Publié par : Memento Mouloud | octobre 21, 2017

La Catalunya ou la sortie définitive du franquisme (et du réel)

De quoi est-il question dans cette affaire d’indépendance catalane. D’identité ? Les catalans en disposent largement, il suffit de parcourir les rues de Barcelone ou de Girone. De droit à l’autodétermination mais la majorité des citoyens espagnols qui vivent dans cette région y sont opposés.

Il s’agit donc tout simplement d’un fantôme, d’un cas d’école de psycho-pathologie politique ouverte par l’existence sous perfusion de l’Union Européenne, cette machine à transformer les Etats-Nations en salami. Pas plus que la polémique sur les étoiles mariales du drapeau européen ne tient la route du réel, la querelle autour de l’indépendance catalane ne relève d’autre chose que d’un fantasme : celui de la sortie définitive et terminale du franquisme.

Bien entendu, les autorités catalanes et leurs alliés de la gauche sectaire, les mêmes qui veulent s’ouvrir aux résidents du Tout-Monde et nient l’existence des indo-européens mais affirment celle d’un peuple catalan qui n’existe que dans les nuées de l’ethnicité, ces autorités donc, cherchent à se réserver des places, disons pour être précis, des rentes alors que l’essentiel de la Catalogne est un simple appendice de ce pseudopode mondialiste qu’est Barcelone mais le coeur de la dynamique indépendantiste ne tient pas dans cet objectif second.

Puigedemont et ses copains avaient déjà rompu de manière fantasmatique avec l’Espagne en abolissant la corrida et en transformant dans le même temps, les diverses arènes en temples commerciaux, étendards de l’identité catalane sponsorisée par Mac Donald et Zara. Avec ce referendum illégal patronné par la police catalane, ils entendent promouvoir une Espagne toute propre, limpia del franquismo, une part d’Espagne qui serait l’envers de l’Espagne, une part d’Espagne sans fosses communes et sans prêtres brûlés vifs ou crucifiés, une part d’Espagne qui se racontera avec des trémolos dans la voix le printemps anarchiste de 1936, en oubliant les spoliations et les exécutions capitales.

Finalement l’indépendance catalane ressemblera à l’Union européenne, le même processus d’Action parallèle dans un monde dédoublé, un Empire du Bien perpétuellement sur le qui-vive pourchassant les dernières braises du Malin dans le passé, le présent et l’avenir, une inquisition souriante, grosse d’une catastrophe générée sous PMA.


Responses

  1. Bel article

  2. Complètement d’accord avec vous.

    L’Europe sûre d’elle et dominatrice aura donc généré sur ses marches des petits monstres « nationalistes », régionalistes devrait-on dire tant le vocabulaire sur la question manque. Ces ahuris me font penser à la défunte Ligue Lombarde qui avait pour elle au moins, l’avantage d’être bouffonne (la classe italienne en quelque sorte !).

    Par expérience dans le coin, les Catalans (nationalistes et pas mal d’autres) sont de bon gros abrutis racistes. Comme vous le dîtes, il y a cette volonté de liquider le passé franquiste mais, et le niveau social importe peu, il s’agit avant tout de xénophobie pur et dur (en clair, un Espagnol pue l’huile d’olive et l’ail, un Andalou est une grosse féaniasse, un Basque, un ahuri têtu, un Valencien, un commerçant sans foi, ni loi traduire par Juif). A tel point que je n’avais vu ailleurs en Europe, un région autant détesté à l’intérieur de son propre pays.

    Puigedemont et ses copains du Barca (n’oubliez pas s’il vous plait l’influence et l’importance déterminante de cette verrue dans le cursus honorum dans hommes politiques du cru) ne seront donc à jamais que les médiocres représentants de ce fantasme, de cette immense branlette collective.
    Madrid l’a d’ailleurs très mal joué et aurait dû les laisser aller le plus loin possible, avec possible sortie de l’UE, fin de la monnaie et des forces de sécurité (là, c’est pour être méchant).
    Barcelone et le reste auraient alors peut-être compris qu’ils ne sont qu’une vague province jouant en deuxième division européenne.

    Et tout sans parler d’une réelle chasse au blanchiment de l’argent de Malaga, de la Costa Brava, etc. Et oui, sans l’argent de la blanche, difficile de l’ouvrir en termes économiques, pas de possibilité de financer sa dette abyssale.
    Au passage question ouverte, qui connait une multinationale catalane ?

  3. Dans le nouveau monde parallèle, nous avons aussi l’écriture inclusive qui par un décret venu du néant s’impose dans certains manuels scolaires (une centaine d’enseignants s’engageant à la transmettre…). Ce n’est pas anecdotique. Il me semble que ça relève du même processus incontrôlable et absolument antidémocratique.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :