Publié par : Memento Mouloud | mai 17, 2013

Europa Décadent Inc

L’INSEE vient de reconnaître que la France est en récession. Le temps n’est plus où les mésanges du PS sifflotaient, avec toute l’assurance de ces polytechniciens qui ne connaissent rien à la réalité, que la croissance en 2013 serait de +0,8% (n’est-ce pas Madame Karine Berger….). Le mouvement a commencé en 2011 mais il s’est accentué avec François Hollande. À cela, pas de mystère. Ce dernier mène exactement la même politique que son prédécesseur. Il y a un point cependant qui apparaît comme plus inquiétant encore que la récession : c’est la chute de l’investissement et de la demande. 

« Présenter le sursis obtenu (devant la Commission européenne) comme une victoire de la France est faux. La commission n’avait pas les moyens de faire autrement. De plus, ce n’est pas la France mais les Pays-Bas, un des gardiens du temple du néolibéralisme, qui ont mené le combat. Ils ont mené un débat interne très large avec toutes les forces politiques et sociales sur la conduite à tenir face à la récession. Et ils ont décidé unilatéralement de surseoir au plan d’austérité qui les menait à la catastrophe, sans rien demander à la commission. Non seulement, ils ont décidé de ne pas réaliser les économies de 4 milliards d’euros supplémentaires imposés pour revenir aux 3 % de déficit budgétaire mais ils ont différé aussi les réformes structurelles. »

En Espagne, en Grèce, au Portugal, en Irlande, où les recettes préconisées par Bruxelles ont été appliquées à la lettre, les taux de chômage atteignent des records, et il en est de même pour les faillites d’entreprises. Les économies sont entraînées dans des spirales dépressives qui semblent sans fin. Il faut remonter à l’expérience de la stratégie du choc libérale menée en Russie au début des années 1990, après la chute de l’URSS, pour retrouver un tel effondrement économique.

Dans le même temps, les déficits et l’endettement public, qui étaient censés diminuer, explosent au contraire. En cinq ans, l’endettement de l’Espagne est passé de 58 % à presque 100 % du PIB. Celui de la Grèce dépasse les 170 %. Celui du Portugal a augmenté de 25 % depuis le plan de sauvetage.

On ne peut donc pas imaginer que la contraction de la demande intérieure en France sera compensée par une forte demande extérieure. D’une part, les principales économies de la Zone Euro (sauf l’Allemagne et encore) sont elles-mêmes en récession, et la demande y décroît même plus vite qu’en France. D’autre part, pour pouvoir gagner sur l’extérieur un espace de profit, il faut être compétitif. Hors, depuis 2003, la compétitivité française s’est détériorée, et l’Euro n’est pas pour rien dans ce processus.

On voit par ailleurs que la mise en œuvre des politiques allemandes de transfert du poids des charges des entreprises vers les ménages, politiques qui sont l’équivalent d’une dévaluation masquée, ont fait la démonstration que le gouvernement allemand mène une politique d’éviction de ses voisins visant à sauver sa seule bourgeoisie nationale. Le fait que l’excédent commercial de l’Allemagne soit passé de 66% à 72% pour sa part réalisé dans la zone Euro en est une autre preuve. On constate la dégradation de la balance commerciale à partir du début de 2004, le déficit commercial atteignant son maximum au 1er trimestre 2011. Par la suite, la réduction de la demande intérieure a limité l’ampleur de ce déficit, mais ce fut au détriment du taux de croissance qui, dès la fin de 2011 a commencé à stagner.

Aussi, l’investissement productif lui aussi décroît. Ce qui est plus grave est que toutes ses composantes sont affectées d’un même mouvement, qu’il s’agisse des entreprises (non-financière) ou des ménages, et ceci en dépit de taux d’intérêt très bas.

Pendant ce temps, “La Grèce fait son entrée dans une sorte de “Zone Asie”, pour ce qui est du marché du travail déjà. Loin des projecteurs, la visite de cinq jours à Athènes, d’une nombreuse délégation composée de spécialistes et de technocrates issus de la Banque mondiale (World Bank) passe inaperçue. Pourtant, le principal objectif, est l’encadrement du processus et des mutations, quant aux relations au travail en Grèce, le tout, dans un marché qui prend inexorablement la voie de la Chine. En effet, les technocrates de la Banque mondiale (et qui arrivent en Grèce, en partenaires à la gouvernance économique imposée au pays par le FMI, l’UE et la BCE), sont déjà sur place depuis lundi, et ils achèveront leurs contacts demain matin, lors d’une réunion, en présence du ministre du Travail et de la Sécurité sociale”.

“D’après nos sources, ils apportent leur savoir-faire, ainsi que leur expertise, aux ministères, aux autorités et organismes locaux, ainsi qu’à certaines ONG installées en Grèce. Il s’agit notamment de superviser la création des zones économiques spéciales et à travers un processus, dont les principes et les réalisations du dit “premier monde” seront défaits, au profit d’une territorialisation, induirait une autre fiscalité ainsi qu’un autre droit du travail, à l’image de ce qui se passe en Asie du Sud-est par exemple. Parmi ces experts, il y a, Ramya Sundaram, elle a rédigé le “Satisfaction with life and service delivery in Eastern Europe and former Soviet Union” pour le compte de la Banque mondiale, elle est également experte chez Nathan Associates. Dirk Reinemann, un expert de nationalité allemande, il dirige l’antenne de la Banque mondiale à Bruxelles, et il a plus de dix ans d’expérience de terrain, pour ce qui est des économies comme du Nigeria, de la Bosnie et de l’Afrique du Sud. Ana Revenga ayant travaillé en Asie du Sud-est, et enfin, Margaret Grosh, spécialiste dans la gestion de la pauvreté en Amérique Latine et dans les Caraïbes…”

Mediapart / Jacques Sapir / Greek Crisis

Publié par : Memento Mouloud | mai 16, 2013

Refaire son corps (féminin) en 7 articles

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Le marché de la chirurgie esthétique ne s’est jamais aussi bien porté en France. Une étude de Xerfi estime que ces actes augmenteront de 2% par an d’ici 2015, tandis que les traitements non invasifs (toxine botulique par exemple) progresseront de 12% par an. Le phénomène est mondial : la croissance annuelle du marché de l’esthétique médicale devrait être de 10% et atteindre 7,1 milliards d’euros entre 2013 et 2017. Alors que les mammoplasties verront leur progression s’essouffler, d’autres secteurs plus lucratifs prennent déjà le relais.

Les lèvres

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Les bouches pulpeuses sont à la mode. Pour les obtenir, les Américaines préfèrent désormais avoir recours à la chirurgie plutôt qu’aux injections. Temporaires, celles-ci sont à renouveler tous les six mois alors que les implants en silicone sont permanents. Insérés sous anesthésie locale, ils évitent les irrégularités de surface. Un chirurgien américain confirme l’engouement de ses patientes pour ce nouvel acte invasif : il en pratique trois par mois désormais, contre zéro les années précédentes. Une opération qu’il facture entre 4 500 et 6 500 dollars (3 500 et 5 000 euros).

Les aisselles

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Certaines stars hollywoodiennes n’hésitent pas à se faire injecter de la toxine botulique dans les aisselles afin de s’assurer de ne pas transpirer lors d’événements importants, comme la remise des Oscars. Coût : entre 600 et 1 000 dollars (465 et 780 euros) : 93% des femmes affirmeraient, d’après une étude menée par Dove, que leurs aisselles ne sont pas attirantes. Pour convaincre les 7% restants, Dove a lancé en 2011 Dove Beauty Finish, un déodorant dont la promesse était d’obtenir de jolies aisselles hydratées et sublimées. « On sait toutes comment mettre en valeur nos cheveux, notre silhouette, nos jambes. Et nos aisselles ? Nos aisselles aussi ont le droit d’être belles » affirmait la publicité.

Les bras

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Les Américaines sont de plus en plus nombreuses à rêver de bras fuselés, quitte à passer sur la table d’opération pour y parvenir. Les interventions sur cette partie du corps, liposuccion ou lifting, ont ainsi augmenté de plus de 4% depuis 2000, avec 15 000 femmes opérées l’an dernier, selon un rapport de l’Association américaine des chirurgiens esthétiques (ASPS). Un rêve qui a un coût : entre 6 000 et 10 000 dollars (4 660 et 7 760 euros) pour une liposuccion, et entre 9 000 et 12 000 dollars (7 000 et 9 300 euros) pour un lifting.

Les seins

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Même si l’augmentation mammaire reste l’acte de chirurgie esthétique le plus pratiqué en France, d’après une étude menée en 2011, sa croissance risque de s’essouffler, notamment à cause des scandales récents liés aux prothèses PIP. Les chirurgiens pourront néanmoins tabler sur une nouvelle tendance vulgaire venue du Royaume-Uni, le « titooing », tatouage des mamelons à des fins prétendument esthétiques. La pratique fait actuellement fureur, notamment auprès des jeunes femmes de 18 à 25 ans. L’opération sous anesthésie locale consiste à foncer et mieux définir l’aréole des seins jugée trop rose et source de complexes pour de nombreuses femmes.

