- On distribue les vaccins contre la grippe A dans les écoles, en catastrophe, on dit c’est pas obligatoire, mais venez tous on sait jamais, H1 N1, la barre des deux millions est franchie, l’industrie de la peur avec un zeste de soviétisme, les complocrates effeuillent la marguerite des laboratoires, les sceptiques regardent passer, les convaincus font la morale à ceux qui ne prennent pas leur responsabilité, c’est le barnum de la panique, le début, le tout début d’une nouvelle ère, un psychologue allemand lui a donné un nom, les guerres du climat, il se nomme Harald Welser
- Klaxons et virées, pillages et voitures brûlées, la main baladeuse, l’Irlande cocufiée le Mondial a démarré, un sociologue des sciences, Bruno Latour, appelle ça les faitiches, il trouve ça rudement bien, il trouve que ça crée du lien et que le lien c’est bien, un peu comme la pub qui disait le thon c’est bon mais le thon blanc c’est excellent, le type patrouille aussi dans les campus américains, on sent que l’Occident s’envole dans les nuées de sauterelles et les fumées d’encens des sacrifices, retour au chaudron des devins, on avance vers la tombe d’autres lucioles avec charlatans et fifrelins.
- Un convoyeur s’envole son sac plein de billets vers un pays d’Europe aux anciens parapets. La police judiciaire distille des informations sur son compte, c’est pas Robin des Bois vous savez, il aurait des accointances avec la Serbie. La Serbie, cet atoll de pauvreté et de désespoir à moitié détruit par les bombardements de l’OTAN en 1999, les rites orgiaques, meurtriers et cupides des Milosevic’s boys et de son armée de lansquenets portés sur le viol, le pillage et les exécutions de civils désarmés, les assassinats en série qui ponctuèrent le règne de Slobodan et cette ère de médiocrité et de grisaille qui s’en suivit avec amputations et dévolution aux albanais d’une deuxième patrie. On voudrait qu’un petit convoyeur maqué à une serveuse et fréquentant les salles de musculation soit un type très bête, très borné, incapable de concevoir une opération quelque peu sophistiquée.
J’ai noté qu’on a dit de Tony Musulin qu’il était d’origine serbe, certains ont précisé, je ne sais pourquoi, serbo-croate, sans doute pour ajouter à l’étrangeté. Dans le même temps j’entendais un pauvre abruti de présentateur de je ne sais quelle radio FM dire tranquillement qu’à l’est on pratiquait le cannibalisme et que de l’est il aimait juste Adriana Krambeu, synecdoque pour sous-entendre les putes blondes maquillées, ces ukrainiennes qui allumeraient même le plus obtus des défenseurs de l’obturation anale entre mecs.
- Le gouvernement lance un emprunt pour l’avenir. Nouveau cadeau aux institutionnels irresponsables, nouvel avatar de cette dette publique qui grimpe à vitesse exponentielle sous la conduite d’un gouvernement qui prétendait s’atteler à sa réduction. Sarkozy avait démarré son mandat par le bouclier fiscal et un remodelage/ enfouissement des 35 heures, une volonté de réduire les effectifs pléthoriques des fonctionnaires enfin le passage terminal des entreprises publiques dans le giron du marché.
En deux ans et demi, nous obtenons un chaos fiscal, une incapacité de réguler le marché sinon par à coups, crispations, éructations, constitutions de commissions ad hoc, de fonds sans usage, d’une sorte de consortium de réalisation des actifs pourris des banques, la baisse réelle du taux d’activité des français, une explosion de la dette publique, un déficit budgétaire qui menace de placer l’Etat sous tutelle de la Bundesbank ou ce qui en tient lieu, la formation d’oligopoles dans de multiples secteurs qui entravent toute compétitivité par les prix ou l’innovation, l’alliance tacite avec la CGT. Quand les petits-bourgeois français auront liquidé leur épargne ou que celle-ci ne sera plus qu’un amas de confettis au même titre que la dette ottomane et les emprunts russes, sûr qu’ils reprendront le chemin de la rue, mais ce sera en fauteuil roulant.
- Depuis des années, des voisins roumains se persuadent qu’ils chantent comme des dieux, à les entendre je sais ce que furent les dégâts des années Ceaucescu.
