Publié par : Memento Mouloud | mars 15, 2015

Prospective autour d’un Etat palestinien

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Il ne se passe pas une semaine sans qu’une dizaine de documentaires et de fictions médiocres ne viennent rappeler selon un discours convenu et devenu inaudible le devoir de mémoire. De ce point de vue les cérémonies autour de la « découverte » du camp d’Auschwitz par les soviétiques atteignirent des sommets de mauvais goût et de mise en scène grandiloquente avec rampes de spots bleus projetés en faisceaux qui avaient quelque analogie avec les torches de lumières qui enchantèrent tant Brasillach. Une énième fois, on vint épeler le catéchisme humaniste de la barbarie qui ne reviendra pas et qui revient tout de même.

Cet été en France, des pro-palestiniens ont crié « mort aux juifs », en janvier un autre pro-palestinien est venu tuer des juifs dans une épicerie en invitant ses otages à subir une leçon de géopolitique et de morale. On le sait depuis longtemps, les voyous sont des adeptes du catéchisme, ça permet d’éclipser la responsabilité qu’ils portent dans le maintien des humains au ras de l’animalité. On apprend aujourd’hui que des braqueurs sont les complices de Coulibaly, il faut croire que le moyen banditisme lui-même est gagné par l’antisémitisme devenu un principe d’action et le véhicule d’une éthique qui déborde largement les sermons de la petite église de la Quenelle.

Désormais tous ceux qui sont en porte-à-faux avec la société, cette entité qui prend les traits de la créature des Marais, tous ceux-là donc adhèrent à la nouvelle congrégation mondiale antijuive dont les avatars modernes ont commencé avec l’Eglise catholique du Syllabus et la Théosophie. C’est le problème de Muray, son analyse est hémiplégique, elle oublie la matrice catholique de la tératologie moderne pour concentrer ses tirs sur le progressisme.  Le salafisme n’apporte rien de nouveau, il est une simple variation autour de cette branche arabo-méditerranéenne de l’antisémitisme moderne née dans les années 1920 autour de la lutte contre le foyer national juif.

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Entre le meurtre d’enfants juifs par Mohamed Merah et celui d’adultes juifs par Monsieur Coulibaly, le Parlement français vient de reconnaître l’Etat palestinien comme l’Eglise catholique a toujours soutenu la réconciliation, comme l’ONU, l’UNESCO, finalement tout le conclave du mondialisme bon teint. Entre deux massacres de masse, c’est le moment qu’a choisi le Parlement français pour réparer ce qu’il nomme une injustice, pour transformer un différend irréductible en tort passible du tribunal de la saine raison progressiste. La droite s’est abstenue pour des raisons d’opportunité.

Il semble que les parlementaires français n’ont toujours pas explicité ce qu’ils entendaient par la reconnaissance d’un Etat palestinien mais on peut le faire pour eux.

Du moment qu’existera un Etat palestinien, la Jordanie sera menacée en tant qu’Etat tandis que les camps de réfugiés disposés dans tous les pays frontaliers se transformeront en autant de minorités nationales coordonnées depuis Jérusalem-est ou toute autre capitale, sans préjuger de la dynamique impulsée dans la diaspora palestinienne disséminée en Occident. Les palestiniens d’Israël seront porteurs de revendications qui porteront sur le retour des réfugiés arabes dans la mère-patrie donc auront pour objectif provisoire la disparition du caractère juif de l’Etat israélien, dès lors la guerre sera inévitable, à la fois sur le front intérieur et sur le front extérieur, elle aura ses prolongements partout où vivent des juifs qui seront soit, protégés militairement par l’Etat dont ils sont les ressortissants (cas français), soit se mettront eux-mêmes en état de défense, soit combineront les deux attitudes.

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La cause islamo-palestinienne gagnera partout des adeptes, elle se présentera comme le djihad au carré, une sorte de justicialisme transcendant qui permet toutes les exactions. Cette guerre sera ignoble et sans pitié de part et d’autres, l’enjeu en sera le départ des arabes palestiniens d’Israël et bientôt d’une grande partie de la Cisjordanie tandis que les palestiniens tenteront d’établir, par tous les moyens, un Etat viable et une puissance régionale qui ne peut qu’ajouter des déséquilibres à ceux qui existent. Cet Etat palestinien ne se constituera que par la victoire de la coalition d’un chef de guerre sur les autres donc l’avènement d’un prédateur hégémonique et bien entendu peu ou prou salafiste compte tenu de ses sources de financement.

Evidemment, vu l’existence et l’audience de la congrégation antisémite universelle, on ne retiendra de cette frénésie de tueries, de meurtres et de nettoyages que la figure du méchant israélien et de son Etat sioniste honni si bien que la destruction finale d’Israël aura toutes les probabilités d’apparaître comme un facteur eschatologique dans un Islam régional qui a la guerre, la pauvreté endémique, la bêtise et le mépris institutionnels, les pétrodollars et le fantasme pour principaux vecteurs.

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Devant le spectacle de cette région ensauvagée, il y a fort à parier que l’Europe se réfugiera dans un attentisme goguenard ou attristé, troué parfois de quelques attentats sur son sol. Elle se dira qu’elle n’a pas voulu cela, elle se dira comme le disait Sartre qu’elle a les mains propres, c’est-à-dire pas de mains du tout.

Publié par : Memento Mouloud | mars 13, 2015

La Grande Restitution ou le frontisme expliqué aux enfants

Déclaration en 10 points du Président François de souche, 14 août 2026

1/ La Grande Restitution vise à changer le français dans ce qu’il a de plus profond

2/ Ce que le comité restreint demande à tous les échelons, c’est de persévérer dans la juste direction, d’accorder la primauté à l’audace, de mobiliser sans réserve les français de souche, d’en finir avec cet état de faiblesse et d’impuissance, d’encourager les compagnons qui veulent se corriger, à rejeter le fardeau de leurs fautes et à se joindre à la lutte, de relever de leurs fonctions ceux qui détiennent les postes de direction et prennent la voie mondialiste-cosmopolite et de leur reprendre la direction pour la rendre aux français de souche

3/ Il faut avoir confiance dans les français de souche, s’appuyer sur eux et respecter leur esprit d’initiative. Il faut rejeter la crainte et ne pas avoir peur des troubles. Le Président François de souche nous a toujours enseigné qu’une Restitution ne peut s’accomplir avec tant de délicatesse et d’élégance, ou avec tant de douceur, d’amabilité, de courtoisie, de retenue, et de grandeur d’âme. Que les français de souche s’éduquent dans ce grand mouvement restitutionnaire et opèrent la distinction entre ce qui est français et ce qui ne l’est pas, entre les façons d’agir correctes et incorrectes.

4/ Il faut utiliser pleinement la méthode des dénonciations publiques en gros caractères et des exécutions capitales pour permettre de larges et francs exposés d’opinions, afin que les français de souche puissent exprimer leurs vues justes, éradiquer les vues erronées et dénoncer tous les génies malfaisants du socialo-immigrationnisme. De cette façon de larges fractions de français de souche pourront accroître leurs capacités et leurs talents, distinguer ce qui est français ou non et repérer les ennemis qui se terrent parmi eux.

5/ Aucune mesure ne doit être prise contre les membres des milices écorcheuses composées de notre saine jeunesse tandis que surgiront comme mille nuées certains problèmes au cours du mouvement

6/ Il est nécessaire d’appliquer un système de Dictature illimitée pour désigner les membres des Comités de la Grande Restitution. Les listes des désignés doivent être proposées par les français de souche et visées par les comités de pureté du sang après d’amples échantillons, l’état d’exception sera dès lors proclamé et mis en route à toutes les échelles du département.

7/ Le petit nombre de membres pourris des gauchistes à babouches et des humanitaristes seront internés ainsi que les blondes négrophiles après avoir été tondues, il va sans dire.

8/ Tout propos public sera visé par le comité pour une Épuration de la langue française

9/ La production de navires de gros tonnage sera décuplée

10/ Tout congoïde ou musulman à djellaba sera versé dans les forces supplétives et astreint aux travaux d’urgence

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Le terme d’antiracisme naît en 1936, sous la plume de Bernard Lecache alors fondateur de la LICA, la Ligue Internationale contre l’antisémitisme, il vise explicitement l’Action Française. Il est à noter qu’il se démarque de la Ligue des Droits de l’Homme dont de nombreux membres défendent alors la validité des procès de Moscou au nom de la lutte antifasciste. Très tôt Bernard Lecache note qu’aucune loi ne distingue dans la nation française « une catégorie de citoyens considérés comme constituant une minorité ethnique ou un corps particulier. Il n’est donc pas possible aux juifs diffamés d’instrumenter contre leurs diffamateurs ».

Si Messali Hadj comme la Ligue pan-africaine de défense de la race nègre reprennent à leur compte l’imputation de racisme adressée à la France, la LICA ne défend pas une position anticolonialiste. C’est en tant que français juif que Bernard Lecache présente une approche judiciaire de ce combat. Aussi le décret-loi de 1939 réprime les propos diffamatoires ayant pour but d’  « exciter la haine à l’égard d’un groupe de personnes qui appartiennent, par leur origine, à une race ou à une religion déterminée ». On prépare donc l’union sacrée avant la guerre présagée. Tandis que la dénonciation des indésirables juifs d’Europe médiane, de la cinquième colonne italienne et de la racaille rouge espagnole fait le plein, les RG vantent l’émigration nord-africaine qui accroît « la cohésion de l’empire français ». A la faveur de la défaite, le régime de Vichy abolira le décret dès lors qu’une vaste épuration du corps dit national se profile.

La problématique de la discrimination naît dans l’après-guerre à propos de la question algérienne et dans un contexte idéologique où l’UNESCO comme le MRAP para-communiste développent une problématique antiraciste internationale. La Direction de la Population et des Migrations au sein du Ministère des Affaires sociales finance alors l’ensemble du secteur associatif qui découvre, au cœur des années 1960, un problème spécifique à l’immigration « colorée ». Un dispositif très féminisée où s’agencent assistantes sociales, éducateurs, animateurs et aides familiales promeut alors l’idéal d’une femme émancipée et le mutisme perpétuel des individus concernés.

Puis la question migre vers le champ politique dès lors que l’extrême-gauche en plein fantasme antifasciste place la question des bidonvilles, des OS taylorisés et du racisme au cœur d’une attaque contre le capitalisme français et le pétainisme transcendantal. De même génération et familier des coups de poing et des coups de boule contre les « marxistes », l’extrême-droite juvénile d’Ordre Nouveau précédée par les Unes agressives de Minute (« partout en France, la Terreur basanée s’installe dans nos banlieues ») va porter le thème de l’Immigration-invasion comme un nouveau slogan fédérateur. Une série d’attentats frappe des cafés algériens et marocains, parfois des consulats. Entre mars et juin 1971, on relève huit algériens tués au cours de rixes.  Dans le cas de Djilali Ben Ali, on invoque du côté des comités Palestine, un hypothétique complot raciste dont il ne restera rien quand le meurtrier sera jugé six ans plus tard.

Le Nouvel Obs fait sa Une sur le racisme anti-arabe et le Monde entretient ses lecteurs sur un climat de pogrom qui s’est emparé du pays. Le bon arabe comme il y avait un bon sauvage s’inscrit en celluloïd sur les écrans tandis que le français raciste est son double maléfique. Toutes les formes d’intolérance sont réduites à une projection du nazisme en acte, ce n’est plus le passé qui ne passe pas c’est la palingénésie satanique qui s’empare du français moyen voire quart-mondisé rebaptisé petit-bourgeois et lumpen-prolo dans le vocabulaire marxiste du temps.

La loi Pleven qui réprime les propos publics incitant « à la discrimination, à la haine ou à la violence »  contre des individus ou groupes «  à raison de leur origine  ou de leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race, ou une religion déterminée » n’intervient pas dans un climat euphorique en matière d’immigration. Raymond Marcellin, alors ministre de l’Intérieur et Joseph Fontanet, ministre du Travail, conditionnent, via des circulaires, le séjour légal de l’immigré en France à l’obtention d’un contrat d’un travail et d’une attestation de logement. Avant même que le premier choc pétrolier n’intervienne, il s’agit de serrer les vannes, d’établir un guichet unique et de protéger le marché du travail.

En fin politique, le garde des sceaux reconnaît à la gauche son magistère moral-progressiste, simple rhétorique de la concession, mais surtout indique à l’extrême-droite et à une certaine droite les limites à ne pas franchir en matière de bienséance parlementaire. La loi Pleven n’est pas une loi réprimant des propos publics, c’est une loi qui pose des bornes à l’adlection parmi les forces politiques aspirant à gouverner.

