Publié par : Memento Mouloud | juin 19, 2017

Manouel Blancos Valls héros burlesque

Ce type m’a toujours paru un contre-héros burlesque, quand il adhère au PS, c’est à la sortie du lycée, pendant les vacances, quand il a 20 ans, le voici rocardien, quand il en a 30, il siège à la MNEF de Spithakis, quand il commence à prendre du grade, c’est à l’ombre de Jospin, le tacticien le plus tocard dont la gauche ait jamais accouché, quand il veut rallier Sarkozy, le président l’oublie, quand il se marie avec une femme juive c’est avec l’ensemble des juifs qu’il se marie, quand il se choisit un ennemi, il ne trouve que Dieudonné à combattre et Dieudonné poursuit ses harangues, se multiplie, se répand, quand il rallie une pensée, il choisit Fourest qui se délite à hauteur de twitts et de chroniques sur France-Désert, quand il devient enfin premier ministre c’est pour descendre les poubelles et perdre la primaire contre Benoît Hamon, quand il s’époumone qu’il aime l’entreprise, Hollande choisit d’envoyer sur le front l’enfant chéri de Rothschild et des backrooms, l’ami des sphincters démembrés, l’ami de tous les petits-déjeuners, quand il veut passer pour le gendre idéal, les sexagénaires lui préfèrent le gamahucheur jésuite, le gérontophile en guimauve à la voix de flûte ébréchée, quand il joue sa survie politique, descendu de Matignon, sous les glaviots de la charité macronesque qui ne lui oppose personne et le traite en chien fidèle du courant qui dévale, ça finit en bagarre de troquet dans une ambiance d’urnes bourrées et de bulletins salsifis dont on s’envoie à la figure les ratures. Dépourvu d’humour et perché sur des talonnettes, sa verve claque comme un itinéraire de pacman dans un road-movie slovène. Ses entrées et sorties semblent la réplique de celles de ces hallebardiers de théâtre qui ont rêvé le roi Lear et finissent, assommés de barbituriques, en doublant Winnie l’Ourson, les yeux perdus dans quelque téton de cire.


Responses

  1. je me souviens de cette scène désormais passée dans les annales où on voyait , à la rochelle , manouel el blancos , en bras de chemise , trempé de sueur , le doigt pointé en train de dire « et ce môssieur dieudonné m’bala m’bala , et ce môssieur soral! » , on voyait que la chemise était trop large pour lui
    et qu’il avait abusé de trucs pas licites , il ruisselait de sueur et on lui voyait les mamelons à travers
    mouarf!

  2. Manu Di Blanco comme dit Dieudonné. Avoir été 1er ministre et finir comme ça, c’est quand même dingue.

    • C’est le style de Manouel Blancos, le ridicule en toute situation


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