Gail Proudman, médecin indépendant dans une clinique, explique : « Beaucoup de femmes souhaitent avoir des mamelons foncés. C’est la mode. Certaines les trouvent trop roses ou pensent que cela ferait plaisir à leur petit ami. En feuilletant les magazines, elles subissent malheureusement la pression de leurs pairs. Ces femmes se font donc opérer pour pouvoir être seins nus sans complexer. »

La procédure, autrefois réservée aux cas de chirurgie reconstructrice, a désormais envahi le terrain purement esthétique. D’un coût de 1 900 dollars (1 480 euros), elle dure de douze à dix-huit mois.

Vagin et vulve

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Le vagin et la vulve sont désormais soumis aux mêmes diktats esthétiques que le visage. Des produits blanchissants aux crèmes rajeunissantesrien n’a été oublié dans cette course effrénée vers le sous-sol.

En cinq ans, le nombre d’interventions pour réduire les grandes ou petites lèvres a été multiplié par cinq dans les hôpitaux britanniques toujours à la pointe de la déréliction cool. Dans un article du British Medical Journal de mai 2007, le psychologue Lih Mei Liao et la gynécologue Sara M. Creighton résumaient ainsi les demandes des patientes :

« Elles veulent que leur vulve soit plate, sans aucune protrusion en dehors des grandes lèvres… Certaines femmes ont apporté pour illustrer l’apparence souhaitée des images provenant habituellement de photographies publicitaires ou pornographiques, qui peuvent avoir été retouchées par un procédé numérique. »

L’opération, qui consiste à diminuer la taille des petites lèvres et à améliorer l’apparence des organes génitaux, coûte environ 5 000 dollars (3 890 euros).

Les cuisses

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Le « thigh gap » est devenu la nouvelle obsession minceur des jeunes filles sur le Net et son symbole, après les côtes saillantes et les salières apparentes. Cette scène d’exposition au regard de tous se résume à quelques centimètres de vide : l’écart entre les cuisses, celles-ci ne devant absolument pas se toucher une fois debout. Depuis quelques mois, les jeunes femmes inondent Twitter et Facebook de photos d’inconnues et de célébrités arborant le fameux « gap » si convoité. Et en profitent pour échanger de précieux conseils afin d’atteindre ce nouvel idéal esthétique : régimes, exercices de musculation, massages. Une clinique londonienne témoigne de cette nouvelle lubie et affirme que les demandes de liporéduction dans les cuisses ont augmenté de 240%. La « lipoglaze », cette technique non invasive qui consiste à geler les cellules graisseuses afin de le faire disparaître, cartonne. Un business juteux quand on sait que le prix d’une séance oscille entre 900 et 1 500 dollars (700 et 1 170 euros).

Les pieds

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Le « Loub job » (abréviation de « Louboutin ») fait désormais fureur au Royaume-Uni. Une opération qui consiste à injecter du collagène (ou sa propre graisse) dans le talon et les coussinets des pieds afin de rendre le port des stilettos plus agréable. Symbole de ce succès, les demandes de « Loub jobs » ont augmenté de 21% en 2011. L’intervention, qui coûte 550 dollars, doit être renouvelée tous les six mois.

Rue 89 / BAM

Pour un festival de vulvesLarge labia project

Le pouvoir d’achat des ménages a enregistré une baisse record de 0,9 % en 2012, selon les chiffres donnés mercredi par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). « Cette évolution est mesurée sur l’ensemble des ménages », affirme l’Insee dans son étude, qui précise que « compte tenu de la croissance de la population, le pouvoir d’achat au niveau individuel (pouvoir d’achat par unité de consommation) se replie de 1,5 %, alors qu’il était stable en 2011. » C’est ainsi la plus forte baisse depuis 1984.

Ces chiffres, pour alarmants qu’ils soient, sont encore grevés par les dépenses incompressibles des ménages, que l’Insee appelle dépenses « préengagées ». Il s’agit des dépenses pour le chauffage, le logement, l’énergie, les services de télécommunications, la redevance télé, les frais de cantine, etc. Quand ces dépenses sont prises en compte, le budget qui reste aux Français, dit « arbitrable », chute de 2,2 % (et de 2,7 % quand on le ramène à l’unité de consommation).

Le ralentissement du revenu disponible brut de 1,8 point en valeur est imputable aux revenus du patrimoine (contribution de - 0,8 point) et aux revenus d’activité (- 0,7 point). Les impôts courants sur le revenu et le patrimoine y participent également (- 0,5 point). Seules les prestations sociales constituent un facteur d’accélération du revenu (+ 0,4 point).

Globalement, les revenus de la propriété perçus par les ménages décélèrent fortement. Les intérêts nets (reçus moins versés) sont certes bien orientés, soutenus notamment par la hausse du taux du livret A (+ 17 points de base en moyenne sur l’année) et le relèvement des plafonds de certains supports (livrets A et de développement durable). En revanche, comparés à 2011, les dividendes perçus par les ménages sont moins dynamiques (+ 1,9 % après + 6,4 %), en lien avec la dégradation des résultats des entreprises. Surtout, les revenus de la propriété attribués aux ménages dans le cadre de leurs placements en assurance-vie diminuent (- 4,0 % après + 5,6 %) : ce recul traduit le moindre rendement des placements des assureurs.

La masse salariale nette reçue par les ménages ralentit à + 1,6 %, après + 2,5 % en 2011. Ce freinage reflète le recul de l’emploi (- 0,2 % après + 0,4 %) et le léger fléchissement du salaire moyen net par tête (+ 1,9 % après + 2,2 %). Le revenu des entrepreneurs individuels décélère également (+ 1,7 % après + 2,7 %).

En 2012, les impôts sur le revenu et le patrimoine payés par les ménages accélèrent (+ 10,2 % après + 6,3 %), sous l’effet essentiellement de la mise en œuvre de nouvelles mesures fiscales, votées avant et après les élections. Parmi ces dernières, figurent la désindexation du barème de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, la modification du régime de taxation des plus-values immobilières, la révision des modalités de déclarations de revenus (cas des mariages, Pacs et divorces), la hausse des taux de prélèvements sociaux sur les revenus du capital et l’instauration d’une contribution exceptionnelle sur la fortune.

Les prestations sociales reçues par les ménages accélèrent en revanche (+ 4,0 % après + 2,8 %). La croissance des prestations du régime général est surtout portée par les branches vieillesse (+ 4,1 %  après + 4,6 %), du fait de l’augmentation tendancielle du nombre de retraités, et famille (+ 3,2 % après + 0,3 %) suite à la revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire. En outre, les prestations de l’Unedic accélèrent nettement (+ 5,2 % après - 0,4 %) avec la hausse du chômage.

En 2012, le revenu disponible ajusté des ménages est plus dynamique que le revenu disponible brut (respectivement + 1,2 % et + 0,9 %). Il bénéficie ainsi de la poursuite de la hausse des prestations sociales en nature (+ 2,5 %, après + 2,6 % en 2011) : la décélération de la partie marchande (+ 2,6 % après + 3,5 %), liée notamment aux remboursements de médicaments, est presque intégralement compensée par l’accélération des dépenses non marchandes (santé, éducation).

Publié par : Memento Mouloud | mai 15, 2013

Le secret du vin casher révélé

Toutes les boissons provenant des raisins, frais ou secs, qu’elles soient ou non alcoolisées, telles que le jus de raisin ou le vinaigre, seront considérées comme du vin du point de vue de la Loi

Afin d’éloigner de nous tout ce qui ressemble à une offrande aux idoles, nos Maîtres ont interdit tout vin ayant appartenu à un goy, même si nous ignorons s’il a été offert ou non à une divinité.

Nos maîtres ont estimé qu’il pouvait y avoir du danger, du point de vue de la conduite morale nécessaire à la survie du peuple, pour un juif de s’adonner à la vinasse en compagnie d’un ou plusieurs goyim. Cela pourrait conduire, horresco referens, à créer des liens pouvant conduire jusqu’à des mariages mixtes. Ainsi en prohibant l’usage du vin en compagnie d’un goy, nos sages ont tracé une limite qui nous indique jusqu’à quel seuil il est nous est permis de nous lier avec nos voisins.

N’oublie pas que si chacun devait interpréter la Tora selon l’acuité de son propre entendement, c’en serait fini de la survie de notre peuple car il résulterait de tout cela la confusion et une multitude d’interprétations plutôt qu’une Tora. Comme il n’y a qu’une Tradition et que tu dois lui obéir, dis-toi que même si les Maîtres s’étaient trompés, nous devons accepter leurs erreurs et délires, car mieux vaut un délire collectif et une règle admise par tous et décidée à la majorité que laisser chacun interpréter et agir selon son intelligence. Ceci ne pourrait aboutir, en vérité, qu’à la perte totale de la Nation et à la prostitution de nos fils et filles à de faux Elohim.

Si un goy touche du vin cachère de l’une des façons précisées ci-dessous, ce vin sera assimilé à du vin profane, donc imbuvable sans danger

a/ Si le goy a touché le vin lui-même et pas seulement la bouteille

b/ S’il a manipulé du vin qui se trouvait dans une bouteille non cachetée

c/ S’il a versé du vin dans une coupe ou un autre récipient

d/ S’il a bu dans une coupe ou une bouteille ou s’il l’a siroté avec une paille ou tout autre ustensile en laissant un peu de vin

e/ S’il a versé le vin d’une bouteille, en laissant un peu de vin dans la bouteille

f/ S’il a coupé le vin ou l’a remué avec une cuiller ou tout autre instrument

g/ S’il a percé un tonneau

PS : Si l’on verse du vin cachère d’une bouteille dans une coupe qui contient du vin profane et idolâtre ou dans laquelle un goy a bu, cela rend profane le vin qui reste dans la bouteille et tu peux la jeter aux ordures ou l’offrir à ton voisin parce qu’il y a eu, même brièvement, contact entre cette bouteille et le vin du goy dans la coupe 

Publié par : Memento Mouloud | mai 15, 2013

Anonymous ou qui est Shakespeare ?

Dans Anonymous, Shakespeare est présenté comme un bouffon cupide et vaniteux adepte de l’amour tarifié, des gros seins gros culs et des combats d’animaux qui étaient une des attractions de cette première société du spectacle qu’a connue l’Angleterre élisabéthaine. Néanmoins comme le scénariste multiplie les faux pas, le véritable sens de ce film n’est pas d’attribuer les pièces de William Shakespeare à Edouard de Vere, 17ème comte d’Oxford et humaniste tardif, mais de louer l’artistocrate bon teint Ben Jonson, premier dramaturge à signer de son nom, ses pièces et dès lors prêtre officiant de l’art éternel.

En effet, le film multiplie les contre-vérités en faisant des comtes d’Essex et de Southampton des ennemis de Jacques 1er ou en prétendant que fut joué, en 1601, Richard III, lors de la prise d’armes du même comte d’Essex, au prétexte que le conseiller Cecil et le malheureux duc de Gloucester partageaient une même bosse. Quant à Jacques 1er, il ressemble, trait pour trait, à la caricature de Queer pédante que fabriquèrent pour les besoins de la cause calviniste, les puritains.

Néanmoins le mystère Shakespeare reste entier. Comment un fils de gantier qui n’avait, vraisemblablement, fréquenté que la grammar school de Stratford-upon-Avon a-t-il pu connaître aussi bien la common law, la tradition juive, les figures et mouvements de la langue anglaise, Montaigne, la doctrine du pari et les querelles théologiques autour des spectres ?

Suivant les périodes, on a répondu parce qu’il n’avait pas écrit ses pièces, si bien qu’on lui a substitué, en fonction des périodes, le chancelier Francis Bacon, le comte d’Oxford et Christopher Marlowe, poignardé dans des conditions obscures, en 1593. Sachant qu’aucune de ces hypothèses ne résiste à un examen un tant soit peu approfondi, on en vient à la conclusion que Shakespeare fut bien Shakespeare, ce qui n’enlève rien à l’énigme de son talent.

Selon Gérard Huber, « Dans Shakespeare : la biographie, Peter Ackroyd écrit que le nom de la famille de Shakespeare avait plusieurs orthographes : « Sakspere, Schakosper, Schackspere, Saxpere, Schaftspere, Shakstaf, Chacsper, Shaaspeere… » Or, plus récemment, Ghislain Muller a montré que le père de Shakespeare, John, s’appelait « Shappere », nom qui se trouve dans la déclaration en justice d’un dénonciateur mécontent, James Langrake de Whittleburry, Northamptonshire, à la fin de l’année 1569. Il y est appelé « Shappere alias Shakespeare ». « Alias », signe distinctif langagier du marrane juif qui ne peut se nommer selon son nom d’origine. Voici donc que John Shakespeare est un descendant de Juifs originaires de la ville de Speyer en Rhénanie-Palatinat où nombre d’entre eux s’étaient réfugiés, après leur expulsion d’Espagne (1492) ou du Portugal (1496). Il y a donc une branche marrane juive dans l’arbre généalogique paternel de William ». Du côté de sa mère, Mary Arden, se dispose une branche mineure d’une famille aristocratique et catholique.

On en conclut que William Shakespeare est immergé dans un double marranisme judéo-catholique, parallèle au simple marranisme catholique du futur roi Jacques 1er, élevé dans la religion catholique par sa mère Mary Stuart puis contraint d’adopter les dogmes calvinistes. Or, non seulement Shakespeare se fait connaître par des poèmes dédiés au comte de Southampton, qui devra de conserver sa tête à l’intervention du bon roi James, mais il ne va cesser d’épauler en tant qu’actionnaire de la compagnie des Lord Chamberlain’s men, la montée au pouvoir du souverain écossais, habile négociateur lors de son combat feutré contre l’Eglise presbytérienne de ses sujets qui n’avaient pas encore adopté le kilt. Que la théorie du sang divin par laquelle Jacques 1er justifiait sa légitimité puisse toucher Shakespeare, sa pièce, le marchand de Venise, en atteste, elle qui ne cesse d’opposer, père et fille, juif orthodoxe et juif converti, car la faute des pères rejaillit sur les filles. C’est par les filles que se perdent les traditions maltraitées par les pères.

L’ironie de cette alliance paradoxale entre un roi en fuite et un saltimbanque aux détours obscurs, c’est qu’elle aboutit, lors de l’édition in folio, par John Heminges et Henry Condell, des œuvres complètes du dramaturge, en 1623, à une matrice qui justifiera l’Angleterre par son Histoire. En effet, ses 35 pièces sont classées en 3 catégories : comédie et tragédie héritées d’Aristote et « histoire ». Cette « histoire » rassemble et organise, chronologiquement, 10 pièces de Shakespeare qui s’étendent du règne de Jean sans Terre à celui d’Henry VIII dont la représentation devait aboutir à la crémation du Globe, le théâtre où Shakespeare, faute de déployer des talents introuvables d’acteur, amassa de l’argent, en tant que dramaturge et actionnaire, et confectionna ses pièces.

Car Shakespeare était un homme qui aimait l’argent et était un prêteur redoutable. Il avait connu la déroute de son père, il savait ce que c’était que d’endosser la paternité d’enfants qui ne sont pas de soi parce qu’on est dépourvu de protections et de pécule. Certains s’interrogent encore sur les raisons pour lesquelles il lègue par testament son deuxième meilleur lit à une femme avec qui il n’avait jamais vécu et trouvent, incongru, pour un auteur de ne rien dire de sa bibliothèque. Mais le dramaturge a agi, avec ses livres, comme Prospero dans la tempête ou comme le commande la tradition juive, dès lors qu’un livre est rendu inutilisable ou qu’il est impossible de l’emporter, il les a enterrés, comme pour effacer un marranisme qui ne pouvait que nuire à ses enfants, Susanna qu’il avait dotée et mariée au médecin John Hall et Judith qui épousa Thomas Quiney, contre l’avis de son père, comme si la Jessica du marchand de Venise, revenait le hanter, avant de franchir le dernier pas.

Publié par : Memento Mouloud | mai 15, 2013

Sur les hilotes en folie du Trocadero

Pas de pitié pour la barbe blanche du noble vieillard ;
C’est un usurier. Bats l’hypocrite matrone ;
Elle n’a d’honnête que ses habits,
C’est une maquerelle. Que la joue de la vierge
N’émousse pas la lame de l’épée ; car ses seins blancs
Qui, à travers le corsage, tapent dans l’œil des hommes,
Ne doivent pas figurer dans le livre de la pitié ;
Ce sont, sache-le, des traîtres infâmes.

Putains soyez-le toujours,
Et celui qui essaiera de vous convertir avec son souffle pieux,
Excitez-le, enflammez-le avec vos putasseries.
Que votre feu intime subjugue sa fumée,
Et pas de volte face…
[…] toujours en bonnes putains..
[…] Semez le mal
Dans les os creux des hommes…
[…] Cassez la voix de l’avocat,
Qu’il ne plaide plus de causes frelatées,
Que cessent ses arguties…
Vérolez le grand prêtre qui s’en prend à la chair,
Et n’en croit rien lui-même. Qu’il s’affaisse,
Qu’il s’effondre, que son arête s’écroule,
Le nez de celui qui, flairant son avantage,
S’écarte de l’intérêt général …
[…] Infectez-les tous,
Que votre activité détruise et tarisse
La source de toute érection…

Il regarde l’or

 

Ô toi, cher tueur de rois, cher semeur de discorde
Entre père et fils ; toi, brillant profanateur
Du lit de l’Hymen le plus pur ; toi, vaillant Mars ;
Toi, séducteur toujours jeune, bien aimé, raffiné,
Dont l’ardeur fait fondre la neige consacrée
Qui protège le giron de Diane ; toi, dieu visible,
Qui soudes les incompatibilités les plus fortes
Et les fait s’embrasser, qui parle avec toutes les langues
Pour toutes les causes ! Toi, pierre de touche des cœurs :
Imagine que l’homme, ton esclave, se révolte, et que ta vertu
Dresse les hommes les uns contre les autres et que les bêtes
Sauvages héritent de l’empire du monde…

Vivez honnis pendant longtemps,
Parasites souriants, suaves et détestés.
Aimables destructeurs, loups affables, ours mielleux,
Bouffons de la fortune, pique-assiette, profiteurs,
Lèche-bottes serviles, ectoplasmes, marionnettes !

Un peu de cet or va rendre
Blanc le noir, beau le laid, juste l’injuste,
Noble le bas, jeune le vieux, vaillant le lâche…

Mais moi,
Qui avais le monde entier pour me faire des douceurs,
Les bouches, les langues, les yeux, les cœurs, à mon service,
Plus que je pouvais en utiliser,
Innombrables, attachés à moi comme les feuilles
Au chêne, en un seul coup de vent d’hiver,
Je les ai vu tomber de leurs branches, me laissant
Nu à tout vent, exposé aux tempêtes…

La longue maladie
Que furent ma santé et ma vie commence à guérir,
Et le rien est pour moi  le souverain bien.

Lèvres, quatre mots encore, et que le langage finisse.
Ce qui ne va pas, que la peste et l’épidémie le guérissent.
Que la tombe soit la seule œuvre de l’homme, la mort son gain.
Soleil, cache tes rayons. Le règne de Timon a pris  fin.

La Canebière à Marseille, la place de la Comédie à Montpellier ou la place Jean-Jaurès à Saint-Etienne ont connu ces dernières années des mouvements de foule et des débordements moins importants que ceux de la fête parisienne. Les pouvoirs publics avaient manifestement sous-estimé le nombre de supporters qui viendraient se masser dans le 16e arrondissement. De plus, choisir la place du Trocadéro, en travaux, et disposer le podium à un endroit peu favorable a accru les difficultés. D’autant que les forces de l’ordre, les agents de sécurité et les secouristes présents sur place semblaient être en sous-nombre, ce que n’ont pas manqué de pointer plusieurs observateurs sur la place, ainsi que les CRS eux-mêmes.

Néanmoins la préfecture de police de Paris déclarait «nous sommes en soutien de l’organisateur et nous avions un dispositif très conséquent de sept unités mobiles», soit 490 CRS et gendarmes mobiles, «sans compter les forces de police locales», a déclaré une source à la préfecture de police de Paris (PP). Le club avait également déployé des stewards, qui ont dû évacuer l’estrade prévue pour la presse quand elle a été envahie par la foule. «Les incidents de ce genre se produisent souvent avec le PSG

Ces incidents découlent aussi du conflit qui oppose la direction du PSG à plusieurs groupes de supporters contestataires, réclamant notamment le retour d’abonnements libres au Parc des Princes. Une partie des anciens abonnés des virages du Parc considèrent qu’ils ont été injustement écartés du stade par le plan Leproux et ont été les victimes collatérales de la lutte contre les hooligans. Le dialogue est complètement rompu entre ces supporters et la direction du club, les deux parties étant engagées dans une guerre de tranchées malsaine. Impossibilité de se regrouper à domicile, annulations de places à l’extérieur, confinement dans un bus, refus de la direction du PSG de considérer ces supporters comme des interlocuteurs, d’un côté. Insultes récurrentes envers le club, débordements lors de certains déplacements, incapacité à s’organiser de manière claire, de l’autre.

Adopté suite à la mort de Yann Lorence et à plusieurs mois de violences entre factions rivales du kop de Boulogne et du virage Auteuil , le plan Leproux imposa notamment le placement aléatoire en virage ainsi qu’en quart-de-virage et pose des conditions extrêmement restrictives à la constitution d’associations de supporters du PSG. Ce plan a été conçu en partenariat avec les pouvoirs publics, lesquels ont, de leur côté, renforcé la législation contre les débordements des supporters et intensifié l’action répressive, notamment en multipliant les interdictions de stade administratives (c’est-à-dire décidées par le préfet sans intervention de la justice – des sanctions bien différentes des interdictions de stade judiciaires prononcées après une condamnation).

Contrairement à ce que certains prétendent a posteriori, le problème ne se limitait pas à 100 ou 200 hooligans complètement isolés du reste du public. Il existait certes un noyau dur de supporters violents mais l’opposition entre les deux tribunes avait fini par gangrener le Parc où la tension était devenue extrême.  Alors que le plan était sensé cibler les individus violents, il a donné l’impression de s’en prendre à l’ensemble des supporters des deux virages. De nombreux fans parisiens étaient auparavant les victimes collatérales de l’atmosphère violente régnant au Parc et de la domination physique exercée par certains groupes. Ils faisaient profil bas par attachement à leur club. La dissolution des associations d’ultras, la suspension abrupte des abonnements et l’imposition du placement aléatoire sans efforts réels d’explication auprès des supporters ont eu des effets dévastateurs. Tous ces fans qui souffraient de l’atmosphère délétère du Parc sont restés des victimes collatérales, mais du plan Leproux cette fois-ci, puisqu’ils ont été mis dans le même panier que ceux qui causaient les violences et ont eu le sentiment d’être écartés par leur club de cœur. En luttant contre les supporters s’opposant aux effets pervers du plan Leproux, en empêchant l’expression de toute voix contestataire, en traquant les allumeurs de fumigènes et de joints, en augmentant significativement le prix des billets et en entravant la constitution de groupes de supporters, le PSG donne l’impression de vouloir avant tout contrôler son public, bien au-delà des débordements violents. La stratégie adoptée est clairement inspirée de celle menée par les Anglais pour lutter contre le hooliganisme.

Comme l’a répété plusieurs fois Jean-Claude Blanc, le directeur général du PSG : « On a le droit d’accueillir le public qu’on souhaite. » Certes, mais cette politique pose plusieurs problèmes. D’abord, elle mobilise largement les pouvoirs publics. La principale conséquence du plan Leproux est d’avoir fait disparaître Boulogne en tant que tribune réservée aux blancs et de permettre aux supporters, quelle que soit leur couleur de peau, de se mélanger dans les gradins.

En conséquence, la Charte 12 du PSG impose aux associations de supporters de soutenir inconditionnellement le club et « de ne pas exprimer d’opinions contraires à celles de ses dirigeants. Elles doivent bannir dans leurs expressions/actions publiques tout message injurieux contre le club (ses joueurs, ses dirigeants, ses actionnaires, ses collaborateurs, ses partenaires,…) et toute action causant un préjudice au club (préjudice financier, d’image, …) » ce qui peut être conçu de manière extrêmement large. En somme, le PSG qui dit attacher une grande valeur à la « tolérance » ne tolère pas que des opinions contraires à celles de ses dirigeants s’expriment au Parc des Princes. L’ambiance dans les tribunes a nettement changé. Elle est devenue beaucoup plus spontanée, même si certains supporters s’efforcent de coordonner les encouragements, et directement liée aux événements du match. Les chants sont plus courts, les slogans martelés l’emportent sur les chansons et le club encadre très fortement l’animation. Cependant, l’architecture du Parc, elle, n’a pas changé. Le stade résonne toujours autant. Il suffit de quelques poussées du public pour enflammer l’enceinte qui peut encore s’avérer bouillante en quelques occasions, comme lors du match contre Kiev.

Une partie des supporters contestataires entendait profiter de la victoire en championnat pour faire entendre leurs revendications, puisqu’ils ne peuvent plus le faire dans les stades. Un cortège de 150 personnes environ avait été organisé, à quelques encablures du Trocadéro, rassemblant des membres de la K-Soce Team, des Microbes et des Karsud, pour rallier la place derrière une banderole virage Auteuil. « Sur le chemin vers le Trocadéro, des supporters lambdas que personne ne connaissait se sont greffés à notre groupe, témoigne un supporter présent dans ce cortège. Une fois sur la place on s’est frayé un chemin sur la gauche du podium et on a posé la bâche virage Auteuil sur des barrières. Un début d’incident a alors éclaté avec les stewards du club qui ont voulu enlever la banderole. Ce qui a échauffé les esprits. Des fumigènes et des pétards ont ensuite été jetés vers les forces de l’ordre près du podium. » De l’autre côté de la place, d’autres supporters contestataires, participant régulièrement aux « contre-parcages » lors des déplacements du PSG (ces rassemblements dans le stade en dehors du secteur réservé aux visiteurs), déploient une banderole « Liberté pour les ultras » en hauteur sur les échafaudages. Une image reprise en boucle par les télés.

Les joueurs arrivent alors sur le podium, ils ne resteront que quelques minutes avant que les premiers mouvements de foule et les risques d’effondrement de l’échafaudage ne les fassent battre en retraite. Selon plusieurs témoignages concordants, des personnes inconnues des groupes de supporters se retrouvent alors en première ligne.

Des émeutiers, dont on sait pour l’instant peu de choses (sinon qu’ils ne sont pas concernés par les revendications des supporters contestataires), ont profité de l’évènement pour en découdre. Certains ultras se sont également mêlés aux violences. Avant de quitter les lieux, si l’on en croit un supporter présent dans le cortège du virage Auteuil : « La plupart des personnes de nos groupes ont quitté la place environ 30 minutes après ces évènements. En retournant à nos voitures on a vu des centaines de jeunes briser des vitrines, brûler des poubelles, vandaliser des dizaines de voitures sur toute une rue… » Un supporter parisien présent au Trocadéro, à l’écart des contestataires qu’il connaît de vue, confirme cette version des faits, également corroborée par d’autres témoignages : « Il y a eu de sévères embrouilles entre la sécurité et les ultras. Mais à partir d’un moment, ça ressemblait plus à des groupes de casseurs faisant tout péter dans tous les sens. »

D’ailleurs, au-delà des affrontements sur la place du Trocadéro, des émeutiers se sont également livrés à des pillages des boutiques environnantes. Un car de touriste a été bloqué et son contenu dépouillé par des individus. Des scènes de vandalisme qui rappellent les nuits de la Saint-Sylvestre où des racailleux, pas toujours organisés, profitent de la foule et de la confusion qu’elle peut engendrer pour provoquer des débordements violents et des montées d’adrénaline.

Le club a également sa part de responsabilité parce qu’il a voulu donner une belle image au monde en disposant son podium à un endroit favorable pour les caméras, mais pas forcément pour le maintien de l’ordre public. De plus, le député socialiste Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des lois, a reconnu au micro de RMC que les Qataris avaient fait une demande pour une présence policière discrète. Interrogé sur le dispositif policier, dénoncé par l’opposition comme insuffisant, le député a lâché: "C’est une demande des Qataris qui effectivement ne voulaient pas qu’il y ait de policiers visibles".

Enfin, les pouvoirs publics, très déférents envers la manne des pétrodollars et la théorie de la dépense festive avec ses petits à côtés sacrificiels,  n’ont pas pris la juste mesure des événements filmés et ne les ont pas suffisamment préparés, ce qui offre une occasion à la droite parlementaire  de poursuivre sa tactique outrancière qui consiste à talonner le Front National en gueulant plus fort que lui à la guerre civile. Aussi Jean-François Copé en bon leader d’une droite parlementaire qui fut incapable de juguler la délinquance lorsqu’elle était au pouvoir s’en prend à Manuel Valls, le parfait miroir sans teint de l’UMPS. Également accusé d’avoir failli à sa tâche, ce qu’il dément avec vigueur, le préfet de police de Paris Bernard Boucault a prévenu qu’il n’y aurait « plus de manifestation festive sur la voie publique pour le PSG ».

So Foot / Huffington Post / BAM

Publié par : Memento Mouloud | avril 27, 2013

Tératologie par temps de détresse

tératologie par temps de détresse

Première partie : Olympiens

Clovis Trouille : un peintre subverto-onfrayien p.7-10

Pierre Molinier et les 10 commandements du festiviste p.11-16

Sarah Roshem, torturopractEuse p.17-20

Charles Manson/Tarantino, un parallèle p.21-22

Christian Boltanski ou le vide de l’artistocrate p.23-24

François Morellet : célébration de l’artiste par lui-même p.25-29

Le crash Galliano p.30-31

BHL : un philosophe chez Lavazza p.32-34

J’ai vu les Dybbuks p.35-36

Avis de décès du piposophe Michel Onfray p.37-41

Deuxième Partie : Titans

Gilbert Collard et le complot sud-railliste, cégétiste p.43-45

Patrick Lozès candidat afro-lusitanien à la présidence française p.46-48

Mark Kennedy : infiltré et rebelle p.49-51

La vraie-fausse épreuve de l’agrégation d’Histoire p.52-57

L’affaire Kerviel p.58-63

La chute de la maison Madoff p.64-66

La Racaille superstar p.67-69

La Révolution n’aura pas lieu p.70-72

Gay Pride à Moscou p.73-76

Troisième partie : Succubes et Incubes

Véronique et Sébastien p.78-80

Tony Meilhon ou le traité du Père absent p.81-84

Xavier Dupont de Ligonnès, nietzschéen-sarkozyste en fuite p.85-87

Colonel Russell Williams : officier de l’OTAN et serial killer p.88-95

Quatrième partie : Une saison en basket

La remise des Césars p.97

L’augmentation p.98-101

Octobre rouge p.102-107

Dancin’ with myself p.108-110

Le communisme du temps de Georges Marchais p.111-115

L’idiote et son double p.116-117

Un taxi pour Tlemcen p.118-119

L’écran blanc de l’Histoire p.120-122

Il pleut des femmes p.123-128

Mes voisins roumains p.129-131

L’appel p.132-133

Milena p.134-136

Le Test p.137-139

Les égouts sont bouchés p.140-142

Les soldes p.143-144

Les vaincus p.145-149

Retour au pays natal p.150-153

Et toujoursLibrairie mouloudienne

Publié par : Memento Mouloud | avril 26, 2013

Guerre et théorie du drone

Les drones auraient causé 4500 morts, parmi lesquels des centaines de femmes, d’enfants et de civils. Selon le Bureau for Investigative Journalism, une association journalistique basée à Londres, c’est en effet le nombre de victimes qu’aurait entraînées la guerre des drones menée par le président des États-Unis Barack Obama contre Al-Qaida et consorts. La façon dont Obama justifie ce genre de pratiques à coup de notes juridiques secrètes diffère à peine du traitement de la torture sous le gouvernement de George W. Bush.

« La délocalisation des équipages hors de leur cockpit a permis une profonde réorganisation du travail, et c’est en réalité cela, au-delà des prouesses technologiques de la machine, qui assure, par effet de démultiplication socialisée des pupilles humaines la “veille géospatiale constante” du regard institutionnel. »

Selon Brandon Bryant, le bunker du Nevada qui sert de centre opérationnel « est très sombre, la seule lumière vient des écrans, il y a en a 7 en face du pilote et 7 en face de l’opérateur des capteurs. (..) J’étais l’opérateur des capteurs. En bref, nous sommes le soutien du "pilote", pour tout ce qu’il fait, tout ce que le drone fait, je contrôle aussi la caméra du drone et je tire le rayon laser pour que le pilote puisse tirer le missile. » Mais Bryan a aussi une mission de prévention, « Quand le convoi rentre à la base, vous scannez la route (depuis le drone) pour être sûr qu’ils ne vont pas être victime d’un guet-apens, ou alors, comme en Irak, on scannait la route du convoi pour repérer des endroits où des explosifs pouvaient être enterrés ou bien les risques de guet-apens. Ils mettent le feu à un pneu, ils le placent sur la route pour rendre l’asphalte plus mou, et ils le retirent après, ça leur permet  d’enfoncer les explosifs dans l’asphalte, de les couvrir, et la différence de température entre le métal frais et l’asphalte chaud créé une forme d’œil sur la route (…) On a vu la marque mais on ne pouvait rien faire, on ne pouvait pas avertir le convoi, leur radio était brouillée. Le premier véhicule est passé dessus et il ne s’est rien passé et on se préparait à reprendre le scan (de la route) quand  le deuxième véhicule est passé dessus et a explosé. C’était ma première mission, vous réalisez que ce n’est pas un jeu, c’est la vraie vie, et que ce que nous faisons, ça va affecter de vraies personnes. Ça m’a changé. (…) J’ai travaillé plus dur pour devenir le meilleur, je n’étais pas le meilleur, mais tout près. C’est comme être un détective, pour comprendre les habitudes quotidiennes, il faut surveiller pendant des jours, des semaines, des mois, et vous connaissez leur vie quotidienne, leur café préféré, comment ils vivent avec leur famille, ou c’est quelqu’un qui va enterrer des explosifs, ou aller à un endroit qui a été frappé et revenir armé, on les voit vivre avec leurs mômes, et pour eux, qui qu’il soit, c’est leur père. (…) » 

Le drone Predator possède une kill zone de 15 mètres, ce qui signifie que tous ceux qui se trouvent dans un rayon de 15 mètres autour du point d’impact, même s’ils ne sont pas la cible désignée, mourront avec elle. En comparaison, le rayon létal d’une grenade est de 3 mètres. « On se demande dans quel monde de fiction tuer un individu avec un missile antichar qui annihile tout être vivant se trouvant dans un rayon de 15 mètres et blesse tous les autres dans un rayon de 20 peut être réputé “plus précis” ». Le drone est aussi soumis aux effets de data overload, cette surcharge de données qui finit par les rendre difficilement exploitables, puisque, durant la seule année 2009, les drones américains ont engendré l’équivalent de 24 années d’enregistrements vidéo. Néanmoins, les logiciels adéquats devront guider un œil humain défectueux pour lui substituer cet œil absolu qui observe le monde comme une caméra cachée observe une famille de suricates dans le désert du Kalahari.

Brandon Bryant se souvient très précisément des huit que décrivait le Predator dans le ciel afghan, à plus de 10 000 kilomètres de l’endroit où il se trouvait. Dans le réticule du drone, une maison aplatie en terre, avec une étable pour les chèvres, se rappelle-t-il. Lorsque l’ordre de faire feu tombe, Brandon presse un bouton de la main gauche, “marque” le toit au laser, et le pilote assis à côté de lui déclenche le tir à l’aide d’un joystick. Le drone lance un missile de type Hellfire. Il reste alors seize secondes avant l’impact.

“Les secondes s’écoulent au ralenti”, se souvient Brandon aujourd’hui. Enregistrées au moyen d’une caméra infrarouge orientée vers le sol, les images sont transmises par satellite et apparaissent sur son moniteur avec un décalage de deux à cinq secondes.

