucoup de choses en quelques fragments et aphorismes.

      • J’apprécie beaucoup Chamfort ! (le peu que je connaisse, c’est-à-dire ses aphorismes).
        Je l’ai déjà cité sur mon blog.
        « Il est plus facile de légaliser certaine chose que de les légitimer »… exactement ce que je pense des lois Pleven et Gayssot ou du mariage guignol.

      • Je ne crois pas que ce soit un mariage guignol, d’ailleurs aucun mariage ne l’est quand on passe le côté satire sociale. Le mariage c’est faire le serment qu’on sera fidèle à son désir et être fidèle à son désir est quelque chose de difficile sinon il n’y aurait pas un mariage sur deux qui s’achèverait dans le délitement et la discorde. Je vais vous citer un poète médiéval « Or il est temps que je dye/comment la grief maladie/commença qui pour amer/m’a fait souffrir maint amer ». Cette souffrance c’est celle de l’amour, c’est une loi qui vaut pour tous.

        Quant aux lois que vous citez, je ne vois pas le problème. Interdire de nier un crime qui va bien au-delà du meurtre me paraît légitime dès lors que cette négation se veut savante et donc véridique. Quand on transforme le mensonge en vérité il me semble qu’on nie le fondement même de toute société. Pour Poutine comme pour Badiou, le goulag est un détail de l’histoire russe (pour Badiou du communisme), j’en conclus que Poutine est un enculé (je sais le terme n’est pas politiquement correct mais il s’applique aussi à Badiou)

      • « Je ne crois pas que ce soit un mariage guignol, d’ailleurs aucun mariage ne l’est quand on passe le côté satire sociale »… Il existe divers mariages guignol, les mariages gris, les mariages à la Coluche/Le Luron et la mascarade des invertis.

        « Le mariage c’est faire le serment qu’on sera fidèle à son désir et être fidèle à son désir est quelque chose de difficile sinon il n’y aurait pas un mariage sur deux qui s’achèverait dans le délitement et la discorde »… le mariage est un serment, une promesse pour celui qui a une parole qui engage celui qui la prononce (là, nous revenons à ce dont nous parlions, je parle d’Hommes capables de faire des sacrifices pour leurs enfants, ceux qui n’ont qu’une parole ! Les autres, ne sont finalement que des esclaves au sens antique du terme et il y en a de plus en plus…). C’est une question de fidélité, certes, mais pas à son désir !! Là, on retrouve l’individualisme exacerbé de la modernité. Non ! Il s’agit d’être fidèle à des valeurs, à un idéal qui est celui d’une famille naturelle. Les sentiments vont avec mais l’un ne prime pas sur l’autre.
        S’il y a délitement et discorde, c’est parce qu’il n’existe plus que très peu d’Hommes et de Femmes mais beaucoup de grands enfants trop centrés sur leur petite personne plutôt que d’avoir une vision de leur société, leur peuple (vision qui passe en premier par la famille nucléaire).

        « Cette souffrance c’est celle de l’amour, c’est une loi qui vaut pour tous. »… cette mode du « pour tous » que je dénonçais aussi dans un commentaire précédent, vous me le resservez… et d’abord, comme l’écriviez pour la famille, il faudrait savoir ce qu’est l’amour !!! N’est-ce pas qu’une illusion un poil poétique pour définir plus simplement des stimuli nerveux et hormonaux, des informations neuronales et corticales au service des stratégies biologiques de la perpétuation de l’espèce ?… Si cet amour existe et qu’il es t si magique que cela, pourquoi serait-il renouvelable avec autant de femmes souvent très différentes ?… Et là, je ne parle bien évidemment depuis le début que des couples naturelles ! Je n’évoque même pas une seconde les duos d’invertis. Là aussi, pour s’accepter lorsque l’on est différent, il faut calquer à sa personne les comportements de la majorité normée. Il y a de l’amour chez les hétéro alors l’homo va se dire qu’il aime aussi et va en persuader son entourage et la planète entière. Mais ceci est aussi inconcevable pour moi que d’imaginer une personne disant aimer (d’amour, j’entends) sa voiture (il y a bien eu un mariage de la sorte dans le Gard !! tiens un autre mariage guignol !), son clébard ou sa mère.
        Tout n’est pas valable pour tous sans parler des invertis !
        Mais pour revenir à eux, mou sommes entièrement programmé génétiquement pour qu’un XY trouve une XX pour une reproduction sexuée qui permettra de se reproduire. Tout le reste n’est qu’anomalies (comme une personne stérile est une anomalie, comme un obèse ou un polydactyle correspond à des anomalies) et la normalisation de tels phénomènes relève de masturbation intellectuelle, de mensonges et du déni de réalité biologique NORMALE (dans la norme). Quand on ne représente que 3% de la population, il faudrait s’interroger plutôt que de modifier la perception réaliste des autres. Tout le problème de notre société moderne, est-ce l’individu qui doit faire l’effort de changer ou est-ce la société qui doit s’adapter ?… N’est-il pas déplorable de voir des associations (ils n’ont que ça à faire !!…) militer pour expliquer aux obèses américains qu’ils doivent s’accepter comme tel !!!… C’est criminel !
        Bref, je suis un tradi assumé, marié depuis 16 ans et en couple depuis 23 ans avec 3 enfants (et nous ne sommes pas religieux).
        Toutes les histoires des différents types de familles, de différents types d’orientations sexuelles,… ne sont que fadaises, balivernes pour que des personnes concernées se déchargent du travail qu’elles ont à faire sur elles-mêmes, c’est plus facile d’être normalisé.
        J’ai remarqué que plus une personne « lutte » pour la tolérance, plus en fait elle a des travers à faire accepter.

        Pour la fin de votre commentaire concernant les lois, je répondrai plus tard.