Le tournant antiraciste ne vient pas de là, il vient des Minguettes dont voici le story-board

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la joie des dynamiteurs de tour en ouverture

Les bâtiments murés qui  seraient des « terrains d’aventures secrètes » pour les enfants

« sanctuaire de hors la loi »

La présence d’un commissariat déclenche la paranoïa des « jeunes et leurs familles » qui seraient mis sous haute surveillance et « traqués ».

Aussi les jeunes se rebiffent mais les policiers sont « revanchards » et organisent des « coups montés ».

Les policiers ont l’audace d’intervenir pour des affaires de vol, l’hostilité est générale.

Bagarre rangée car il y eut des brutalités contre les « mères de famille »

La population réclame l’évacuation de toutes les forces de l’ordre

La police réclame une opération musclée aux Minguettes

« opération quasi-militaire » sur Monmousseau, toujours la surenchère discursive

Onze « jeunes » entament une grève de la faim après que les affrontements ont échoué

Mgr Decourtray et des avocats jouent les médiateurs auprès du 1er ministre (Mauroy), rien que ça

Les grévistes de la faim réclament tout simplement la fin des poursuites et la mutation des policiers.

L’avocat évoque un combat permanent et universel : le combat pour la Justice

Après 12 jours, ils obtiennent un « grand chantier de réhabilitation » employant les jeunes chômeurs de la ville. Quand on les voit se passer les vitres, on comprend bien que la réhabilitation en question est une opération juteuse pour les grandes entreprises du BTP. Y’a pas de petits profits.

On peut observer la présence de graffitis ou tags, des gens assis sur les pelouses qui n’ont visiblement rien à faire.

Puis, on en vient à l’éternel débat architectural

Les espaces verts, « ça va occuper les jeunes qui z’ont rien à faire »

« Nous sommes des démolisseurs, nous ne savons pas faire autre chose »

« Y’a des copains qui demandent des logements, au moins une centaine dans l’usine, y’z’ont pas trouvé y’a au moins 4 ans ou 5 ans »

Discours techno : concertation, présence sur le terrain, maintenant les choses se présentent bien

Arrestation de Kamel à la cafétéria. Celui-ci a été reconnu sur une photo à propos d’un hold-up ou de sa grève de la faim. Il refuse d’obtempérer à l’ordre du policier de le suivre. Ces potes soi-disant revenus de la piscine, le défendent. S’en suit une bagarre rangée où toutes les fenêtres de la cafétéria sont détruites. Les policiers ont visiblement cogné et ont lâché un chien. C’est intolérable d’après les réactions enregistrées.

Kamel, reste « arbitrairement » en prison. On a droit au tag suivant : Libéré Kamel.

Le président de SOS Avenir-Minguettes, Toumi Djaïdja qui se plaint que les jeunes se sentent rejetés aurait obtenu la libération de Kamel (une rumeur dite « publique »). Entre temps, les jeunes empêchent la destruction de la Tour en l’occupant ou en bouchant les trous où sont placées les charges de dynamite. C’est donc un bras de fer que rejettent les méchants policiers et juges lyonnais qui refusent la « main tendue » des jeunes.

Puis Toumi est blessé dans des circonstances non-précisées par un maître-chien, au nom « gaulois ». Toumi est inculpé par le juge Crétin (le nom est distinctement prononcé), Toumi est l’objet d’un mandat d’amener et le préfet soutient le maître-chien.

Les jeunes sont alors soutenus par le prêtre Christian Delorme et la CIMADE. Les policiers sont des provocateurs.

« Toumi revient peu à peu à la vie ». Il a une tête à jouer dans un film de Pasolini et avait reçu une balle dans le ventre.

La préfecture déclare qu’un policier entouré et à terre a tiré sur Toumi de bas en haut. Visiblement il a tiré debout, ce qui ne dit rien sur le fait qu’il était entouré et a essayé de se dégager. Lors d’une conférence de presse, la légitimité du juge Crétin est mise en cause.

Voix pénétré d’un jeune homme : « depuis 81, nous on subit tout, on ramasse tous les coups…et on veut pas de ça…moi, personnellement je sais que bientôt ça va recommencer, qu’un autre va tomber et ainsi de suite…au commissariat de Vénissieux y’a 6 ou 7 cars de CRS qui attendent, qui attendent j’sais pas quoi mais les gens quand ils voyent ça ils ont vraiment peur et ils osent pas sortir (geste de la main) comme t’as vu hier »

Une pasionaria : « on veut pas d’autre chose comme Toumi, on veut pas en arriver à prendre les armes, on veut pas une deuxième guerre, on veut la paix…on veut plus qu’y ait de racisme »

Une mission gouvernementale est envoyée pendant un mois sur place. Un commissaire, un magistrat, un directeur de la DDASS. Tel est le trio. Mitterrand y fait un tour.

La MJC de Saint-Fons sert de QG aux actions Forum Justice et là, apparaît sur fond d’exemple tiré des folles de Mai (on voit bien le délire comparatif) une affiche où apparaît Ahmed Boutelja, une femme à hidjab, première trace de l’Islam, grand absent du reportage, puis projet d’une marche pour l’égalité avec la photo de Patrick Mirval, un antillais, mort, en 1974, lors d’un transfert au quartier disciplinaire de Fleury-Mérogis (ce qui n’est pas précisé dans le reportage). Le diptyque racialiste vrai blanc / non-blanc est déjà en place.

La marche des jeunes de banlieue se décide. Le prêtre Christian Delorme cite Gandhi et ses marches, l’arabe parle des frères des victimes, on nage en plein délire justicialiste mais le prêtre lâche un mot, « …des français aussi » viendront, on est quand même en France.

SOS Avenir-Minguettes se retrouve avec 6 millions d’anciens francs et organise des camps de vacances.

Vient la Marche et la « persistance du danger » :  un jeune tué par un « amateur d’armes », les « exactions » des CRS contre l’ami Burger. Le préfet Bernard Grasset ne soutient plus ses policiers. Lors de la marche, présence de plusieurs ministres et du « Tout-Paris ». On voit Georgina Dufoix, je pense au sang contaminé. Il y a Claude Cheysson, l’homme qui laissait tomber les polonais et l’histrion Jack Lang.

« Happening beur » sur fond de Clash. 100 mille à Paris est-il écrit, ils seront 10 fois plus nombreux en défense de l’école libre.

Discours pénalophile de Georgina. Mitterrand reçoit les marcheurs, sort de sa poche la carte unique de 10 ans. Beaucoup de keffiehs palestiniens dans les manifs, « français, immigrés, égalité des droits », tel est le slogan. Renaud perdu dans la foule

Enfin vint l’affaire Carpentras

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La thèse est la suivante : l’affaire Carpentras fut une manipulation orchestrée par le président Mitterrand afin d’empêcher la droite de s’allier au Front National. Cette thèse est colportée par Yves Bertrand ex-patron des RG, Eric Zemmour et Me Macary notable frontiste de la ville et accessoirement avocat d’un des protagonistes de la profanation, mort dans des circonstances plus que troubles.

J’affirme que cette thèse ne tient pas debout et qu’elle témoigne à quel point l’ère Mitterrand aura perverti le rapport des français à la réalité.

On sait aujourd’hui que la profanation fut menée par un groupe de skinheads proches du PNFE dans la nuit du 8 au 9 mai 1990 et ce afin de commémorer l’acte final du suicide nazi. Ce n’est que deux jours plus tard que les services de police sont alertés et que Pierre Joxe s’empare du fait divers pour le transformer en enjeu national.

Bien entendu, la proximité de Joxe et de Mitterrand permet de conclure que le retentissement donné à cet évènement, somme toute anodin, fut absolument volontaire et destiné à créer autour du conducator de Latché un ersatz de religion civile dont le Front National fut la victime expiatoire.

Le but ne fut en aucun cas de diviser la droite, puisqu’elle l’était déjà, ni d’empêcher celle-ci de s’allier avec le Front National, les saillies crypto-antisémites de Jean-Marie Le Pen étant destinées, notamment, à empêcher tout glissement frontiste vers une satellisation digne du défunt CNI.

En effet, il est toujours bon de rappeler qu’après la déclaration de Jean-Marie Le Pen sur le détail, la défense des historiens dits révisionnistes, les vannes douteuses visant Anne Sinclair, le jeu de mot sur Durafour-Crématoire et la séance de dédicaces d’Henri Roques lors de la fête bleu-blanc-rouge de l’été 1989, les mises en cause permanentes dans la presse proche du parti du B’nai Brith moteur supposé du complot mondialiste, le leader du Front National avait adopté une rhétorique antisémite canada dry assez trouble pour échapper aux tribunaux mais assez explicite pour plaire aux forcenés et à tous ceux qui pensent que pointer le pouvoir des juifs et chatouiller leur lobby c’est se maintenir dans un anticonformisme de tradition anarcho-droitière.

En conduisant le cortège des manifestants contre la figure séculière du Mal (le racisme, l’antisémitisme et l’intolérance pour reprendre les mots de Pierre Joxe), François Mitterrand, accompagné de tous les seconds couteaux d’une droite qui attendait de dépecer les vieilles figures (Chirac et VGE), faisait oublier une triple crise politique, nationale et morale.

La grande affaire européenne masquait l’impuissance de l’Etat, son pitoyable pilotage de l’économie mondialisée (telle que la menait en sous-main Mr Haberer à la tête du Crédit Lyonnais), le colbertisme schizoïde d’élites qui trouvaient dans l’ouverture libérale de quoi arrondir les fins de mois tout en se faisant les contempteurs du reaganisme et du thatchérisme.

La fin du roman national se masquait derrière les oripeaux de la vulgate antiraciste, de la France qui marche au mélange, du on ne peut pas accueillir toute la misère du monde mais on abandonne l’objectif de passer sous la barre des deux millions de chômeurs officiels.

La rupture de confiance envers les élus que venait de sanctionner le vote d’une loi d’amnistie concernant le financement des partis politiques indiquait l’ampleur d’une faillite morale où des socialistes sans boussoles et des gaullistes sans nation s’accordaient pour remettre les compteurs à zéro sans que jamais ne cesse le bal des affaires, le vaudeville interminable des copains et des coquins pris plus ou moins la main dans le sac mais toujours proches de la sortie, blanchis de combattre à si bon compte la barbarie et le fascisme.

L’affaire Carpentras s’est voulue le rassemblement de Nation derrière ses représentants moyennant l’exorcisme onirique du Mal que le Front National se chargeait d’incarner, dernière manifestation d’une unité de façade avant que le décor ne parte en lambeaux.

Publié par : Memento Mouloud | mars 7, 2015

Pour commémorer la fin du hipster (12 clichés)

 

 

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SPETT.UMBERTO ECO A NAPOLI (SUD FOTO SERGIO SIANO)

Publié par : Memento Mouloud | mars 7, 2015

Le salon Finkielkraut invite Obertone et Joffrin

Ce matin sur les ondes de France-Culture la petite voix fluette de Laurent Obertone s’opposait à celle, faubourienne de Laurent Joffrin sous l’arbitrage d’Alain Finkielkraut. Le premier se défendait d’être un complotiste, le second lui opposait que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, en position d’arbitre, Finkielkraut essayait d’établir que la gauche avait imposé un climat permanent de chasse aux sorcières. Le premier se posait en victime d’un complot médiatique et menaçait Joffrin de devoir rendre des comptes à la vox populi vox dei, le second défendait les subventions étatiques à la presse écrite mais convenait que, oui, tout de même, certains quartiers avaient des allures singulières, que c’était là un changement de société et peut-être un apartheid quand Finkielkraut évoquait la fuite des français qu’on dit de souche. Le premier fonctionne sur le mode du on nous cache tout on nous dit rien, Joffrin sur celui de l’optimum fragile, le premier mentionne la sélection naturelle à propos des opinions, le second la devise républicaine menacée par les tueurs de Charlie, parfois Alain Finkielkraut était obligé de rappeler des évidences, la dissonance cognitive et mémorielle des clercs de gauche devant le présent, l’opposition entre la tribu et la nation quand Obertone aurait bien voulu soutenir à l’antenne que les français sont des chimpanzés comme les autres. Obertone trouvait qu’Internet allait mettre un terme à Big Brother, Joffrin usait de quelques éléments d’analyse rhétorique, causait métonymie et blabla, pétition de principe et baratin, Alain Finkilekraut ponctuait d’envolées lyriques à propos du règne sur la Toile des Soral et Dieudonné qui lui faisait regretter l’hégémonie anti-raciste de Libé, ancien style. En coupant la radio et le moteur, on sortait de cette causerie comme d’une conversation dans un salon Verdurin quelconque, on n’avait rien appris, juste le timbre de voix de garçon-coiffeur pas vraiment viril d’Obertone qui semblait promettre à Joffrin la guillotine pas si symbolique du prochain régime qui ressemblait étrangement à celui du FN mariniste, un simple poutinisme à la française avec plein de retour à et de leçons de choses, d’anathèmes et de fausses évidences, de délations et de discours échevelés sur les mauvais maîtres et les envahisseurs à turbans, un truc trop frais comme on disait il y a peu de temps.

Publié par : Memento Mouloud | mars 6, 2015

Karl Popper et la théorie sociologique de la conspiration

Cette théorie antérieure à la plupart des formes de théisme est apparentée à la conception de la société chez Homère. Sa conception de la puissance des dieux lui permettait d’expliquer les évènements dont la plaine de Troie était le théâtre comme n’étant qu’un reflet des intrigues de l’Olympe. La théorie sociologique du complot n’est qu’une variante de cette forme de théisme, de cette croyance en des dieux qui gouvernent toutes choses selon leur arbitraire. Mais la théorie sociologique du complot se développe après qu’on a abandonné Dieu en cherchant à répondre à la question de savoir qui joue son rôle. Sa fonction est alors assumée par différents détenteurs de pouvoir, groupes ou individus : des groupes de pression malveillants que l’on accuse d’avoir manigancé la grande dépression et tous les maux que nous endurons.

La théorie sociologique du complot est largement répandue, autant qu’est restreint son contenu de vérité. C’est seulement lorsque certains de ses tenants parviennent au pouvoir qu’elle finit par ressembler à une théorie qui rendrait compte d’évènements qui se sont réellement déroulés. Alors le pouvoir s’efforce de démanteler cette conspiration mythique en lui opposant son propre complot, bien réel.

Publié par : Memento Mouloud | mars 6, 2015

Juin 1972 : la chute du président Nixon

Lorsque Nixon eut à se défendre des accusations qui pleuvaient sur son compte, il se mit à citer Lincoln car il savait que ce qui s’engageait était une mise à mort symbolique. Il avait bénéficié de l’état de guerre pour établir l’exceptionnalité de la souveraineté présidentielle garantie par la Cour suprême. Lincoln avait piétiné les prérogatives du Congrès, suspendu l’habeas corpus, spolié les propriétaires d’esclaves parce qu’il lui fallait gagner la guerre et que toute guerre préside à une redistribution des cartes qui, en régime moderne, induit une redistribution des propriétés. Se lancer dans une guerre c’est donc prendre le risque d’une guerre civile et agir afin que celle-ci n’advienne pas.

Garant de ce qu’il nommait le bien commun, Nixon avait menti. Ce qu’il ne voulait pas endosser c’était le costume de Richard III dont la dépouille gisait dans quelque champ d’Angleterre. En bon quaker, il attendait le châtiment parce que l’étape suivante impliquait la rédemption. A la veille de sa démission il entraîna Henry Kissinger dans le salon « Lincoln » de la maison blanche pour une nuit de prières et ils pleurèrent en entendant les cantiques du trépassé qui n’avait pas encore ce faciès simiesque que lui fabriqua Tim Burton.

Opposer Nixon et le président Wilson est encore plus aberrant puisque le premier considérait le second comme un saint patron. Le même héritage messianique, délivrer l’Amérique de l’esclavage puis délivrer le monde de la guerre, Nixon entendait le porter et le reformuler. Tandis qu’il laissait Kissinger s’identifier à Metternich, le petit juif immigré prouvant que l’Amérique l’avait transsubstantié en prince d’Ancien Régime aux prises avec la Révolution mondiale, Nixon ne jouait pas une partie de poker ordinaire car son partenaire était le même que celui de Bobby Fischer, Dieu, tout simplement.

« Le Rêve américain est devenu réalité » disait Richard le truqueur alors que l’ambassade américaine de Saïgon avait été pris d’assaut par les troupes sacrifiées du Vietcong. Mais si le rêve doit se matérialiser, il transforme la trame historique en stations et en cauchemar. Tous les lieux du Watergate sont une litanie de chambres d’hôtels, de motels, de parkings, de halls d’aéroports et de restaurants, un monde en transit. Une immense toile où les voix enregistrées servent d’échos à des visions fugitives. En 1969, il prétendait encore défendre le libre choix des sud-vietnamiens en bombardant le Laos et le Cambodge, en 1971-72, il les avait déjà abandonnés à leur sort, laissant le champ libre aux troupes communistes.

Sa politique de sécurité nationale qui entendait transformer toute l’Amérique en une majorité définitivement silencieuse sinon pour ordonner des referenda sur l’organisation des districts scolaires et le ramassage de poubelles quand celui-ci évitait de froisser les intérêts de la mafia, provoqua la fuite des Pentagone papers. Contre de tels actes, le futur président de la cour suprême et alors adjoint de l’attorney general, William Rehnquist, allait établir un droit absolu des présidents américains à la prévarication et à l’absence de responsabilité devant qui que ce soit.

Richard Nixon fut le premier président à matérialiser le gouvernement invisible cher à Edward Bernays. Tandis qu’il réduisait le Watergate à une histoire de morpion, il était le dard turgescent et le monde, l’anus béant.  Même un de ses frères était sur écoute. Il en voulait aux « trous du cul », « intellectuels de haute volée » et « têtes molles » mais visiblement la parade des sphincters gagnait toute la Maison Blanche dès lors que l’impeachment approchait.

Le pauvre Nixon en était réduit à réécouter toutes les bandes magnétiques pour charcuter ici ou là, sauver ce qui pouvait l’être de son image fabriquée selon les procédés publicitaires de Madison Avenue. Law and Order avait été le slogan, un trou de chiottes la forme figurée d’un réel où l’Amérique évacuait l’excrément Nixon qui avait été sa pépite d’or et sa tête.

Nixon avait été un délateur et avait commencé sa carrière politique en exhibant des documents cachés dans une citrouille accusant Alger Hiss. On lui avait fourni des fonds pour sa campagne de 1952, il était alors un ultra du lobby taïwanais. Avec Kennedy, il avait trouvé un maître en contorsions et coups tordus mais Kennedy était catholique, il croyait modérément au re-birth et à la possibilité de reformater le péché en corps glorieux. Son corps était en voie de destruction mais c’était Nixon qui suait à grosses gouttes devant les écrans de télévision parce qu’il avait la fièvre.

Les américains du moins une majorité de ceux qui se déplaçaient pour voter avaient élu un pervers qui aimait à ce qu’on le lacère dès lors que sa projection idéale était en miettes. De l’autre côté de l’Atlantique, François Mitterrand allait reprendre le même canevas. Sa femme, Pat, aurait aimé qu’il détruisît les enregistrements comme on brûle des lettres d’amour car la seule intimité du brave Richard, c’était l’exercice nocturne du pouvoir, son véritable office. Cela ne l’empêchait de rénover ses résidences de San Clemente et Key Biscayne sur les fonds de la Maison Blanche. Le pays lui devait bien son élan cordicole pour l’Amérique.

Les origines des sidas

C’est à Kinshasa, et résultant d’une seule contamination entre un chimpanzé et un homme, en 1920, que l’épidémie de Sida a commencé.

Le VIH-1, à savoir le principal type de virus du sida présent dans le monde, se compose de quatre groupes (M, N, O et P), chacun ayant une origine propre. Or, si l’origine simienne (issue des singes) des groupe M et N (en fait des chimpanzés du Cameroun) avait été identifiée, le réservoir des groupes O et P restait jusqu’ici inconnu.

Jusqu’ici, puisqu’on sait désormais que ces variants « sont originaires de gorilles du sud-ouest du Cameroun », a annoncé mardi 3 mars l’Institut français pour la recherche et le développement (IRD).

Cette découverte est la conclusion d’une étude menée par l’institut en collaboration avec de nombreux partenaires, et publiée lundi dans la revue américaine « Proceedings of the National Academy of Sciences » (PNAS).

Cette découverte a été réalisée à partir d’analyses génétiques de déjections de chimpanzés et de gorilles du Cameroun, du Gabon, de la République Démocratique du Congo et d’Ouganda.

« Cette étude montre que, comme les virus de l’immunodéficience simienne (SIV) infectant des chimpanzés, ceux des gorilles sont aussi capables de traverser la barrière des espèces et peuvent provoquer des épidémies », explique Martine Peeters, virologue de l’IRD et de l’Université de Montpellier, qui a conduit ces travaux. Le VIH est donc issu d’une transmission du virus de l’immunodéficience simienne (VIS) infectant naturellement les grands singes du sud du Cameroun.

Le groupe M du VIH-1, la souche la plus répandue, est responsable de la pandémie de sida avec plus de 40 millions de personnes infectées dans le monde. Des tissus humains conservés au Cameroun, datant de 1959, ont d’ailleurs montré qu’ils étaient infectés par le virus, les contaminations pouvant résulter de morsures et contacts avec le sang lors de la chasse, ou de consommation de viande d’animaux infectés. En outre, si l’on connaît 13 souches différentes chez l’homme, seule la souche M, est à l’origine de la pandémie dont le foyer initial est à Kinshasa.

Avec l’afflux, par voie fluviale et par train, entre les années 1920 et les années 1960 de commerçants et de travailleurs du sud-est du Cameroun vers le Congo et Kinshasa, le virus a pu s’y retrouver, et commencer à se diffuser. Puis, de Kinshasa, il a pu se déplacer, notamment en train vers les exploitations minières, avec ses humains porteurs, dans toute l’Afrique centrale et australe. Tout en mutant à grande vitesse jusqu’à devenir le virus virulent qui a explosé au début des années 1980. Parmi les facteurs qui ont accéléré sa diffusion, l’augmentation de la prostitution et l’utilisation d’aiguilles non stérilisées dans le cadre d’opérations de santé publique. Colonisation, flux de populations engendrés par le désenclavement et le « progrès » technique, insertion dans les circuits capitalistes, espoirs et cupidités mêlés, santé publique inexistante sous le règne glorieux de la médecine coloniale qui vaccinait les hommes en vétérinaires-pharaons du peuple de la brousse, déforestation, sexe tarifé, le cocktail n’est pas né dans un laboratoire de la CIA.

Alors que le groupe P n’a été détecté que chez deux individus jusqu’à présent, le groupe O a pu se propager chez les humains dans plusieurs pays en Afrique centrale et occidentale. On estime qu’il a infecté près de 100.000 personnes. Quant au VIH-2, qui sévit principalement en Afrique de l’Ouest, il est établi depuis plusieurs années qu’il dériverait du virus d’immunodéficience simienne touchant le macaque Mangabey.

Libération / L’Obs / BAM

Le pénis moyen est toujours moyen

 Les médecins britanniques ont utilisé vingt études englobant plus de 15 500 mâles volontaires et nostalgiques des bordels hygiénistes dont le pénis a été mesuré selon une procédure standardisée par des professionnels de santé munis de gants jetables et autres accessoires.

D’après les graphiques, la longueur d’un pénis au repos est en moyenne de 9,16 cm, et de 13,24 cm si on l’étire (avec une enclume ?). En érection devant un professionnel de la santé à procédure standardisée, sa longueur moyenne est 13,12 cm, en revanche le ressenti vagino-ano-buccal est différent. La circonférence du pénis, toujours en moyenne, passe de 9,31 cm au repos à 11,66 cm en érection (même observation). Par ailleurs, il y a une « assez faible » corrélation entre la longueur du pénis en érection et la taille du sujet, selon les auteurs. La corrélation avec le volume du cerveau ou l’activité de l’hippocampe n’a pas été mesurée.

La majorité des hommes pris en compte dans cette analyse sont originaires d’Europe et du Moyen-Orient. Il est, par conséquent, impossible de tirer des conclusions sur d’éventuelles différences de taille du pénis selon les origines ou les cultures spécifiquement africaines, notent les auteurs qui ne se prononcent pas sur la question controversée de la taille de la verge parmi les populations nigériennes ou du bassin du Congo. Ces derniers admettent toutefois que les résultats peuvent ne pas être tout à fait représentatifs, des variations de températures (exposition entre – 20 et + 45 degrés centigrades) ayant pu influer sur les résultat. De plus, certains énergumènes ont participé à ces mesures parce que satisfaits de se masturber et de forniquer pour la science. Les auteurs préconisent donc de poursuivre par une expérience masturbatoire-fornicatrice collective supérieure et parfaire cette exploration analo-vagino-buccale.

L’Académie nationale de chirurgie avait livré des données similaires en octobre 2011 en mettant en garde contre les demandes de chirurgie du pénis qui peuvent être superflues et non dénuées de risque. « Le sentiment d’un pénis de taille insuffisante est pour l’homme source d’anxiété ou de souffrance psychologique », soulignait cette institution savante face à la demande « souvent pressante » d’une chirurgie correctrice. Elle se déclarait soucieuse de « sensibiliser le public à l’inutilité et au risque de toute chirurgie sur un pénis de dimension normale et physiologiquement actif ». Dans un avis rendu public elle indiquait en note une longueur « moyenne » au repos de l’organe masculin (9 à 9,5 cm) et en érection (12,8 à 14,5 cm) ainsi qu’une valeur moyenne de sa circonférence au repos (8,5 à 9 cm) et en érection (10 à 10,5 cm). Elle ne se prononçait pas sur les dimensions souhaitées en cas de phalloplastie.

Le Monde / BAM

L’Eurasie : berceau génétique de l’Afrique ?

Le Projet d’étude des variations du génome africain (African Genome Variation Project), conduit par Deepti Gurdasani, de l’institut Sanger de recherche en génomique, commence à le révéler. Les chercheurs ont analysé deux types de données : d’une part des données génotypiques (les versions de certains gènes) de 1481 individus provenant de 18 groupes ethnolinguistiques différents à travers l’Afrique subsaharienne ; d’autre part les séquençages complets des génomes de 320 individus représentant sept groupes ethnolinguistiques de trois régions distinctes géographiquement, à savoir l’Éthiopie (Afrique du Nord-est), l’Ouganda (Afrique de l’Est) et l’Afrique du Sud.

Ces données fournissent représentation la plus complète de la diversité africaine à ce jour. La sélection représente en effet les trois groupes ethnolinguistiques africains majeurs : le groupe des langues nigéro-congolaises, la plus importante famille de langues africaines (et du monde !) avec 1514 langues, le groupe des langues nilo-sahariennes parlées surtout en Afrique subsaharienne orientale et les langues afro-asiatiques (chamito-sémitiques) parlées dans le Sahara, à l’Est de l’Afrique et au Proche-Orient. Or la formation de ces groupes ethnolinguistiques a déterminé de façon essentielle les sources de gènes et les flux géniques à l’origine de la diversité génétique actuelle de l’Afrique.

Pour commencer, les chercheurs retrouvent dans leurs données la trace de l’expansion bantoue. Cette expansion d’une population paysanne originaire du Cameroun et du Nigéria actuels vers l’Afrique forestière puis orientale et australe se serait produite il y a 3 000 à 5 000 ans. Elle est à l’origine des quelque 450 langues nigéro-congolaises apparentées en Afrique.

Plus surprenant, les chercheurs ont aussi mis en évidence un flux de gènes entre l’Eurasie et l’Afrique de l’Est, survenu entre 7 500 ans et 10 500 ans. Particulièrement évident chez les Éthiopiens, ce métissage entre Eurasiens et Africains traduit ainsi un « retour » dans le berceau de l’humanité des gènes dispersés hors d’Afrique des dizaines de milliers d’années plus tôt lors des vagues successives de sortie d’Homo sapiens hors d’Afrique successives. En masquant dans les données les gènes d’origines eurasiatiques, les chercheurs ont constaté que la diversité génétique africaine décroît fortement, ce qui prouve que les gènes eurasiatiques y ont contribué de façon considérable. Deux interprétations sont possibles : soit la genèse des ethnies découle du mélangea à grande échelle de composantes génétiques différentes, dont la composante eurasiatique ; soit plusieurs petits groupes eurasiatiques se sont dispersés en Afrique, où ils ont ensuite été chacun soumis à une forte sélection, qui a accru la diversité de l’apport eurasiatique global. Ainsi, la fondation du groupe Niger-Congo (bantou), qui représente aujourd’hui la majorité de la population africaine, semble résulter de la contribution d’un très grand nombre d’individus, dont des Eurasiatiques, à l’époque de l’expansion bantoue.

Tout aussi intéressantes sont les traces de gènes buhsmen (ou Khoïsans, des chasseurs-cueilleurs antérieurs à l’expansion bantoue) partout en Afrique. On en trouve même dans le génome ouest-africain, ce qui suggère que les Khoïsans correspondent à une population ancienne qui constituerait le substrat génétique originel de l’Afrique sub-saharienne. Au cours de leur expansion, les bantous auraient repoussé les Khoïsans dans les forêts et les déserts, mais se seraient aussi mélangés à eux.

Pour la Science

Publié par : Memento Mouloud | mars 3, 2015

Avril 1972 : Le Royaume-Uni entre dans le marché commun

Lorsque le Royaume-Uni entra dans le marché commun, en 1972, le parti conservateur venait d’adopter le Selsdon Programme, premier tournant néo-libéral de l’après-guerre. En butte à la radicalisation d’une partie de la gauche extra-parlementaire, dont certains passèrent à la lutte armée (épopée des angry brigade et de l’IRA) mais aussi à l’opposition de classe des shop stewards (délégués d’atelier) devant les mesures de dérégulation du marché du travail, le gouvernement d’Edouard Heath fit face à ce que la Trilatérale allait nommer une crise de gouvernabilité. La moyenne de jours perdus pour faits de grève fut multipliée par 5 entre les années 1963-1967 et 1967-1972, elle était alors quasiment trois fois supérieures à la moyenne française. C’est ce moment que choisit Georges Pompidou pour tendre la main au vieux frère britannique.

L’Angleterre était alors la pointe de la modernité et la jeune classe ouvrière britannique avait mêlé dans un cocktail détonnant la Northern soul, le reggae et le rythm and blues avec leurs effluves de tetrahydrocannabinol et leurs amphétamines. A part la finance qui jonglait avec les eurodollars et les paradis fiscaux, rien ne pouvait rivaliser avec cette montée d’adrénaline et cette sculpture de soi. Les Mick Jagger et David Bowie n’étaient pas seulement des dandys adulés dont le second transformait le cut-up en procédé de coupure des flux sémiotiques pour les masses, le même avait annoncé dans Diamond Dogs la venue de l’humanoïde suraliéné dans un paysage d’apocalypse. Comme allait le crier les Clash, London is burning, ou du moins le fantasme d’un Londres en flammes alimentait la peur, non pas du déclin mais d’un opéra Good Bye Great Britain dont la dévaluation de la livre sterling en 1967 était comme le signal du chef d’orchestre.

