Publié par : Ivan Kruger | mars 23, 2020

Coronavirus : les origines

Le 9 mars j’ai décidé de tenir ce journal, je n’ai rien rectifié. Je l’ai tenu parce que cette épidémie est née sous le signe du mensonge. Je le poste parce que trop de cons nocifs et trop de cons lyriques me répondaient il y a encore dix jours que j’étais vraiment parano et qu’il fallait vivre « normalement ». Ces gens et je ne parle pas des canailles qui s’en servent ne se rappelleront plus et ne se rappellent déjà plus de leurs paroles. Leur idiotie s’ajoute à l’ignominie de nombre de leurs enfants qui ne s’en faisaient pas et ne s’en font toujours pas parce que c’est une maladie de vieux, des morts acceptables comme on dit officiellement en jargon médicalo-administratif.

Le 9 mars, la Chine comptait 80 700 cas recensés et 3119 morts enregistrés, l’Italie, 9172 cas et 463 décès, la Corée du Sud, 7382 et 51 morts, l’Iran 7161 et 237 cadavres, la France , 1191 et 21. Il n’y avait presque aucun cas en Afrique, aucun décès en Allemagne fédérale, des émeutes de prisonniers éclataient dans la péninsule italienne, on savait que des malades étaient morts en quarantaine et non à l’hôpital, c’était en Chine, c’était loin, au pays des niakoués, 40 % des ouvriers n’y avaient pas repris le travail mais le gouvernement exultait, Disneyland restait ouvert, comme le communisme de marché. C’était le bon vieux temps. On pouvait tout de même se demander pourquoi l’état d’urgence se maintenait pour une maladie qui n’enregistrait que 110 mille cas dans le monde. Déjà, la France manquait de lits en réanimation et les masques ne servaient à rien. En Italie, selon Le Soir, les médecins italiens choisissaient déjà qui sauver et qui laisser mourir.

Le 10 mars On apprenait que la souche du virus à Taïwan et en Egypte n’était pas la même. Une étude ultérieure affirmerait le contraire. Aux Etats-Unis, deux mille tests avaient été effectués, de toute façon, 37 millions d’états-uniens étaient peu ou pas assurés. Trump leur envoyait un message : Bullshit. Les congés maladies sont d’ailleurs inexistants dans le droit fédéral états-unien : bullshit. Le système scolaire municipal de New-York, la ville airbnb par excellence, la ville des millionnaires et des appartements de millionnaires, the place to be, dénombrait 750 mille élèves pauvres dont 110 mille SDF : Bullshit. L’Église orthodoxe grecque refusait de changer quoi que ce soit à ses rites, comme elle n’avait rien changé à ses richesses foncières quand la Grèce était acculée par la troïka. Toute l’Hellade pouvait disparaître, seule la grandeur de Dieu formait l’ombilic.

Si on voulait chercher des informations valides sur l’épidémie en Chine, on pouvait en trouver. Dès le 16 décembre, une urgentiste de Wuhan, Ai Fen, envoyait le rapport de laboratoire d’une patiente. Comme son témoignage fut publié dans Ren Wu, un journal officiel, elle indiquait avoir identifié un coronavirus de type SRAS, le 30 du même mois. Excellente concordance avec les données officielles puisque le 31 décembre 2019, la Chine avait informé l’OMS de l’existence d’une nouvelle maladie émergente. Dès le 16 janvier donc 14 jours avant la fermeture de l’aéroport de Wuhan, L’Imperial College de Londres établissait le décompte suivant : 1723 infectés contre 45 selon le bureau de statistique locale. Deux personnes étaient mortes. Le 20 janvier, la population chinoise était informée de l’existence d’une épidémie. Le 21, Ai Fen constatait une affluence anormale dans les couloirs des urgences de Wuhan avec une forte proportion de sujets fiévreux. De l’autre côté du Pacifique, à Seattle, un type revenant de la ville était repéré mais on refusa à Helen Chu qui collectait des échantillons de mucosités nasales afin de suivre la grippe saisonnière le droit de tester ce tout premier cas, comme il y a une première fois. Elle attendrait le 25 février afin de détecter deux cas certifiés de coronavirus. La FDA et le CDC avaient frappé. Les masques étaient de sortie, à Wuhan, depuis le 23 janvier, date du nouvel an, l’année du Rat. On se serait cru à Tokyo ou à Hong Kong en moins glamour.

Ce même jour, l’OMS déclarait la transmission interhumaine du virus. Visiblement, jusque là seuls les pangolins de Wuhan avaient subi l’attaque des chauve-souris.

Moins confiants, sept millions de wuhanais avaient fui la ville.

Dès le 22, le gouvernement central chinois s’engageait à ne pas facturer les actes hospitaliers pour les victimes du Covid 19. Moins il en reconnaissait, moins la facture serait salée. Patrick Berche opinait car il n’y avait aucune inquiétude à avoir. Pour Marcus Dupont-Besnard de Numerama, la dangerosité du virus n’était pas élevée. Et Tania Louis en rajoutait le corona c’est moins que la rougeole. Le 25 janvier, The Lancet annonçait que 75800 chinois avaient été infectés. Ce nombre serait répété mais 6 jours plus tard par un mandarin de Hong-Kong

Les Etats-Unis et l’OMS vantaient alors la transparence chinoise. Pendant ce temps le Life Care Center de Kirkland servait d’incubateur du virus puisque 22 des 26 morts de Seattle, au 13 mars, en seraient issus. Des personnes âgées. Nos anciens comme dit si bien le maréchal Macron. Avec eux, un tiers du personnel de cette maison de retraite allaient être contaminés. Le 24 janvier les tractopelles s’agitaient à Wuhan lors d’une campagne maoïste de grande ampleur : l’érection de deux hôpitaux en moins de dix jours. Dans les faits, le Wuhan Salon fut réquisitionné et aménagé en hôpital de deux mille lits. Pendant ce temps cent à deux cents modules furent agencés ce qui ne nécessitait aucune fondation. Le 10 mars, les deux hôpitaux miracles furent rayés de la mémoire des wuhanais. Il y a fort à parier que les archives aussi.

Le 26 janvier, Guang Yi, un virologue de Hong Kong enquêta. Il constata un manque certain de coopération des laboratoires de Wuhan comme si tout avait été nettoyé pour effacer la primo-source. Si on traduit la novlangue virologique en novlangue de série, cela donne : la scène du crime a été dévastée. On pouvait aussi comme Guizhen Wu, un haut fonctionnaire chinois, constater, en septembre 2019 l’absence de personnel qualifié et le manque de fiabilité des laboratoires de Wuhan, même les P4. Mais c’était mettre sur la sellette la propagande gouvernementale, s’exposer à des représailles.

Le 28 janvier le PCC lançait une campagne de rectification et d’autocritique induite visant les autorités du Hubei et de Wuhan. On avait ressorti les bonnets d’âne de la Révolution culturelle. Le 31, le doyen de la Faculté de Médecine de Hong Kong répétait le nombre de 75 800 contaminés, ils étaient officiellement 11797. Le mensonge est toujours précis, à l’unité près. Le 1er février, la Commission Nationale de la santé chinoise ordonnait la crémation de tous les décédés du Covid. Ce même jour, l’application Tencent afficha, à deux reprises, un nombre de cas dix fois supériers au nombre oficiel. Pour les décès, il fallait multiplier par 80. Les médias occidentaux ou en tout cas français s’empressèrent d’ajouter : voici une fakenews. Le 7 février, le gouvernement annonçait 43838 contaminations et 1100 décès. C’est alors qu’Human Rights Watch accusa les autorités chinoises d’avoir soustrait les documents concernant les débuts de l’épidémie. L’OMS flattait la transparence du gouvernement communiste.

Le 5 février, selon les autorités iraniennes, le virus débarqua à Qom. Les gardiens de la Révolution sous la protection conjointe de Mahomet, d’Hussein et de l’Imam caché poursuivirent leurs vols, via la compagnie Mahan Air, vers la Chine. Ils envoyèrent deux millions de masques aux frères chinois.

Un article intéressant de Libération, daté du 9 février, indiquait que le covid était dénommé sur les actes de décès, pneumonie virale voire pneumonie tout court. C’était plus simple. Les tests étaient de mauvaise qualité puisque du tiers à la moitié des malades n’étaient pas détectés sans même évoquer les faux négatifs lorsque les prélèvements s’effectuaient dans la gorge.

Or, on avait perçu, d’après un article de Medisite du 12 février 2020, une activité 4 à 5 fois supérieure à la normale dans les crématoires de Wuhan. L’ami de Steve Bannon, le milliardaire chinois Guo Wangui y décelait un mensonge et donnait pour morts 50 mille personnes dans la ville des bords du Yangzi et 1,5 million de cas enregistrés. Les décodeurs de Libé et du Monde avaient d’autres chats à fouetter, pur mensonge. Pourtant dans China Press, un employé d’un créamtorium déclarait « j’ai reçu 127 corps hier et j’en ai brûlé 116 parmi eux 8 portaient la mention coronavirus et 48 une possible contamination ». Un autre employé, celui du Caidan Funeral Home expliquait qu’il était à la tâche 24 heures sur 24, du 28 janvier au 4 février date où l’article de Nicole Hao dans Epoch Time fut publié. Il estimait les sacs mortuaires à cent par jour. Il emmenait une précision. Les corps étaient ramassés sans prévenir les familles. Beaucoup n’avaient aucun dossier hospitalier, les causes de leur décès étaient inconnues, tout simplement. Le 11 février une photo satellite enregistrait une hausse spectaculaire de dioxyde de soufre dans l’atmosphère wuhanesque. Seule Chongqing, 900 kilomètres à l’ouest enregistrait un taux similaire dans l’Empire du Milieu. Pour atteindre la concentration en question, 1700 microgrammes/m³ d’air il n’y avait que deux hypothèses : soit 14 mille cadavres avaient été brûlés soit c’était un nombre indéterminé de médicaments contaminés qui avaient été jeté dans le brasier. On avait choisi la deuxième hypothèse. Les masques s’échappaient en volutes. Même si on n’adhère pas à cette hypothèse extrême, les témoignages de nombreux observateurs convergent : les sept créamtoires de Wuhan fonctionnaient 4 à 5 fois plus qu’avant l’épidémie et les morts envoyés n’y étaient sûrement pas testés. Seule certitude virtuelle, si la progression de l’épidémie et de la mortalité avaient été exponentielles la Chine aurait connu presque 4 millions de décès. Le 16 février, un problème advint : la Chine n’avait plus de tests

Le 19 février, les premiers essais à la chloroquine étaient lancés dans des conditions qui ne sont pas encore connues à ce jour. En Iran, les mollahs annulaient les prières collectives mais pas les élections du 21 février. Le 25 février, Didier Raoult outrepassait les conditions de la cléricature médicale en postant son « Coronavirus fin de partie », la chloroquine entrait en scène médiatique.

Chen Qiushi, 34 ans, avait disparu le 6 février après que Xi Jinping avait envoyé sur place Chen Yixin, de la province du Zhejian pour prendre le contrôle du parti dans la province. Les lanceurs d’alerte allaient donc terminer en lambeaux, de cendres ou de laogai avec les amis ouighours. Les algorithmes analysaient à tout rompre le contenu sémantique des images et des textes dans les messageries tandis qu’on laissait les prisonniers dans leurs mouroirs, comme à Jining. Pour les habitants confinés ou en quarantaine, seule la Croix Rouge chinoise était habilitée à distribuer l’aide sociale car la Croix Rouge a toujours été, quelque soient les lieux, y compris Theresienstadt, très compréhensive envers les autorités. Alibaba entamait une coopération avec la police à travers l’application Alipay Health Code, une carte vitale au sens propre du terme, comme quoi les métaphores sont réversibles. Les autorités locales puisèrent dans le stock stalinien d’usage : passeports locaux pour se déplacer, quanrantaines d’immeubles entiers, quartiers bouclés, disparitions soudaines si nécessaires.

Adam Kucharski, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine prévoyait 500 mille infectés avec un pic entre la mi et la fin février à Wuhan. Boris Johnson avait du lire trop vite ou préparé la fameuse stratégie de l’immunité collective qui rappelle si bien les fameux boucliers humains de feu Saddam Hussein. Il aurait pu se pencher sur l’expérience in vivo du Diamond Princess : dix cas le 3 février, 619 le 20 et ce malgré le confinement. L’Université de Southampton s’était servie des données du site Baidu pour bâtir un modèle de simulation. L’étude estimait à 114 325 cas le nombre de sujets infectés en Chine le 29 février. Surtout, elle indiquait qu’un ensemble de mesures allant de l’isolement des malades à l’interdiction des rassemblements en passant par le dépistage auraient permis, si elles avaient été prises, le 2 janvier, de diminuer de 95 % le nombre de malades. C’était là l’information essentielle. Par conséquent, le Royaume-Uni ne pratiqua aucun test sur les passagers de retour des zones à risques.