      • A mon avis Lebuchard vous ne pouvez pas défendre l’idée que nous sommes entièrement programmés génétiquement et celle qu’il existe des valeurs dont certaines appartiennent à toutes les sociétés et d’autres à chaque « tribu ». Si vous estimez que nous sommes programmés génétiquement vous devez en conclure qu’il n’existe pas de valeurs mais des instincts, qu’il n’y a donc aucune différence entre les hommes et les animaux et l’on se demandera pourquoi, de tous les animaux, l’homme est une espèce fabulatrice. Il ne me semble pas qu’aucune espèce animale possède quelque chose comme le logos, encore moins des récits, des mythes ou une mathématique. Je pense, pour ma part, que l’homme est indéterminé génétiquement et c’est là sa spécificité, l’individu varie plus que le type. Je distinguerai donc des lois (prohibition du mensonge, du meurtre et d’un certain type variable de mariage) et des coutumes. Les lois me paraissent intangibles, les coutumes arbitraires, donc variables selon les lieux et les « tribus », ce qui ne veut pas dire sans aucune valeur. On peut estimer que les coutumes doivent rester ce qu’elles sont, c’est la position traditionnaliste qu’elle soit cynique (je ne crois pas aux coutumes ni à leur valeur mais le peuple doit y croire donc ne touchons à rien) ou d’adhésion. Vous avez raison ce n’est pas la mienne

      • Je pense que vous ne m’avez pas bien lu, obnubilez par votre vision de la chose…
        Pour la programmation génétique, je ne l’envisageais qu’à propos de la question de genre, essentielle dans l’hypocrisie et le mensonge moderne; à savoir qu’un XY est un homme et XX est une femme, point barre. Qu’un XY qui se prend pour une femme (ou inversement) n’a rien de normal (comme si une chèvre se sentait cheval…) et qu’un homme avec ses chromosomes sexuels XY (et tous les autres autosomes qui concourent à l’établissement de glandes, de sécrétions, de comportements sexuels primaires et secondaires,… tout cela dans le but de trouver une femme XX pour procréer) s’il éprouve une attirance vers un XY, c’est qu’il y a une anomalie. C’est une évidence ! Elle (l’anomalie) peut être génétique ou psychologique (voire les deux ! puisque l’on sait très bien l’influence de l’environnement sur l’expression des gènes) et j’attends toujours que l’on me donne les preuves scientifiques, concrètes (résultats de laboratoires, thèses scientifiques basées sur le biologique, le psychologique,…) que les déviances quant à l’orientation sexuelle sont toutes normales !! (peut-être que bientôt,nous aurons droit à des scato-pride, des SM-pride,… ici, je penche plutôt pour des anomalies d’ordre psychique).
        Tout cela pour dire que lorsque l’on valide un mariage guignol, celui des invertis, en fait on entérine la normalité de ce type de duos, on approuve un mensonge qui a débuté dans les années 70 lorsque l’on a exclu l’homosexualité de la liste des désordres mentaux par… référendum !!! Une décision scientifique à mains levées !!! Soyons sérieux ! (cf. XY de l’identité masculine d’Élisabeth Badinter, Éd. Odile Jacob, p.235 où Pierre Thuillier pose le problème philosophique (?) des limites entre déviance et maladie….).
        Entendons-nous bien : que des adultes consentant aient des pratiques quelconques chez eux ne me pose aucun problème (je trouverai ça inapproprié, écoeurant,… mais tant que ce n’est pas exposé comme banal, comme possibilité normale dans la société et expliqué comme tel aux enfants en milieu scolaire, je n’ai rien à en dire). Personnellement, je rejette toutes les perversions humaines (SM, échangistes, homosexualité, bordage, prostitution, adultère, pédophilie,..).
        Ce qui m’exaspère, ce n’est pas la pratique en elle-même (bien qu’un homme ayant un organe érectile, prévu pour aller dans un orifice GÉNITAL féminin (la cavité), veuille l’insérer dans un orifice de sortie des excréments… étrange, non ?… le passif masculin devient la « cavité féminine »… non-sens) mais sa normalisation par des procédés dégueulasses qui sont les pressions des lobbies LGBT, le passage en force de lois qu’y ne passeraient pas par référendum populaire, la propagande en milieu scolaire et par les médias d’un mensonge institutionnalisé.
        Comme vous, je suis en quête de vérité et je déteste le mensonge (comme la négation de l’existence des races par pure idéologie).
        Valider le mariage guignol, outre les problèmes de filiation et de conséquences psychologiques sur les enfants, c’est valider le mensonge, c’est mettre au même plan un couple qui cimente par serment un engagement transcrit dans la chair par l’enfantement, et un duo stérile qui pour tromper son monde (et eux-mêmes) passeront par la GPA ou l’adoption pour simuler une normalité falsifiée.
        Vous comprenez ?…

        Pour en revenir à la programmation génétique, elle est une réalité mais elle n’est pas que cela chez l’humain. Bien entendu ! Et tout ce que vous écrivez ensuite dans ce sens, je ne le conteste pas mais notre cerveau élaboré par notre génétique qui est ensuite un formidable outil d’indépendance par rapport à notre réalité charnelle ne doit pas servir à la nier ou à s’en débarrasser.
        Faire des progrès, oui. Que nos découvertes, nos avancées soient au service d’élucubrations de minorités (quelles qu’elles soient) qui sont un déni de la réalité charnelle et génétique, NON !
        Par exemple, et pour changer de « cible », les avancées en chirurgie esthétique ne devraient pas servir une minorité (qui a du pognon) de femmes dérangées, qui ne s’acceptent pas, qui falsifient la réalité en se faisant tirer les peaux, mettre des implants,… (ce qui ouvre la voie au transhumanisme que je combattrai jusqu’à mon dernier souffle) : tout cela au service au final du mensonge ! Les uns faisant semblant de trouver réussies les sales tronches des recousues, les autres se persuadant qu’elles sont plus jolies qu’avant (avec leur bouche de canard…) : consternant.
        Cette société du spectacle permanent que dénonçait Debord me dégoûte, c’est l’hypocrisie du monde des artistes et des médias normalisée et montrée en exemple.