Plus que sept secondes, pas l’ombre d’un humain. A cet instant, Brandon aurait encore pu détourner le missile roquette. Trois secondes. Brandon scrute le moindre pixel sur l’écran. Soudain, un enfant qui court à l’angle de la maison. Au moment de l’impact, le monde virtuel de Brandon et le monde réel d’un village situé entre Baghlan et Mazar-e Charif se télescopent.

Brandon voit une lueur sur l’écran – l’explosion. Des pans du bâtiment s’écroulent. L’enfant a disparu.

“On vient de tuer le gamin ?” demande-t-il à son collègue assis à côté.
“Je crois que c’était un gamin”, lui répond le pilote.
“C’était un gamin ?” continuent-ils de s’interroger dans la fenêtre de messagerie instantanée qui s’affiche sur leur écran.

C’est alors que quelqu’un qu’ils ne connaissent pas intervient, quelqu’un qui se trouve quelque part dans un poste de commandement de l’armée et qui a suivi leur attaque : “Non, c’était un chien.” Ils se repassent l’enregistrement une nouvelle fois. Un chien sur deux jambes ?

Outre les frappes de personnalités inscrites sur une kill list approuvée en personne, et oralement, par le président des États-Unis, la majorité des cas où les drones opèrent sont constitués par des « frappes de signatures » :« Signatures pris ici au sens de traces, d’indices ou de caractéristiques définitionnelles. Celles-ci sont dirigées sur des individus dont l’identité demeure inconnue, mais dont le comportement laisse supposer, signale ou signe une appartenance à une “organisation terroriste… on frappe alors en ce cas sans connaître précisément l’identité des individus ciblés, sur cette seule base que leurs agissements, vus du ciel, dérogent à des normes et des habitudes que les États-Unis associent à un comportement suspect ». Et l’on cible plutôt des téléphones que des noms, « alors même qu’un nombre croissant de numéros de téléphone de civils non combattants se met à apparaître sur la carte du réseau des insurgés…tout le problème – problème épistémologique, problème politique – réside dans cette capacité revendiquée de convertir adéquatement une image construite par compilation d’indices probables en statut de cible légitime ». Une frappe américaine décima ainsi, le 17 mars 2011, au Pakistan, un groupe d’hommes dont le regroupement « correspondait à la matrice prédéfinie pour un soupçon de comportement terroriste », alors qu’il s’agissait d’une assemblée traditionnelle, une jirga, convoquée pour résoudre un différend dans la communauté locale.

À l’heure où le drone est devenu l’un des emblèmes de la présidence Obama, « l’instrument de sa doctrine antiterroriste officieuse », consistant à « tuer plutôt que capturer », en prétendant remplacer la « torture et Guantanamo » par« l’assassinat ciblé et le drone Predator », cette arme prolonge et radicalise les procédés déjà existants de guerre à distance. « Mais par-là, c’est la notion même de “guerre” qui entre en crise. (…) Si la “guerre des drones” n’est plus exactement la guerre, à quel “état de violence” correspond-elle ? »

Élaborés pendant la guerre du Viêtnam, puis délaissés à la fin des années 1970, les drones ont poursuivi leur développement en Israël, avant de faire retour vers les États-Unis. Jusqu’au début des années 2000, ils n’étaient que des engins de renseignement, surveillance et reconnaissance. La métamorphose s’est opérée entre la guerre au Kosovo et celle d’Afghanistan. Au Kosovo, le Predator, mis au point par la firme General Atomics, se bornait à filmer et à illuminer des cibles au laser, afin de les désigner aux frappes des avions F16.

C’est à partir du moment où la caméra se dote d’un missile que le drone permet, selon les termes d’un officier de l’Air Force de « projeter du pouvoir sans projeter de vulnérabilité ». Mais, alors « contrairement à la définition classique de Clausewitz, cette guerre n’est plus pensée, en sa structure fondamentale, comme un duel. Le paradigme n’est pas celui de deux lutteurs qui se feraient face, mais autre chose : un chasseur qui s’avance et une proie qui fuit ou qui se cache. Ce qui se dessine, c’est un pouvoir invasif se fondant moins sur une notion de droit de conquête que de droit de poursuite. ». Ce qui se dessine surtout dans le village global c’est une série illimitée d’opérations de police permise par l’œil absolu qui couvre la totalité du globe alors que la guerre clausewitzienne était, asymptotiquement, destructrice des deux camps et illimitée puisque deux volontés s’y faisaient face.

Cette forme de police militaire « représente le triomphe, à la fois pratique et doctrinal, de l’antiterrorisme sur la contre-insurrection. Dans cette logique, le décompte des morts, la liste des trophées de chasse se substitue à l’évaluation stratégique des effets politiques de la violence armée. Les succès se font statistiques. Leur évaluation se déconnecte de leurs effets réels sur le terrain ».

« Les drones survolent les populations du nord-ouest (du Pakistan) vingt-quatre heures sur vingt-quatre, frappent des véhicules, des maisons et des espaces publics sans sommation. Leur présence terrorise les hommes, femmes et enfants, créant un traumatisme psychologique. Les habitants doivent vivre dans la crainte permanente de pouvoir être frappés à tout moment par un bombardement meurtrier, sachant qu’ils n’ont aucun moyen de s’en protéger », peut-on lire dans le rapport d’un groupe d’experts américains.

David Kilcullen, ancien conseiller du général Petraeus, éminent expert de la doctrine contre-insurrectionnelle, exigea en 2009 un moratoire sur les frappes de drone parce qu’il jugeait ces opérations dangereusement contre-productives pour les intérêts américains.

La différence est que « là où le paradigme de la guerre contre-insurrectionnelle considère les insurgés comme étant les représentants de revendications plus profondes au sein d’une société », dont il faut s’efforcer de saisir la raison d’être, le second, « en les étiquetant comme “terroristes”, les conçoit avant tout comme des “individus aberrants”, des personnalités dangereuses, si ce n’est comme de simples fous, ou de pures incarnations du mal. »

La prophétie de Carl Schmitt est accomplie. Dans un ordre global dont le droit est international, celui qui enfreint les règles édictées n’est pas un ennemi politique mais, au mieux, un simple criminel, au pire un ennemi du genre humain.

La nouvelle stratégie militaro-policière a accru le poids de la guerre à haute intensité de capital : rupture définitive avec le modèle national de la conscription, recours croissant à des firmes privées, développement d’armes perfectionnées de guerre à distance mais elle s’appuie aussi sur cette libération des flux de main d’œuvre qui permet de recruter à l’échelle du globe des mercenaires à bas prix ou une sorte de bourgeoise de compétences qui vend son savoir-faire au plus offrant.

Le débat sur la liquidation de citoyens américains par des drones fut lancé par l’exécution du prédicateur musulman controversé Anwar Al-Awlaki, tué en 2011 au Yémen lors d’une attaque. Né à San Diego, il bénéficiait donc de la nationalité américaine. Il serait impliqué dans plusieurs attaques terroristes. Une fusillade sur la base militaire de Ford Hood au Texas en 2009 – où le psychologue militaire Nidal Malik Hasan a tué treize personnes, lors de l’attentat manqué du jeune Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab – celui-là même qui a tenté de faire sauter un avion américain avec une bombe dans son slip- , mais aussi lors d’un attentat manqué à la voiture piégée à New York en 2010.

Mais au-delà du cas d’un citoyen américain retournant ses armes contre son pays et se conduisant, dès lors, comme un traître, le président des Etats-Unis pourrait en théorie ordonner des attaques de drones sur le territoire américain dans des circonstances exceptionnelles comparables au 11-Septembre, selon une lettre du ministre de la Justice, Eric Holder, rendue publique mardi par un sénateur. "La question que vous avez posée est entièrement hypothétique, ne se produira très probablement pas, et c’est une question à laquelle j’espère qu’aucun président ne sera confronté. Il est possible, je suppose, d’imaginer une circonstance extraordinaire dans laquelle il serait nécessaire et approprié, dans le respect de la Constitution et du droit américain, que le président autorise l’armée à utiliser la force létale à l’intérieur du territoire des Etats-Unis", poursuit-il.

"Le refus du ministre de la Justice d’exclure la possibilité de frappes par drones sur des citoyens américains sur le territoire américain est plus qu’effrayante –c’est un affront aux droits constitutionnels de tous les Américains", a réagi Rand Paul, républicain et défenseur passionné des libertés individuelles au Sénat. Mais d’autres élus ont estimé que le ministre était dans son rôle en laissant de la flexibilité au commandant en chef en cas d’attaques soudaines sur le pays. "Après les attaques du 11-Septembre, il y a eu un débat sur le fait d’abattre ou non un avion s’il était dirigé contre un grand bâtiment où beaucoup de gens seraient tués", a rappelé Dianne Feinstein, présidente démocrate de la commission du Renseignement du Sénat. "Si la guerre est déclarée contre les Etats-Unis, (…) il faut une réponse immédiate, et c’est ce que la lettre du ministre de la Justice essaie de dire", a-t-elle dit à des journalistes.

À ce jour, il semble que l’armée française ne possède que des drones de surveillance. Mais le mois dernier, Dassault Aviation a présenté le Neuron (qu’il faut parait-il écrire nEUROn), un drone de combat de 10 mètres de long et de 12.50 mètres d’envergure issu d’une coopération européenne dans l’industrie de défense. D’ici deux ans, nos militaires seront donc équipés de ces engins. Comment les utiliserons-nous, alors que la France est le pays d’Europe le plus engagé à l’étranger ?  Lors de la campagne de Libye, le général Vincent Tesnière a insisté surle rôle déterminant des drones américains« Si on avait eu 30 ou 40 drones armés, on aurait fait ce qu’il y avait à faire », a-t-il déclaré. On dit d’ailleurs que c’est un drone américain qui aurait repéré Kadhafi lors de sa cavale.

Un samedi 23 février 2013, une série de combats opposait des touaregs alliés aux forces françaises et un groupe armé dans le nord du Mali tandis que la traque des djihadistes se poursuivait dans le massif des Ifoghas, avec l’appui des drones "Predators".

Les troupes françaises, maliennes et africaines bénéficiaient donc sur le champ de bataille du soutien de drones américains car les Etats-Unis avaient déployé plusieurs de ces engins au Niger voisin, sur une base de Niamey, d’où ils décollaient pour effectuer des vols de reconnaissance sur le Nord malien. Ces drones étaient censés ne pas faire usage des missiles dont ils sont équipés, mais auraient été, exclusivement, utilisés pour espionner les combattants islamistes au Mali. Au total, une centaine de militaires américains furent déployés au Niger pour l’intervention de ces drones.

Tandis que la France préparait ses emplètes en Predators du côté de Washington, les forces françaises découvraient à Tombouctou le manuel Al-Qaidien de lutte contre les drones en 22 rubriques : Le manuel d’Al-Qaida contre les drones

Le Vif / Huffington Post /Mediapart /Atlantico / Courrier International/ G.Moréas/ Le Monde / Grégoire Chamayou / BAM / Rue 89

Grégoire Chamayou : extrait de la théorie du drone

 

 

Patrick Buisson est un plagiaire, car dans un entretien, il aurait cité l’ouvrage d’un professeur de droit adulé par l’Académie des Sciences morales et politiques sans citer son nom et son ouvrage. Bouh, le méchant.

Le syndicat de la magistrature est de gauche et plus particulièrement de la gauche progressiste c’est-à-dire de la gauche dont le mépris pour le droit et la précision est une constante. Donc le scandale n’est pas dans le fait que des magistrats trouvent que des personnalités de droite soient parmi les plus connes de France (c’est la reprise de l’antienne de Guy Mollet sur la droite la plus bête du monde) et les épinglent sur un mur mais dans le simple constat qu’un tiers de nos magistrats adhèrent à ce syndicat en se prenant idéalement pour de preux chevaliers de la démocratie revue par l’Inspecteur Moustache soit dans la réalité pour des sectateurs de la servilité.

La dernière, la voici, elle émane d’un cordicopathe, Xavier Kemlin, héritier de la famille Guichard, arrière-petit-fils du fondateur de l’enseigne Casino, qui a déposé plainte jeudi parce qu’il juge "absolument scandaleux que nos impôts servent à loger, nourrir, entretenir, payer le personnel et les déplacements d’une dame avec qui nous n’avons aucun lien juridique", dame  qu’il qualifie de "maîtresse de François Hollande" puisque le couple n’a pas officialisé son union: c’est lui qui, en 2011, avait mené une grève de la faim devant le siège de Carrefour pour réclamer la démission du conseil d’administration.

Publié par : Memento Mouloud | avril 25, 2013

Slovénie, Bulgarie, Grèce : la crise continue

« Le pouvoir au peuple », « fini les spoliations », « Bruxelles sans la dictature du capital » ! Samedi 9 mars, une pluie fine s’abat sur Ljubljana, achevant de faire disparaître les dernières traces de neige de l’hiver. Pas de quoi décourager les quelques milliers de personnes qui battent le pavé dans le centre de la capitale slovène.« Je suis venu pour soutenir de nouvelles idées, plus d’écologie, moins de corruption et des élections anticipées », explique Andrej, la trentaine. Depuis le mois de novembre et pendant tout l’hiver, les manifestations se succèdent. Pourtant, aucun parti politique, aucun syndicat n’est représenté dans ces rassemblements spontanés, relayés par les réseaux sociaux. 

Peu coutumière des conflits sociaux, membre de l’Union européenne depuis 2004, la Slovénie a longtemps fait figure de « bon élève » de l’Europe, affichant, tout au long des années 1990, des taux de croissance avantageux. Mais la crise économique de 2008 a plongé le pays dans la récession (–2,2 % en 2012), le taux de chômage s’est envolé (12 %), surtout chez les jeunes actifs, même si la dette publique ne dépasse pas 44 % du Produit intérieur brut (PIB), contre une moyenne de 87 % dans les pays de la Zone euro, et que l’inflation annuelle est inférieure à 3 %.

« Les grandes entreprises slovènes n’ont jamais fait l’effort d’investir dans l’innovation technologique, seule solution pour résister à la concurrence internationale, soutient Goran Lukič, secrétaire général de l’Association des syndicats libres de Slovénie (ZSSS), et le gouvernement a taillé dans les budgets de l’éducation, si bien que la descente aux enfers de l’économie slovène est loin d’être terminé… Notre pays est devenu le sous-traitant des entreprises allemandes et autrichiennes, quand l’économie ralentit, les commandes s’effondrent. Sous la Yougoslavie, nous avions un marché “naturel” de 20 millions d’habitants, mais après l’éclatement, durant les années 1990, les entreprises étrangères se sont implantées partout, nous nous sommes fait devancer. »

Pour accélérer la purge, le premier ministre, Janez Janša, a durant un an mené de drastiques politiques d’austérité : diminution de 10 % du salaire des fonctionnaires, coupes dans le budget des hôpitaux, des crèches et des universités. Une destruction de la bourgeoisie de qualification en temps de paix qui a du mal à passer, alors même que Janez Janša, et la principale figure de l’opposition, le maire de Ljubljana Zoran Janković, sont soupçonnés par la Commission pour la prévention de la corruption d’avoir omis de déclarer plusieurs centaines de milliers d’euros de revenus.

Déjà fragilisée par la contestation populaire, la coalition gouvernementale n’a pas résisté au scandale et Janez Janša a été démis de ses fonctions fin février. Alenka Bratušek, le nouveau premier ministre, membre du parti raffarinesque Slovénie positive, a déclaré vouloir mettre en œuvre de grands travaux d’infrastructures pour relancer l’économie. Selon certaines rumeurs, après Chypre, le pays pourrait être le prochain État sur la liste des membres de la Zone euro à nécessiter un sauvetage financier, en raison d’un secteur bancaire gorgé d’actifs toxiques.

Le montant des créances douteuses détenues par les établissements slovènes atteindrait 7 milliards d’euros selon le Fonds monétaire international (FMI), soit 20 % du PIB. Un milliard d’euros seraient aussi nécessaires pour recapitaliser les trois principales banques du pays, détenues directement ou indirectement par l’État. Pour éviter de nouveaux plans d’austérité et contenir la colère de la rue, Alenka Bratušek devra négocier avec ses partenaires de coalition, notamment avec les libéraux de la Liste citoyenne (DL) de Grigor Virant, précisément ceux qui avaient mis en place les mesures libérales du précédent gouvernement.

La Slovénie devrait présenter d’ici le 9 mai à l’Union européenne (UE) un plan d’action pour lutter contre la crise. Avec au menu, la privatisation «d’une ou deux grandes entreprises publiques». Une banque pourrait être concernée. En novembre 2012, c’est dans l’ancien bastion ouvrier de Maribor que « l’insurrection slovène » avait débuté : la population était spontanément descendue dans les rues pour protester contre la privatisation du système de perception des amendes pour excès de vitesse. Depuis vingt ans, la deuxième ville du pays était devenue le « laboratoire » de toutes les politiques libérales menées en Slovénie.

L’ancien édile, Franc Kangler, avait privatisé les transports en commun, la compagnie de retraitement des eaux, ainsi que les services de crémation des personnes décédées. Il est ainsi aujourd’hui deux fois plus cher de mourir dans cette ville que dans le reste du pays. Vilipendé par ses administrés, accusé de corruption, Franc Kangler a finalement jeté l’éponge en décembre, mais la vague de révolte qui s’était levée n’est jamais retombée.

Dans les rues de la ville, la silhouette d’Andrej Fištravec est facilement reconnaissable. Un chapeau de berger posé sur le haut du crâne, des lunettes qui pendent autour du cou, le nouveau maire de Maribor déambule sur le marché en saluant les badauds. « Mon programme ? Aider les plus démunis, s’attaquer au chômage et aux problèmes sociaux, connecter les universités avec les entreprises, installer des jardins communautaires au centre de la ville». Autant dire l’éternelle tarte à la crème de la politique pour tous et de la démocratie pour chacun.

Lors des élections municipales anticipées du 18 mars, ce professeur de sociologie au programme flou a été élu dès le premier tour, avec plus de 50 % des voix. « Je participais aux manifestations depuis le premier jour, mais j’avoue que j’ai eu peur quand les gens sont venus me demander de me présenter. J’ai finalement réussi à récolter les signatures de soutien nécessaires sur Facebook et j’ai décidé de me lancer dans la bataille. »

À quelques centaines de kilomètres plus à l’Est, une vague de protestation déferle, depuis la mi-février, sur la Bulgarie. Le même cocktail est à l’œuvre qu’en Slovénie, mêlant critique radicale des élites politiques locales, de leur corruption, de leur collusion avec les intérêts économico-criminels, et dénonciation des politiques européennes.

Dans le pays le plus pauvre de l’Union européenne, où le salaire moyen tourne autour de 370 euros par mois et où les retraites ne dépassent pas en moyenne 150 euros, les citoyens clochardisés ou en voie de l’être, ont, ces derniers mois, observé avec effroi l’augmentation des tarifs de l’électricité. Privatisé sous le gouvernement de l’ancien premier ministre Siméon de Saxe-Cobourg Gotha (2001-2005), le réseau bulgare est aux mains de trois opérateurs privés qui se partagent sans vergogne le marché de l’électricité (les tchèques ČEZ et Energo-Pro, ainsi que l’autrichien EVN). En janvier 2013, la moyenne des factures s’élevait à plus de 100 euros par foyer, une somme qu’une bonne partie de la population bulgare est dans l’impossibilité de régler.

Pour tenter de sortir de la crise, l’Autorité de régulation de l’énergie a décidé d’abaisser les prix de l’électricité des trois distributeurs d’énergie de près de 7 %. Une ristourne qui a bien peu de chance de calmer les esprits tant le malaise qui touche la société bulgare est profond. Mercredi 20 mars, un homme d’une quarantaine d’années s’est immolé par le feu dans le village de Sitovo, dans le nord-est du pays. Lundi 18 mars, un mineur de 59 ans originaire de Bobovdol avait déjà brûlé sous les yeux de son fils. Au total, sept personnes se sont immolées en moins d’un mois en Bulgarie et l’on ne compte plus les tentatives de suicide. Preuve que le système fonctionne, dès lors qu’il a proclamé l’obsolescence définitive de certains des membres de la communauté. Comme un bulgare salarié, au sein de l’UE, vaut moins qu’un rémiste ou rasiste français au repos, certains d’entre eux, parmi les plus honnêtes et les plus désespérés, en ont conclu qu’ils n’avaient plus qu’à disparaître.

Un phénomène sans précédent qui a poussé l’Église orthodoxe bulgare à sortir de sa réserve. « J’appelle tous les jeunes à ne pas attenter à leur vie, en aucune circonstance », a déclaré, en pure perte, le patriarche Neofit en mars. Le dernier descendant de la dynastie a vendu le pays, l’Eglise sort les icônes, c’est dans l’ordre des choses.

De son côté, le gouvernement a décidé de lancer un programme pour identifier les personnes à risques. Des experts sont censés fournir à la population les outils pour détecter les signes de dépression et prévenir toute velléité de suicide.

« Bulgarie, réveille-toi ! », « L’avenir appartient à la jeunesse », « Mafia, mafia ». Poussés dans les rues par la misère, les citoyens bulgares demandent désormais des comptes à leurs élites politiques. Comme en Slovénie, les partis politiques sont absents de ces rassemblements spontanés. Dans les cortèges de manifestants, les revendications sont nombreuses : mise en place d’un moratoire sur le paiement des factures d’électricité, suppression de la TVA sur l’énergie électrique, ouverture d’enquêtes sur la privatisation des entreprises bulgares et sur l’utilisation des fonds européens, création d’un mécanisme législatif pour pouvoir faire perdre aux députés leur immunité avant la fin de leur mandat, ou encore écriture d’une nouvelle Constitution garantissant « une participation plus active de la société civile dans les institutions de l’État ».

L’extrême droite participe aussi aux manifestations – notamment le mouvement xénophobe Ataka – et l’on a pu entendre des slogans homophobes, ou hostiles aux Roms : ces dérapages illustrent bien la confusion politique dans laquelle se trouve la Bulgarie, où n’existe aucune véritable force de gauche, chose assez compréhensible après 40 années de tyrannie néo-bolchévique. Le Parti socialiste bulgare, héritier direct de l’ancien parti mafieux unique, partage le credo libéral dominant et ne peut pas représenter une alternative.  D’ailleurs alternative à quoi ? Le Parti communiste défendait une société de salariés sans bourgeoisie, sans innovations interne et sans culture ni libertés, dont il serait le gardien,  les nomenklaturistes survivants de l’ancien régime entendent s’appuyer sur les forces en présence pour jouer les prédateurs, quitte à ce que les bulgares se suicident ou fuient cet enfer.

 Devant la pression de la rue, et pour ne pas gâcher toutes ses chances de revenir sur le devant de la scène aux prochaines élections, le premier ministre (depuis 2009) Boïko Borissov a préféré jeter l’éponge le 20 février. Le président de la République, Rossen Plevneliev, a eu ensuite les pires difficultés du monde pour convaincre quelqu’un d’assurer l’intérim jusqu’aux élections législatives anticipées du 12 mai, les différents partis refusant de former un gouvernement. C’est finalement l’ambassadeur de Bulgarie en France, Marin Raïkov, qui s’est vu confier la lourde tâche de contenir la colère de la rue jusqu’au prochain scrutin. Le nouveau premier ministre aura notamment la délicate mission de maintenir la stabilité économique et financière du pays, aujourd’hui garantie par un mécanisme d’austérité au sein duquel la devise locale, le lev, est rattachée à l’euro. Pour donner des garanties aux Européens, le vice-président de la Banque centrale, Kalin Hristov, a été nommé aux Finances.

Dans la ferme européenne, on sait donc où se recrutent les porcs d’Etat.

Au Palais de Justice d’Athènes lundi dernier (22 avril), des curieux et des journalistes en nombre, attendirent patiemment pour voir enfin apparaître et comparaître Akis Tsochatzopoulos, cet ancien ministre socialiste de la Défense, accusé du fait de son appartenance à un vaste réseau de blanchiment d’argent, et soupçonné d’avoir bénéficié des millions d’euros en dessous de table, liés à des contrats signés durant son règne.

Au même moment, dans sa revue Hot Dog, le journaliste Vaxevanis affirme “qu’un banquier a décidé d’engager des tueurs à gage pour l’éliminer ». On ne médiatise pas non plus les récentes déclarations officielles, sur le seul montant garanti pour ce qui est des retraites, à savoir, 360 euros par mois, toujours le même fondamental rémiste de Paris à Sofia. Les médias évoquent peu également, les prédispositions du Parlement Européen à adopter la dernière proposition spoliatrice de la Commission qui consiste à “tondre” potentiellement et si besoin est, les dépôts des épargnants, au-delà des premiers cent mille euros.

Une mesure de justice sociale comme ils disent donc d’injustice en droit et au regard de la simple morale à moins de considérer l’état de bourgeoisie comme un crime et ce dans un cadre capitaliste, une grande première.

D’après le reportage du jour dans le quotidien Elefterotypia , “Des tentatives d’assassinat se sont déroulées mercredi, dans un champ pour travailleurs saisonniers à Manolada  dans la région d’Ilia, lorsque trois surveillants, agissant pour le compte d’un propriétaire-producteur des fraises de la région, ont ouvert le feu sur des dizaines de travailleurs originaires du Bangladesh, ces derniers, exigeaient le versement de leurs salaires qu’ils n’ont pas perçus, depuis de six mois. Au moins 34 travailleurs ont été hospitalisés, tandis que deux hommes ont été arrêtés ce matin dans le village d’Ilia Pineias, pour avoir abrité et ainsi leur fournir une cachette, à deux des gardiens recherchés et auteurs présumés des faits. Sept travailleurs étrangers restent hospitalisés dans les hôpitaux de Pyrgos et de Patras, portant des blessures causées par de coups de feu qui étaient hier, dont un, en état critique mais stable. Trois immigrés légèrement blessés, restent sous observation à l’hôpital universitaire de Patras pour des raisons purement préventives. Ces ouvriers agricoles, n’avaient pas été payés pendant six mois exigé, c’est ainsi qu’ils ont exigé leurs soldes auprès de leur employeur mercredi après-midi, sur le lieu de leur travail, près de la rocade entre Pyrgos et Patras. Mais au lieu d’argent, ils ont essuyé les tirs des fusils de chasse surveillants. Les journalistes de la presse locale ont rapporté que les sommes réclamées par les travailleurs immigrés, iraient de 150.000 à 200.000 euros pour 200 personnes, ou plus exactement, elles correspondent à 750 à 1000 euros par travailleur (soit pour 6 mois, 120 à 160 euros mensuels, 2 fois moins qu’un rémiste français) Selon un communiqué de la police, le propriétaire de l’exploitation a été arrêté, mais les trois auteurs présumés des coups de feu, lesquels d’après certains témoignages auraient pris la fuite à bord d’un véhicule en direction de Patras, sont toujours recherchés”.

Mediapart/Greek Crisis / BAM

 

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