En Iran, on comptait au moins trois mille malades répartis dans 19 villes. Le régime mentait mais c’était devenu une habitude. On tire à balles réelles sur les opposants. On abat au missile sol-air un Boeing ukrainien avec 176 iraniens à bord. Désormais on laisse mourir ou on colporte l’idée d’une malédiction divine, ou du moins on ne s’y oppose pas. A Bandar Abbas, un hôpital était brûlé par la population car on y soupçonnait la présence de malades. Le régime n’avait rien prévu. Il n’y avait plus de kits de test dès le 19 février. Dans la seule région de Rasht, dans le nord du pays, le coronavirus abattait 20 personnes par jour à tel point que le représentant du Ministère de la Santé, Mohammad Hossein Ghorbani, avait fini par reconnaître, le 9 mars, que dans la seule région de Gilan, 200 personnes étaient mortes du fait du Covid. Le 22 février, les écoles étaient closes Mais on pouvait tout de même appliquer un coefficient de corrélation bricolé à la courbe du nombre des sujets contaminés et des morts, une bonne fonction quadratique, ou à peu près. Le 12 mars, l’Iran allait demander une aide d’urgence au FMI puisque l’Imam caché avait comme des défaillances. Le 10, Ali Khamenei avait décerné le statut de martyr aux médecins iraniens parce qu’il était persuadé qu’au jour de la fin ils inscriraient sur le registre : problème respiratoire ou arrêt cardiaque. Seules quelques images satellites auraient souvenir des fosses communes de Qom couvertes de chaux vive comme dans une nouvelle de Boccace.

The Lancet produisait une étude portant sur 191 malades chinois. Cette étude affirme que l’amplitude de l’excrétion chez un malade contaminé s’étale de 8 à 37 jours. Le mode de contamination s’opère à l’extérieur et à l’intérieur des hôpitaux puisque le réseau Jama donnait 41 % de patients contaminés au sein de l’hôpital Zhongman. Le SARS-Cov2 possède trente mille bases contre 10 mille pour le H1N1, il pratique donc le judo afin de prendre d’assaut la cellule et ses 3 milliards de bases. Ses polymérases qui resynthétisent le génome du virus dans le cadre de la réplication sont homologues à 100 % avec le SRAS, on pense donc à lui appliquer le Remdesivir qui est un inhibiteur. Sa grande capacité de fixation est prouvée puisqu’elle dépend de l’affinité du SARS-Cov2 avec l’enzyme de conversion de l’angiotensine (le récepteur ACE-2) qui est 10 à 20 fois plus élevée que pour le SRAS-Cov avec lequel il partage 80 % de son génome. C’est un effet de seuil essentiel, une opération de clivage analogue à une construction emphatique en grammaire. Comme le clivage change la conformité de la phrase, le clivage transforme la cellule. On est donc face à une nouvelle espèce comme si homo erectus était devenu homo sapiens en un saut. Sur une surface inerte, le virus résiste de 1 à 9 jours, sa durée de vie étant fonction du degré de chaleur et d’humidité de l’atmosphère. Selon une étude portant sur 1099 dossiers médicaux de patients chinois, l’aggravation de la maladie survient entre le 7ème et le 10ème jour. Comme une tempête de cytokines est toujours à craindre, le Remdesivir terrassa ce mélange d’Hydroxychloroquine et d’azithromycine que proposait Daniel Raoult dans une étude clinique totalement bâclée mais qui étonne chez un homme de grande expérience.

Un sujet infecté sur vingt développe un syndrome respiratoire sévère. La moitié en meurt. Le plus souvent les plus âgés parce qu’on les choisit. Le biais ne souffre aucune doute. Un sujet sur cinq ou six nécessite une hospitalisation contre un pour cinq cents pour la grippe. Tous les sujets sont vecteurs de la phylogénèse du virus. Seuls les moins de 15 ans échappent à la maladie. Or les données espagnoles relativisent cette étude chinoise puisque 2 % des sujets contaminés ont moins de 19 ans au 22 mars 2020, 350 personnes tout de même sur près de 19 mille.

La lutte contre l’épidémie faute d’antiviraux à large spectre efficaces et encore moins de vaccin demandait des moyens emprunyés à la période médiévale : confinement, quarantaine et crémations. Les sud-coréens les avaient aménagés en usant de l’analyse et de l’expédition des données personnelles : cartes de crédit, caméras de surveillance et géolocalisation pour étudier les parcours et les contacts et informer en temps dit réel de l’existence d’un foyer individuel et potentiel de diffusion du virus, tests de masse, mais sûrement pas à l’échelle de la population, pour repérer les cas, port du masque FFP2 par tous (mais rationnés à deux par personne et par semaine), surveillance aux frontières, fermeture des écoles et propagande tous azimuts. Le but était d’assurer la continuité de l’activité économique en minorant le nombre de victimes, quitte à mentir sur l’ampleur des dégâts.