        L’homme n’est pas indéterminée génétiquement (il n’est pas non plus déterminé totalement par les gènes et encore, nous ne connaissons pas tout, notamment l’influence des zones non-codantes sur les codantes…mais nous avons cette marge de manoeuvre qu’est notre cerveau), vous faites erreur. Soyez persuadé qu’un type qui nait avec des capacités physiques certaines aura une destinée liée à celles-ci, que cette destinée soit sportive, militaire,… Celui qui aura l’aspect d’un rat de bibliothèque se destinera davantage vers des carrières intellectuelles. Il y a bien sûr des exceptions à tout cela mais elles confirment souvent la règle. La génétique a donc forcément une influence mais qui n’est pas totale et là, je vous rejoins sur notre spécificité. Cette dernière me permet de vous dire que je fais partie des spécistes d’ailleurs.

        Pour ce qui est de « Les lois me paraissent intangibles, les coutumes arbitraires, donc variables selon les lieux et les « tribus », ce qui ne veut pas dire sans aucune valeur. »… là aussi, je ne suis pas d’accord avec vous. Pas sur le fait que, moi aussi, je souhaiterais que les lois soient intangibles partout (mais là c’est de l’utopie) mais la réalité actuelle démontre le contraire.
        Les lois sont comme les coutumes, arbitraires et fonction des us et coutumes locaux. Dans tel endroit, le mariage avec une mineur sera accepté et ailleurs, non. L’inceste sera une pratique normale ici et une déviance ailleurs,… La polygamie sera légale ou non,…

        Vous rendez-vous compte que vous prônez une loi contre le mensonge ! C’est comme vouloir une loi contre les ouragans…
        Juridiquement, c’est une super usine à gaz en perspective !!!

        Pour finir, vous écrivez « je ne crois pas aux coutumes ni à leur valeur mais le peuple doit y croire donc ne touchons à rien » alors que deux lignes plus haut vous rédigiez le contraire « ce qui ne veut pas dire sans aucune valeur. »… les coutumes comme les rites ont une grande valeur de transmission, d’apprentissage,… comme les rituels qu’il faut mettre en place chez les tous-petits (avez-vous des enfants ? êtes-vous marié ? ceci expliquerait peut-être cela ?…) pour les structure (cf. Dolto, Halmos ou Naouri sans parler de Lévi-Strauss).
        J’ai ressenti du mépris dans vos écrits concernant le peuple et les traditions… elles sont pourtant sources de grandes émotions, d’élans fédérateurs au sein d’un peuple et de transmissions de savoirs.
        Puisque vous aimez De Pisan (et moi aussi), quid de la transmission de l’amour courtois qui ferait bien de réapparaître dans une société où les rapports homme/femme deviennent soient virtuels, soient vulgaires et bestiaux… l’amour courtois aurait dû être une tradition française à perpétuer, un savoir-être à donner en héritage mais quelques « rebelles » soi-disant indépendants, détachés des us et coutumes ont ringardisé tout cela, ils ont mis l’amour courtois à l’index sous prétexte de progrès, de modernité, de changement (c’est maintenant)…. Je préfère les traditionalistes aux autres qui se pensent, à tort souvent (pas tout le temps non plus), au-dessus de la mêlée et bien différents alors qu’ils sont juste à côté de leurs pompes. Là, je ne parle pas de vous forcément, je ne vous connais pas assez (c’est le problème des échanges sur le net…)

        Bon, je vous quitte car je dois un peu dormir pour pouvoir assurer tout le week-end (encadrement d’un stage de rugby des benjamins de mon club…le bénévolat a ses contraintes…).
        J’essaierai de répondre à vos autres commentaires si j’ai le temps.

        p.s. : je ne me suis pas relu donc s’il y a quelques fautes… désolé. Ensuite je n’ai pas de mépris pour les traditions, le discours que je déployais était celui du traditionnaliste cynique, celui de Maurras par exemple qui dans les faits était positiviste et athée, néo-classique dans ses goûts et très maniéré dans ses gestes

      • Je vous avais bien lu Lebuchard puisqu’il me semble que vous vous définissiez comme racialiste.

        En ce qui concerne votre développement sur les chromosomes XY qui seraient absolument déterminants dans l’orientation de notre désir, je n’en crois rien.

        D’une part, l’existence du mâle dans l’évolution des mammifères s’explique par le nombre de mutations délétères et l’absence de résistance aux parasites dans la reproduction asexuée. C’est un facteur darwinien comme un autre dans la sélection naturelle.

        Ensuite l’histoire du chromosome Y n’est pas établie bien qu’on sache que le nombre de gènes présents sur ce chromosome diminue au fur et à mesure que se développe la phylogénèse. On constate seulement que le chromosome Y dispose d’un centième des gènes de son homologue Y et la moitié d’entre cette soixantaine de gènes n’est pas présente sur l’homologue en question. Quant à l’existence de ces deux paires disparates, elle n’engendre pas, à elle seule, le processus de masculinisation. Le chromosome Y est porteur du gène SRY qui, entre la 5ème et 8ème semaine est impliqué dans le processus de différenciation des testicules. Il n’est pas le seul à l’être mais s’il ne se déploie pas, l’hormone AMH n’éliminera pas les canaux de Müller à partir de la 8ème semaine. Et je n’évoque pas le rôle des cellules de Leydig.

        En conclusion, la masculinisation a pour condition l’existence du chromosome Y mais ce n’est pas une condition suffisante, encore moins nécessaire. Je ne vois donc pas comment le chromosome Y serait déterminant dans notre conduite masculine, notre désir masculin ou notre façon d’être masculine.

        En effet la masculinité humaine est, à mes yeux, un processus culturel. Etre un homme n’a rien de strictement biologique sans quoi il n’existerait pas de sociétés et de familles où des jeunes hommes ont été élevés comme des filles, avec succès. Il n’y a pas de programmation génétique de ce que c’est qu’être un homme puisque cela varie selon les sociétés et cultures et non selon les gabarits. Georges Charpak n’était pas vraiment un gringalet et il était physicien.