La haine raciale n’était pas née de la crise, dès 1958 les teddy boys avaient ratonné les antillais de Londres comme ils détestaient les beatniks d’universités. Mais les années 1960 avaient amorcé un tournant. Les mods étaient une étrangeté aux yeux de leurs parents, trop bien habillés, trop classieux, donc déviants. La soul américaine et le ska faisaient leur ordinaire. Comme l’homme noir devint une figure de référence, une figure ambivalente, les mods se scindèrent en deux branches dont l’une, les skinheads, allait récupérer le ton teigneux et jingoïste des teddy boys. Devant le spectacle du désordre, on cherchait confusément des maîtres, maitres-mots du marché et de l’autorité restaurée, c’était là le pari gagnant.

Les identités flottaient et l’industrie culturelle, y compris son versant pharmaceutique, tentait de les capter parce que l’Angleterre devait imprimer sa marque sur le monde occidental quoiqu’il en coûte.

Aussi Enoch Powell, ancien prodige de l’aile droite du parti conservateur et libéral bon teint ne fut pas écarté parce qu’il était raciste mais parce que l’Angleterre ne pouvait pas afficher le profil singulier du réduit afrikaner. Dès lors l’entrée dans le marché commun n’était pas une renonciation au grand large mais plutôt une conversion des élites européennes à une modalité patrimoniale du capitalisme comme l’indiquait la décision de Georges Pompidou de laisser filer le déficit budgétaire, choix que les deux chocs pétroliers renforcèrent, creusant un sillon dont aucune équipe gouvernementale ne s’écarta quarante années durant.

Publié par : Memento Mouloud | février 23, 2015

Pourquoi il faut se débarrasser de la gauche de gouvernement

Avec les attentats de janvier 2015, il est bien évident qu’une guerre a été déclarée et qu’elle vise trois cibles la petite-bourgeoisie intellectuelle, la police, les juifs. Cette guerre est menée par des musulmans. Elle vise sans doute d’autres musulmans mais sur notre sol, elle n’a jamais tué un seul musulman proclamé et nombre de musulmans l’approuvent. Or que dit le premier ministre ? Ceci est la faute d’un apartheid. Il n’a pas dit ghetto mais apartheid. Or l’apartheid fut imposé par la minorité européenne d’Afrique du sud aux populations de couleurs, à l’exception des japonais, blancs d’honneur. Elle fut une doctrine d’Etat. Comme Manuel Valls écarte la doctrine d’Etat, il vise donc un ensemble populeux, un ensemble nombreux, les français d’avant l’immigration afro-maghrébine et parmi ceux-ci les français propriétaires et dans ce sous-ensemble, les français propriétaires diplômés et parmi ce sous-groupe, les français propriétaires diplômés et cultivés. La cible est claire, son antonyme est un fantasme : le prolétaire afro-maghrébin musulman exploité et discriminé seul (s) dans son/ses « quartiers ». Il est aussi une réalité électorale : 80 % des musulmans votent socialistes, le PS est donc le premier parti des musulmans de France.

Qui fut désigné comme le coupable, non pas des attentats, mais des manquements scolaires à la minute de silence donc à la défection de milliers d’enfants français musulmans ? Les enseignants et l’école, la petite-bourgeoisie intellectuelle. Non pas le prof de techno, de math ou de gym voire l’instituteur mais le professeur de lettres, de philosophie ou d’histoire. Non pas le chanteur de rap, le parent observant fondamentaliste, l’imam, l’éducateur péri-scolaire, le ponte de télévision, le journaleux aux ordres, les chaînes arabes, l’ignorance d’Etat, le nombrilisme de masse mais le professeur de lettres, de philosophie ou d’histoire auxquels des programmes désastreux ont été imposés par l’Etat républicain, justement parce qu’ils étaient désastreux car le savoir est inepte comme l’a proclamé Najat Vallaud-Belkacem en réclamant l’abolition de la seule évaluation française fondée sur un savoir : la note.

Najat Vallaud-Belkacem est ministre de l’Education Nationale, son mari, secrétaire général adjoint de l’Elysée, leurs enfants, directeurs de cabinet ?

En instituant le travail dominical, le ministre banquier-socialiste Macron a déclaré illimité en droit le temps dévolu à tout projet entrepreneurial sur le territoire français. Exactement comme la SNCF réhabilite les trois classes sous d’autres noms, le socialisme de gouvernement est le chemin le plus court vers l’assujettissement.

A-t-on jamais vu un socialiste d’Etat s’opposer au capitalisme ? Julien Dray trouve qu’on doit admirer l’homme qui a une belle voiture, Macron espère que les jeunes français désirent devenir millionnaires. Le crime des socialistes de gouvernement, invoquer Jaurès et Moulin pour ripoliner leur vulgarité spiritualiste et cupide.

Je prendrai au sérieux l’écologie quand elle aura désigné la cible principale de l’iniquité contemporaine : le corps mortel de l’être parlant. Quand le socialiste évoque l’écologie il encourage le support technologique et l’exhibition du premier des cyborgs, l’épure de l’avant-garde émancipatrice, le trans, parce que celui-ci est porteur d’un projet entrepreneurial dont l’épreuve qualifiante est la souffrance dialectisée qui se résout dans l’offre industrielle d’identités. La souffrance qui ne se surmonte pas, l’indicible, la mort à l’œuvre, le progressiste y oppose les molécules, l’accompagnement neuro-cognitiviste, l’euthanasie, comme disait l’autre « C’est l’émission Secret Story qui a tout déclenché. Il y avait Erwan et son secret : il était transsexuel, FTM, comme moi !…il y avait une équipe à l’hôpital Sainte-Marguerite de Marseille, dédiée au trouble de l’identité de genre…c’est cette équipe qui m’a donné le feu vert pour l’hormonothérapie, un protocole qui dure deux ans et qui est pris en charge par la Sécu…Un jour, je ferai une phalloplastie, là, c’est secondaire. Socialement, c’est fait, je suis un garçon ».

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