Les épidémiologistes avaient fabriqué un modèle de simulation à deux variables, peu compliqué : d’un côté le nombre de reproduction (le nombre de personnes contaminées par un sujet infecté), de l’autre le temps de doublement de la population des malades. A tous les coups on obtient une sorte de pente exponentielle qu’il faut transformer en plateau. Le modèle n’est pas seulement simple, il est faux. En effet, l’espace géographique n’est pas isotrope si bien que le nombre de reproduction dépend largement de la densité des contacts sur un territoire donné. En outre, il est impossible de se fier au nombre de cas constatés et ce quelque soit le pays, enfin le degré de virulence du virus est inconnu et sa phylogénèse accélérée totalement hors de portée pour l’instant. Pour finir, écarter comme variable l’exposition des personnels soignants et le seuil à partir duquel le système hospitalier ne peut plus contenir la propagation et son corollaire la létalité de la maladie est méthodologiquement plus que discutable.

La doctrine française c’est celle du combattant muni d’un fusil mais dépourvu de balles. On lui en donne cinq, il doit tenir un mois face à des infiltrations permanentes. On ne teste que les cas graves. Ce qui revient à dire : tous les autres seront contaminés. Tandis que le SAMU des Yvelines voyait son nombre d’appels multiplié par quatre, le 15, le numéro d’urgence, le sas des sas, le gardien des portes du RT-PCR limitait la délivrance d’ordonnances au même titre que les hôpitaux de l’AP parisienne ou ceux de Mulhouse.

Aurélien Rousseau avait une explication toute autre que celle de la pénurie ou de l’impéritie, il annonçait que « l’épidémie » était « très disséminée », une propagation « en patchwork » selon Xavier Lescure, de l’hôpital Bichat. D’ailleurs, « ce n’est pas à Paris que le virus circule le plus » puisqu’on a « seulement des clusters nosocomiaux dans certains hôpitaux liés à des chaînes de transmission ». Faciles à endiguer ces clusters. Et puis Aurélien ne souhaitait pas connaître avec précision le nombre de cas de contamination mais « modéliser le nombre de cas graves ». Pourtant le 8 mars, le gouvernement autorisait les laboratoires privés à dépister mais sans kits, sans masques et sans les gestes techniques afférents. Les laboratoires français étaient aptes à mesurer la glycémie pour les compagnies d’assurance aux chevets des emprunts immobiliers mais démunies devant la biologie moléculaire. C’est cela un pays du Tiers-Monde, un pays à deux mille tests quotidiens. Aussi le Bade-Wurtemberg demandait aux travailleurs transfrontaliers de rester chez eux. Toute la France en patchwork était une menace. Mais les résistants hexagonaux étaient légions. Le 11 mars, des concerts clandestins eurent lieu. A Bergame, 147 personnes étaient tombées en 15 jours. On irait, bientôt, amonceller leurs cadavres dans les églises. Te deum, Te deum. Les pays se fermaient, les uns après les autres. Les Bourses plongeaient. Le tiffosi du PSG faisaient la fête.

Zhao Lijian, comique troupier du PCC lança un premier test d’effacement des données historiques. Le coronavirus avait été introduit par l’armée états-unienne sous couvert de jeux mondiaux militaires. D’ailleurs les Etats-Unis, selon le théorème de l’État profond, qui court du 11 septembre au SARS-Cov2, a toujours tout manigancé en lousedé avec ses copains sionistes. Le 16 mars, Cécile Ghander, endocrinologue à la Pitié-Salpêtrière indiquait qu’il était mécaniquement impossible de soigner tous les patients en réanimation. Des villes se teintaient de noir et de lueurs bleutées, des entreprises préférèrent la fermeture préventive à la grève sauvage. La France était toujours démunie de tout, sans stratégie, sans gants, sans gel, sans blouses de protection, sans masques, sans usines, sans ventilateurs artificiels, sans kits de tests nombreux, sans laboratoires équipés pour les traiter efficacement, sans antiviraux nouveaux, sans dispositifs technologiques de combat. Elle avait le confinement et les leçons de morale. Le 17 mars, Antoine Flahaut avait établi une projection. Il prévoyait pour le 23 mars, d’après les données disponibles, 20 mille cas dont 2 mille graves et 400 morts. Les deux premières projections étaient justes mais il y avait 860 morts et personne ne savait si l’hécatombe en cours dans les Ehpad où nos anciens mouraient sans témoins étaient inclus dans cet ensemble.

Pour les épisodes précédents :

https://bouteillealamer.wordpress.com/2020/03/07/deux-ou-trois-choses-sur-le-covid-19/

https://bouteillealamer.wordpress.com/2020/03/16/chronique-du-coronavirus-16-mars-2016-1er-jour-de-teletravail/


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