        Quant à la nature de notre désir et à son objet, je ne vois pas bien à partir de quelle normalité définir ce qui est anormal en dehors des relations sexuelles parents/enfants et par extension adultes/enfants.

        Je sèche sur les facteurs qui font que certains sont homosexuels et d’autres non mais je ne vois pas à partir de quel critère on peut définir ce désir comme anormal ou contre-nature.
        PS : je suis comme vous, je vis en couple et j’ai un enfant

      • « En ce qui concerne votre développement sur les chromosomes XY qui seraient absolument déterminants dans l’orientation de notre désir, je n’en crois rien. « … la science n’est pas une histoire de croyance, ce sont des faits à un instant t qui peuvent parfois changer avec de nouvelles découvertes mais à cet instant t, on sait ou on ne sait pas mais il n’y a pas de « je ne crois pas »…
        Le but de toute espèce est de se reproduire, de survivre et pour cela, notre patrimoine génétique est là pour réaliser une reproduction sexuée avec un mâle et une femelle, et RIEN D’AUTRE !!! (donc tout autre type d’union est contre-nature bien évidemment !!! il n’y a pas à s’interroger là-dessus !! « Je sèche sur les facteurs qui font que certains sont homosexuels et d’autres non mais je ne vois pas à partir de quel critère on peut définir ce désir comme anormal ou contre-nature. »… franchement !!!)
        Vous ne pouvez pas aller contre cela bon sang !
        Et ne me parlez pas de désir ici ! Ce mot dans ce cas là devait être remplacer par un mot plus pragmatique : excitation et celle-ci n’est là que pour améliorer et faciliter l’accouplement pour l’insémination !!
        Comment peut-on baratiner après sur un désir homosexuel, scatophile, zoophile, ou je ne sais quoi encore ??!!!…

        Ensuite, je ne sais pas si vous le faites exprès mais vous savez très bien que je ne vais pas faire un cours de bio dans un commentaire (déjà qu’il sont assez longs !) et donc, bien évidemment, je vais au plus simple dans l’expression de mon argumentation et lorsque je prends pour référence de la masculinisation la paire d’hétérosomes (et le chrom. Y par conséquent), c’est pour aller à l’essentiel ! Tout de même…
        Il est certain qu’il n’y a pas que le chrom. Y dans ce processus mais sa présence (comme aussi celles des histones ou, je le répète, des zones non-codantes encore très mal connues) a une influence indéniable sur l’expression de la masculinité et même sur des gènes autosomiques que nous pouvons avoir en commun avec un individu femelle !!

        « D’une part, l’existence du mâle dans l’évolution des mammifères s’explique par le nombre de mutations délétères et l’absence de résistance aux parasites dans la reproduction asexuée. C’est un facteur darwinien comme un autre dans la sélection naturelle. »… comme pour l’existence de la femelle ! et alors ??…
        Ceci n’est en rien un argument sur le fait que le porteur XY est prévu pour une mission avec des aptitudes liées à celle-ci et celle qui porte les XX, prévue pour la même mission mais avec des aptitudes différentes complémentaires.

        « Quant à l’existence de ces deux paires disparates, elle n’engendre pas, à elle seule, le processus de masculinisation. Le chromosome Y est porteur du gène SRY qui, entre la 5ème et 8ème semaine est impliqué dans le processus de différenciation des testicules. Il n’est pas le seul à l’être mais s’il ne se déploie pas, l’hormone AMH n’éliminera pas les canaux de Müller à partir de la 8ème semaine. Et je n’évoque pas le rôle des cellules de Leydig.
        En conclusion, la masculinisation a pour condition l’existence du chromosome Y mais ce n’est pas une condition suffisante, encore moins nécessaire. »… là, je suis tout de même abasourdi ! Vous venez à l’instant de donner un excellent exemple de l’influence primordiale de l’expression du chrom. Y et du gène SRY… en quoi, ce ne serait pas un condition suffisante ???..
        Enlever le chrom. Y et vous verrez si vous obtenez un mâle !!… Bien évidemment, que c’est un condition NÉCESSAIRE !!!
        Vous n’avez pas dû faire d’études scientifiques et je ne vais pas vous réécrire mes cours de reproduction ou de génétique qui m’ont été dispensés durant mon cursus universitaire mais je vous invite à lire les bouquins de Humeau, Rossignol, Beaumont et Cassier… (entre autres) et d’éviter les travaux ridicules de scientifiques idéologues.
        Pour en revenir à la biologie, il n’y a qu’à constater l’expression des phénotypes des malades atteint du syndrome de Turner XO : ils sont tous féminins !!! Pas de chrom. Y…
        N’allez pas me dire que vous n’y « croyez » pas là !!!
        Toutes les maladies chromosomiques type Turner, Klinefelter,… démontrent l’importance fondamentale de la présence des chromosomes sexuels !!!
        Comment pouvez-vous écrire l’inverse ??…
        Comment peut-on aller contre toutes les découvertes sur les chrom. sexuels et les études sur l’hérédité liée au sexe ??…
        Êtes-vous sûr d’être du côté de la vérité ? ou plutôt de la propagande ?… Cette dernière n’étant basée que sur des argumentations fausses et mensongères pour justifier les Butler, Fourest, Foucault, et consorts.
        En effet, comment peut-on écrire « je ne vois donc pas comment le chromosome Y serait déterminant dans notre conduite masculine, notre désir masculin ou notre façon d’être masculine » ??!!… La présence de ce chrom. (mais pas seulement, il est vrai) associé à d’autres phénomènes physiologiques (d’origine génétique forcément) entraîne la mise en place d’une différenciation sexuelle incontestable avec une batterie de cellules (Sertoli pour la différenciation gonadique par l’AMH mais aussi par l’ABP et les androgènes, Leydig pour la synthèse de la testostérone,…), de glandes qui développent des COMPORTEMENTS SEXUELS typiques et caractéristiques pour chacun des sexes !!!
        La masculinité est liée à toutes ces interactions. Ces hormones feront que la mâle sera plus violent que la femelle, sera dans le combat pour assurer sa position de reproducteur alors que la femelle avec sa progestérone et ses oestrogènes sera dans d’autres dispositions typiquement féminines. Rien de culturel là dedans !
        Vous ne pouvez pas nier cela aussi !!!

        Être un homme ou une femme est le résultat de l’expression de gènes, d’influences des uns sur les autres, c’est un phénomène complexe mais on ne peut nier que la masculinité ou la féminité ne sont pas d’origine biologique donc génétique !!! C’est aberrant et invraisemblable de dire l’inverse !!!
        Bien entendu, la culture a une influence ensuite sur l’expression exagérée ou l’inhibition de ces phénomènes mais un homme naturellement n’aura jamais un comportement féminin à moins d’être malade, d’avoir une anomalie génétique ou d’avoir été élevé dans un milieu favorisant cela.

        « En effet la masculinité humaine est, à mes yeux, un processus culturel. Etre un homme n’a rien de strictement biologique sans quoi il n’existerait pas de sociétés et de familles où des jeunes hommes ont été élevés comme des filles, avec succès. »… à vos yeux ne veut pas dire que c’est une réalité. Rien de scientifique là dedans.
        être un homme n’est pas que biologique, je suis d’accord mais on ne peut nier à moins de mauvaise foi son importance capitale.
        Pour le succès dont vous parlez, prouvez le moi qu’il s’agit d’un succès ! Je connais une personne qui a été élevé dans les années 50 ainsi avec cheveux longs, habits de fille, jouets de filles et il est devenu homosexuel !!! Quelle succès… Votre affirmation du succès d’une telle entreprise est péremptoire.

        « Il n’y a pas de programmation génétique de ce que c’est qu’être un homme puisque cela varie selon les sociétés et cultures et non selon les gabarits. Georges Charpak n’était pas vraiment un gringalet et il était physicien. « … là encore, vous mélangez tout ou alors vous n’avez pas bien compris ce que j’ai écrit (ou je l’ai mal écrit…).
        Il y a une programmation génétique de la masculinité, du fait d’être un homme phénotypiquement parlant (le comportement en fait partie).
        Que la masculinité soit exacerbée ou réfrénée selon les cultures ou les gabarits, c’est un fait mais cela ne contredit en rien que la masculinité naturelle est biologique et programmée. La violence, les guerres sont typiquement masculin. L’histoire de l’humanité nous le montre (il y a eu des exceptions qui confirment la règle).
        Charpak n’était pas un gringalet mais ce n’était pas un guerrier (et là aussi, vous me prenez une exception parmi quelques unes. Voyez Anatole France, Houellebecq, Monod, Lavoisier,… n’étaient ou ne sont pas des forces de la nature, des guerriers en puissance !).

        « Quant à la nature de notre désir et à son objet, je ne vois pas bien à partir de quelle normalité définir ce qui est anormal en dehors des relations sexuelles parents/enfants et par extension adultes/enfants. »… tout est courbe de Gauss, la normalité est ce qui est dans le corps de la courbe et l’anormalité dans les extrémités.
        Sinon, il y a les proportions qui sont « parlantes » : l’homosexualité représente 3% de la sexualité et l’hétérosexualité 97% (je simplifie un peu là aussi) donc le camp de la normalité paraît évidente !

        P.S. : comme moi, pas tout à fait… j’ai trois enfants (et marié depuis 16 ans avec la même femme rencontrée il y a 22 ans). Mais qu’en vous écrivez « en couple », c’est selon l’usage correct de ce terme ou son usage dévoyé ?? c’est-à-dire dire en couple avec une femme ou en duo avec un homme ? et l’enfant est-il de la même mère ? (voire obtenu par GPA, PMA ?)… différences fondamentales !
        Accessoirement, je suis professeur de biologie et de biochimie…

      • Lebuchard je vous réponds :

        « Le but de toute espèce est de se reproduire, de survivre et pour cela, notre patrimoine génétique est là pour réaliser une reproduction sexuée avec un mâle et une femelle, et RIEN D’AUTRE !!! »

        Je vous parle d’individu ou de lignées vous me parlez d’espèce et puisque vous êtes biologiste vous savez parfaitement que certaines espèces animales ou autres n’ont pas de reproduction sexuée. Je ne pense pas que la reproduction soit pour un individu et encore plus pour un homme (en tant qu’être sexué) un but ; ce que transmet un homme ce n’est pas un patrimoine génétique (je vous rappelle qu’il n’est pas tout seul) mais un nom et ce qui va avec. Ensuite il n’y aucune espèce de sexualité dans la pérennité des institutions donc des entités « morales ». Vous pouvez chercher longuement dans le règne animal, vous ne trouverez rien qui ressemble à une firme ou une église.

        « Et ne me parlez pas de désir ici ! Ce mot dans ce cas là devait être remplacer par un mot plus pragmatique : excitation et celle-ci n’est là que pour améliorer et faciliter l’accouplement pour l’insémination !!Comment peut-on baratiner après sur un désir homosexuel, scatophile, zoophile, ou je ne sais quoi encore ??!!! »

        Le désir n’est pas l’excitation, le désir s’appuie sur un manque constitutif, l’excitation relève d’un schème sensori-moteur, c’est autre chose. Ensuite compte tenu de l’extension du domaine de la PMA, il y a visiblement un découplage entre la reproduction et l’excitation, il n’y en a pas entre le désir et la même reproduction. Ensuite à part votre dégoût personnel pour l’homosexualité, quel rapport entre celle-ci et la zoophilie ? Quant aux scatophiles vous en trouverez chez les hétéros. Vous en aviez même à l’Elysée comme garde du corps.

        « Vous n’avez pas dû faire d’études scientifiques et je ne vais pas vous réécrire mes cours de reproduction ou de génétique qui m’ont été dispensés durant mon cursus universitaire mais je vous invite à lire les bouquins de Humeau, Rossignol, Beaumont et Cassier… (entre autres) et d’éviter les travaux ridicules de scientifiques idéologues. »

        Je ne sais pas ce que vous entendez par études scientifiques, j’ai une formation en linguistique et très honnêtement la phonologie est particulièrement aride et formaliste, sans même évoquer la logique mais passons. J’ai aussi une formation dans le domaine des savoirs historiques et la précision d’un historien s’acquiert par un travail patient et des méthodes critiques qui ont précédé l’émergence de la science, c’est-à-dire celle de la physique mathématique. Enfin pour être franc, « avoir » une formation scientifique n’a jamais empêché les errements et les charlataneries, de plus si celle-ci n’est pas engagée dans une recherche, elle s’étiole comme toute formation « littéraire »

        En ce qui concerne le chromosome Y, je ne vois pas en quoi ma position bougerait c’est une condition nécessaire mais pas suffisante de la masculinité. Ce que je constate historiquement c’est qu’il est possible par la castration symbolique ou non de transformer un homme biologiquement homme en femme, le contraire ne l’est pas. Vous pouvez toujours ajuster hormonalement une barbe à une femme et lui greffer un phallus quelconque vous aurez toujours une femme avec des appendices ou une femme en transformation vers je ne sais quoi, ce qui se dit transgenre mais pas un homme.

        J’en conclus donc que la question du Phallus est primordiale chez l’homme, l’anatomie prime. Mais rien de tout cela n’explique l’homosexualité

      • Comme d’ordinaire, je me me suis pas relu après avoir tapé le comm. à vive allure avant de passer à table donc désolé s’il y’a des fautes de frappe ou d’orthographe.

        J’admets par moment avoir eu une « écriture énervée », c’est mon tempérament mais j’aurai tendance à m’emporter quand je dois expliquer certaines évidences face à ce que je considère être un discours ressemblant fortement à l’idéologie contemporaine consistant à minimiser voire à nier l’implication du biologique sur nos comportements afin de justifier des théories fumeuses pseudo-scientifiques sur lesquelles se basent des mouvements comme le féminisme, l’anti-racisme, le LGBTisme,…

        Nature/Culutue, pourquoi les opposer, les faire s’affronter ? Ils sont complémentaires, l’un ne doit pas nier l’autre mais il faut reconnaître que la base est naturelle puis vient la culture. Essayer de sortir un concept tordu pour renverser ce principe est pervers (tout à fait logique et rien de surprenant venant de mouvements cités précédemment !).

        Je n’ai aucunement l’intention de vous persuader de quoi que ce soit (et j’arrêterai là ce fil de discussion), voyant que vous êtes bien ancré dans une vision du monde conforme à la propagande émergée il y a une soixantaine d’années.

        Le boulot réalisé par Barthes, De Beauvoir, Foucault, Sartre,… en France et les Mead, Scott et Butler,.. aux USA (aidés en cela par un monde médiatique et artistique perverti, par des méthodes de propagande plus efficaces cf. conférence Macy,…) a porté ses fruits en désorientant un sacré paquet de générations. Tous ces « intellectuels » ont défendu des théories tordues à l’image de leur vie de traumatisés, de leur vie dissolue.
        Ils ont mis la pensée, l’intelligence au service de leurs causes personnelles d’instables (ils ont tous été soit des invertis parfois suicidaires, soit des bisexuels, soit des divorcés-remariés, soit des orphelins d’un des parents,… forcément, on ne peut QUE vouloir adapter la réalité, quite à la transformer, à la sienne en lui donnant la consistance de la philosophie ou de la science !!! misérable !).
        Ce sont tous ces toqués du ciboulot que de trop nombreuses personnes ont pris et prennent en exemple car il est plus facile de se dire « je suis normal, il y a des études ou des penseurs reconnus qui le disent » plutôt que de creuser dans son fort intérieur et de régler les problèmes de son vécu qui ont façonné votre personnalité.

        Je l’ai déjà écrit : plus une personne lutte pour la tolérance, l’ouverture d’esprit (les mots magiques modernes), plus cette personne a de perversions, de vices à faire accepter.

      • Aucun problème Lebuchard, je suis né dans le Gers et comme vous le savez, les gascons ne sont pas connus pour leur flegme.

        En revanche, je crois exactement l’opposé de ce que vous dîtes, la modernité se caractérise par un discours biologisant. La base d’un être humain, je ne vois pas bien ce que c’est à moins d’affirmer que l’homme avec son cerveau démesuré échappe largement à la loi de perpétuation des espèces pour lui substituer sa perpétuation en tant qu’individu, membre d’une lignée. Fonder une famille ce n’est pas se reproduire biologiquement, être français ce n’est pas appartenir à une termitière, un groupe de bonobos ou une meute.

        Vous mélangez tout. L’œuvre de Sartre n’est pas celle de Simone de Beauvoir et les deux sont parfaitement antithétiques avec celles de Roland Barthes ou de Michel Foucault. Quant à aligner Margaret Mead sur Scott ou Butler cela prouve et je suis désolé de vous le dire que vous ne les connaissez que par ouï-dire.

        Himmler était un taré cela ne l’empêchait pas d’être un bon père de famille (c’est nettement différent pour Goebbels tout aussi taré mais qui a pris la décision de liquider toutes ses filles), Staline était plus que pervers dans tous les domaines mais il n’était pas homosexuel. Ce qui m’importe dans le fait d’être père c’est ce que je transmets à mes enfants, c’est-à-dire justement une culture (un répertoire de gestes, de manières d’être et d’agir, de rites et d’œuvres)

  3. « Quant aux lois que vous citez, je ne vois pas le problème. »… bien sûr qu’elles posent le problème de la libre expression et des vérités d’État (cf. Pierre Vidal-Naquet). Le racisme n’est pas un délit pour moi, il est une façon de voir le monde (à laquelle je n’adhère pas, je me qualifierais plutôt de racialiste s’il faut mettre une étiquette). Tout le monde exclut des personnes, la discrimination est le principe même du libre choix, de la liberté fondamentale. Doit-on faire une loi contre l’anti-snobisme ?… Doit-on me condamner parce que j’exclue de mon entourage les prétentieux, les mythomanes,… ? J’ai exclue plusieurs jeunes filles en choisissant ma moitié… et alors ?
    Comment peut-on juger des intentions et pas des faits !!! Justice politique !
    Le droit romain était bien plus pragmatique et juste…

    Condamner l’incitation à la haine n’est rien d’autre qu’un étouffoir à protestations !!!
    Lorsque les CGTistes ou autres gauchistes hurlent contre les profiteurs libéraux, traitent tous les patrons de voyous,.. n’y a-t-il pas un appel à la haine ?!!! sont-ils jugés et condamnés pour cela ?… non !
    Lorsque des habitants, exaspérés par une situation hallucinante comme celle de Calais,lorsque des locaux, des autochtones crient qu’ils en ont ras-le-bol de ce changement radical de leur cadre de vie, qu’il y en as ras-le-bol des clandos,… là, ce serait condamnable à cause de ces lois liberticides ??… Honteux !

    Quant aux lois mémoriels… à quand une loi contre la négation ou la dissimulation dans les programmes scolaires du génocide vendéen par exemple ?… ridicule.
    Un évènement, une loi ?
    Un caprice d’une minorité, une loi ?
    Voyons !!!
    Ce qui pour moi est condamnable, c’est d’aller défoncer un type parce qu’il est noir ou homosexuel mais il n’y ici AUCUNE circonstances aggravantes, il s’agit de la même violence que celle subie par un riche qui se fait lyncher parce qu’il a du pognon ou une femme qui se fait tabassée par jalousie !!!
    Il est inacceptable qu’il y est des lois d’exception pour des minorités qui, seulement en ce moment, ont les appuis politiques avec elles.
    Les mêmes qui se votent des lois d’amnistie votent pour le mariage guignol… profitez, profitez… et après, on vous dit la loi, c’est la loi…. Pouvoir législatif et justice pourrie, orientée, partiale !
    Attention au retour de bâton qui fera très mal car à force de trop en demander, on énerve même les plus à l’écoute !

    « Interdire de nier un crime qui va bien au-delà du meurtre me paraît légitime dès lors que cette négation se veut savante et donc véridique. »… et alors ?
    s’il y a des cons qui croient en ces théories ?… et puis ?… Les informations, les vraies, les réalistes et plausibles sont toujours les plus crédibles et n’ont pas besoin d’être défendues autrement que par elles-mêmes ! Elles vaincront toujours !
    Pas besoin de lois qui renforcent l’idée de complot chez les méfiants, les sceptiques.
    Quelque chose qui est sensé, qui tient du bon sens n’a pas besoin d’être asséné par camp de rééducation mentale ou par une batterie de lois.
    Lorsque l’on passe par ce type de procédés (multiplication des lois), c’est que c’est louche, qu’il y a quelque chose à faire gober par la force !

    « Quand on transforme le mensonge en vérité il me semble qu’on nie le fondement même de toute société. »… je suis entièrement d’accord avec cela ! C’est exactement ce que font les lobbies LGBT, les associations antiracistes (aidés par certains scientifiques idéologues) niant l’existence des races ou les associations féministes expliquant qu’une femme est l’équivalent de l’homme pour tout !!!…

    Pour Poutine comme pour Badiou, le goulag est un détail de l’histoire russe (pour Badiou du communisme), j’en conclus que Poutine est un enculé (je sais le terme n’est pas politiquement correct mais il s’applique aussi à Badiou)… le terme utilisé ne me dérange pas une seconde puisqu’il est tout à fait explicite. Un homme, normalement, pénètre et ne se fait pas pénétré, s’il l’est ce n’est logiquement plus vraiment un homme… Pour Badiou, je vous suis car tous ses écrits le prouve. Pour Poutine, je ne suis pas d’accord car bien qu’il ne soit pas parfait, c’est un Homme donc pas un enculé.
    Pour ce qui est de l’histoire du détail comme pour Jean-Marie, tout est question de repères. Détail par rapport à quoi dans l’histoire ? comparent-ils les goulags (environ 1,5 millions de morts) à l’Holodomor (environ 3,5 millions de morts en moyenne) ? à d’autres faits historiques d’une portée bien plus grande ?…

    • Pour ce qui est du racialisme, cela suppose plusieurs choses. Est racialiste celui qui pense :

      1 Qu’il existe des races
      2 Que l’appartenance à une race détermine entièrement l’existence d’un individu ainsi que sa manière de catégoriser et de penser
      3 que la communication entre les races est donc impossible
      4 que certaines races sont supérieures à d’autres

      Sur le point 1, la discussion est possible puisque les asiatiques et les européens sont métissés avec les néandertaliens mais pas les africains ou les mélanésiens
      Sur les points 2, 3 et 4, il me semble que l’Histoire prouve le contraire. J’en conclus donc que la position racialiste n’est pas tenable. Le problème c’est que la législation dite antiraciste en France interdit l’expression publique d’un seul racialisme, celui des blancs, mais qu’il autorise et même rend licite tous les autres racialismes. C’est en cela que l’antiracisme est une foutaise.
      Pour ce qui est du génocide juif, ce n’est pas l’idée qu’il s’agisse d’un point de détail qui est répréhensible, après tout même si Jean-Marie Le Pen a tort (ce que je crois et pense) jusque là, il ne nie pas l’existence de cette extermination, c’est la négation même de cette extermination qui doit être combattue par la loi. Exactement comme il faudrait démettre tout enseignant qui prétendrait que Napoléon n’a jamais existé ou que les massacres en Vendée sont un épiphénomène de l’histoire de la révolution française

      • « Est racialiste celui qui pense : »… c’est vous qui le dites ! Certaines de vos hypothèses sur le racialisme sont erronées.

        « 1 Qu’il existe des races »… bien entendu. Quelle discussion ?… Celle du sexe des anges ?…

        « 2 Que l’appartenance à une race détermine entièrement l’existence d’un individu ainsi que sa manière de catégoriser et de penser
        3 que la communication entre les races est donc impossible »… PAS DU TOUT !
        L’appartenance à une race est défini par des critères issus d’une longue évolution d’individus adaptés à un certain type de territoires . Ces critères phénotypiques n’ont pas forcément un lien avec la manière de penser de ces individus !!… quelle idée de poser cela de façon dogmatique ?…
        pourquoi la communication entre les races serait impossible ??!!!… par quel mystère, des individus ne pourraient pas échanger entre eux leurs idées, leurs façons de faire bien qu’appartenant à des races différentes ? Là encore, c’est vous qui posez de façon arbitraire ce point 3 ! Être racialiste n’implique aucunement le rejet des autres races. Ceci serait du racisme… c’est autre chose.

        « 4 que certaines races sont supérieures à d’autres »… il faudrait préciser « dans certains domaines ». Mais qui peut contester que le microscope, le tank, l’imprimerie,.. sont des découvertes occidentales des blancs et pas des africains ou des amérindiens ??…. Ceci ne voulant pas dire que si certaines races sont mises dans de bonnes conditions d’apprentissage et d’émulation corticale, elles n’arriveront à rien !! La nature peut évoluer, la plasticité du cerveau est connue mais chacun évolue à sa vitesse.

        « Sur les points 2, 3 et 4, il me semble que l’Histoire prouve le contraire. J’en conclus donc que la position racialiste n’est pas tenable. »… votre conclusion est exacte avec vos hypothèses du début mais comme elles sont inexactes, votre conclusion l’est aussi.

        « Le problème c’est que la législation dite antiraciste en France interdit l’expression publique d’un seul racialisme, celui des blancs, mais qu’il autorise et même rend licite tous les autres racialismes. C’est en cela que l’antiracisme est une foutaise. »… ah ENFIN un point de total accord ! Rien à redire, vous avez raison. L’injustice de l’anti-racisme est patente.

        « Pour ce qui est du génocide juif, ce n’est pas l’idée qu’il s’agisse d’un point de détail qui est répréhensible, après tout même si Jean-Marie Le Pen a tort (ce que je crois et pense) jusque là »… surtout que le point de détail était à propos des chambres à gaz et pas du génocide juif. Malgré tout, je serai aussi d’accord avec vous là dessus même si je ne m’interdis pas de m’interroger sur leur réelle utilisation… (rien à voir avec un quelconque antisémitisme, mon père étant juif).

        « c’est la négation même de cette extermination qui doit être combattue par la loi. »… je ne suis plus d’accord ! On ne condamne pas une personne pour ses idées même fausses, même mensongères. Il faudrait une loi contre le créationnisme ? il faudrait une loi contre les « gender studies » ? Il faudrait une loi contre l’hypothèse d’un foyer unique africain de l’humanité ?… Voyons…
        Les mensonges se combattent par l’information et l’éducation.

        « Exactement comme il faudrait démettre tout enseignant qui prétendrait que Napoléon n’a jamais existé ou que les massacres en Vendée sont un épiphénomène de l’histoire de la révolution française »… là par contre, je suis entièrement d’accord avec vous et cela n’a rien à voir avec votre phrase précédente concernant une quelconque loi.
        En effet, l’enseignant a un devoir de neutralité et doit se référer à un programme faisant consensus. S’il enseigne autre chose soit par incompétence, soit par idéologie alors il doit être viré.
        Par contre, un enseignant en biologie qui parlerait du darwinisme (j’en suis un adepte) et qui pour être complet sur le chapitre, aborderait le créationnisme (ce que j’ai déjà fait), ne me choquerait pas du tout. Au contraire, le rôle de l’enseignant est de donner tous les outils, toutes les informations à l’apprenant pour qu’il fasse sa propre opinion, qu’il fasse sien le savoir. Pour se faire, l’enseignant doit aborder toutes les sensibilités dans tous les domaines (ainsi, je ne serai pas contre d’aborder les « études de genre » en classe mais plutôt à un niveau scolaire élevé et après avoir bien intégré la réalité biologique de la différenciation sexuée).

      • L’existence de races n’est pas admise par la plupart des biologistes et vous le savez parfaitement. Ensuite l’homme n’est pas adapté à un territoire, il est intégré à un système technologique et à des paysages ruraux et urbains. Les seconds se transformant à une vitesse qui n’a aucune mesure avec les premiers.

        Pour le reste on n’échange rien du tout avec des inférieurs, on les domine ou on les transforme en objets. L’homme est ainsi fait qu’il ne respecte que ses semblables. Si vous affirmez qu’il existe des êtres supérieurs et d’autres inférieurs, la conclusion va de soi les premiers sont les seuls humains au sens propre du terme. Or si vous prenez des gars de Nouvelle-Guinée dont les ancêtres vivaient encore comme au Néolithique il y a 80 ans, ils sont peut-être aujourd’hui biologistes, pilotes d’avions, pêcheurs ou policiers. Aucune infériorité de nature. Enfin s’il existait une égalité parmi les « blancs » nous serions tous des Platon et des Léonard de Vinci, des Thomas Edison et des Louis de Broglie, ce n’est pas le cas.

  4. Vous m’avez cité un poète médiéval (lequel ?), je vous cite le mien qui est un contemporain patriote : « O France, toi qui as Rome dans ton héritage, recherche la positive leçon romaine et défais-toi des métaphysiciens politiques » par Edmond Barthélémy cité (p.50 dans Les nuits d’épreuve) par Maurras où il parle de « simples générateurs de sensations, des phraseurs qui, dans bien des cas, ne sont que des « Gaudissarts intrigants » »… gaudissarts…exactement ce que sont nos politicards actuels soutenant des lois qui ne sont que du vent. De la IIIe à la Ve république, rien n’a changé…

    • Je préfère Christine de Pisan, vous ne m’en voudrez pas

    • Et moi ce truand inspiré qu’était Chrétien de Troyes.

      • Ah gauvain et blanchefleur, ah le roi pêcheur et cette dernière scène magnifique où perceval perd une goutte de sang sur la neige. Une magnifique enluminure qui vaut tous les tableaux de la mélancolie


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